Reims. Les diplômes

L’université de Reims Champagne-Ardennes (URCA) constitue un troisième exemple d’une forte progression de l’offre de formation (nombre de diplômes) dans un contexte de diminution des effectifs étudiants (cliquer sur les deux premiers exemples : Paris X Nanterre et Versailles Saint-Quentin). L’URCA n’est pas la seule université de la région Champagne-Ardenne ; il y existe aussi l’Université Technologique de Troyes (site de l’UTT). L’URCA a connu un très fort développement entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90 (27.044 étudiants en 1995-1996). Toutes les disciplines y sont enseignées, y compris la santé. Les formations professionnelles sont nombreuses : l’URCA est fière de posséder l’IUT le plus ancien de France (site de l’IUT). La progression des effectifs étudiants s’est accompagnée de la création d’une offre de formations de premier cycle et de départements d’IUT dans les principales villes de la région : Charleville-Mézières, Châlons-en-Champagne, Troyes. Les départements d’IUT à Troyes deviennent un IUT de plein exercice (site de l’IUT de Troyes).  

L’URCA préparait à 99 diplômes en 1993-94 ; le nombre de diplômes de troisième cycle habilités était passé de 13 (1989-90) à 27 (1993-94). Début 2008, les inscrits étudiants n’étaient plus que 21.171 (diminution de plus de 20% en un peu plus de dix ans). Néanmoins, l’offre de formation a fortement progressé au cours de la période : 142 diplômes ouverts pour l’année 2008-2009 (les sciences de la santé ne comptant que pour 5 d’entre eux) : 83 diplômes de 1er cycle (14 DUT, 24 spécialités de licence, 45 spécialités de licence professionnelle), 52 spécialités de master (mais seulement 24 mentions), 2 diplômes d’ingénieur (cliquer ici pour accéder à l’offre de formation)… Le nombre moyen d’étudiants par diplôme national habilité était de 273 en 1993-1994 ; il n’est plus que de 149 en 2008-2009 (moyenne qui reste bien supérieure à celle observée dans d’autres universités). Division presque par deux du nombre moyen d’étudiants par diplôme : il en résulte de meilleures conditions d’études, mais également un coût par étudiant plus élevé (moins d’économies d’échelle). Les derniers chiffres clefs de l’URCA datent de l’année 2006-2007 : l’université traîne trop à mettre en place un observatoire performant (cliquer ici pour accéder à la chronique sur l’Observatoire de Grenoble 1).  

La création de nouveaux départements d’IUT fait l’objet d’arbitrages et veille à l’équité de la répartition des diplômes professionnels sur l’ensemble du territoire régional. C’est ainsi que l’URCA obtient en 2002 l’habilitation pour un nouveau département d’IUT à Charleville-Mézières. Dans ce cas, la mobilisation et le soutien des collectivités territoriales et des entreprises ont été indispensables, le ministère ayant refusé l’habilitation dans un premier temps. Situation un peu différente en 2008, l’URCA arrache au ministère l’habilitation d’un 3ème département d’IUT à Châlons-en-Champagne (DUT de carrières sociales)… mais sans aucun financement d’Etat. 

Comment s’opère en interne la sélection de nouveaux projets de formations ? Dans l’URCA, la sélection interne est réelle : tous les projets de formation professionnelle ne sont pas transmis aux commissions nationales d’expertise. L’URCA perd des effectifs étudiants et ne peut se permettre d’instaurer une concurrence trop forte entre diplômes existants et diplômes nouveaux. Dans le même temps, elle doit ouvrir de nouveaux diplômes pour être plus attractive et maintenir ses effectifs étudiants.

Commentaires fermés sur Reims. Les diplômes

Classé dans Non classé

Les commentaires sont fermés.