Archives mensuelles : septembre 2010

Brèves du 17 septembre 2010

Les Brèves reprennent des communiqués, des annonces de manifestations, des nouvelles de telle ou telle université, des informations que je reçois par courrier électronique. Classement alphabétique par mots-clés.

Agrégation. Six sociologues du jury de l’agrégation externe de Sciences économiques et sociales démissionnent. Ils estiment ne pas être compétents pour évaluer les candidats dans l’épreuve « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable« . Communiqué sur Agora et signalement par Michel Abhervé.

CEREQ : nomination du nouveau directeur scientifique. Lettre ouverte des syndicats CGT et SGEN CFDT au directeur Frédéric Wacheux. « Votre choix de Monsieur Jean-Lin Chaix pour remplir la fonction de directeur scientifique du CEREQ crée l’étonnement et soulève plusieurs questions »… Lire également la chronique critique de ce blog, « Directeur scientifique du CEREQ« .

Contrats quadriennaux de développement. Le contrat 2010-2013 d’Evry Val d’Essonne est en ligne sur le site de l’université : il intègre plusieurs indicateurs de performance à atteindre d’ici 2013. Chroniques de ce blog sur l’UEVE : “Président Messina“, “Evry en photos“, “Evry déPRESsée ?“, “Evry et Paris Ouest“, “Evry : PIOLE et PAE“.

Egalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence. Charte signée le 16 septembre par le MESR, la CPU, le Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances. Promotion & Défense des Etudiants (PDE) demande une évaluation exhaustive et périodique de tous les dispositifs (Communiqué).

European Higher Education Area : proposals for the future. Cette conférence internationale organisée par le consortium AlmaLaurea a eu lieu à Bologne, le 15 septembre (Présentation et programme).

Information – Orientation. Bulletin du Réseau Information Jeunesse de Champagne-Ardenne (numéro 115, septembre 2010). Transports : Passport Pass’Etudes. Calendrier des Mercredi Avenir : rencontres d’information sur les métiers et les formations. Lire également la chronique de ce blog : « Pitte, l’orienteur« .

Licences. Promotion & Défense des Etudiants soutient un premier cycle renforcé favorisant la réussite des étudiants, est favorable à la mise en place de référentiels de formation (Communiqué du 13 septembre). PDE demande la publication du rapport de l’IGAENR sur le Plan Réussite en Licence : « plus de trois ans après son entrée en vigueur, il est temps d’analyser les effets et les résultats du Plan, et non se contenter d’un simple panorama des dispositifs créés par les universités ».

Masters. Prix de la recherche coopérative organisé par la Fondation du Crédit Mutuel (pris de 2.000 et 1.500 euros). « Vous avez réalisé un M2 professionnel ou recherche en 2010 ? Votre sujet de mémoire porte sur les coopératives, en France ou dans le monde ? Vous avez obtenu une mention Bien ou Très bien ? Candidatez ! (délai 18 octobre 2010) ».

Mastérisation. Impossible de suivre jour par jour l’actualité de la dite « mastérisation ». Le dernier point que j’ai fait date du 21 mai : « La mastérisation. Le point« . Un blog incontournable pour suivre cette actualité est « SLU Orléans« . 208 chroniques sur la mastérisation ! Plusieurs par jour en cette rentrée : rappel des décrets, réactions des syndicats, des fédérations de parents, de proviseurs, d’enseignants (dont ceux qui ont réussi le concours au printemps dernier), d’inspecteurs de l’éducation, de pédagogues. Cette réforme est mauvaise, mais en définitive elle s’applique. Désolant !

Pôles de compétitivité. Lette d’information n°36 du Pôle Véhicule du Futur. Présentation du projet Collaborative Design & Knowledge Factory : il « vise à proposer des outils informatiques facilitant / capitalisant les éléments du processus de conception collaborative routinière de façon à dégager un maximum de temps pour l’innovation ». 2ème Séminaire de recherche franco-suisse, le 7 octobre à Lausanne et le 28 octobre à Strasbourg : »offrir une information mutuelle sur les potentialités R&D des principaux centres de recherche Suisses d’une part et Alsace Franche-Comté d’autre part ».

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"Prépas" en université

J’avoue que Valérie Pécresse m’impressionne : un jour ici, un autre là ; un jour, une conférence de presse, un autre, une visite sur le terrain… Et toujours une passion exacerbée pour la communication et une confiance hors-pair en elle-même et dans le gouvernement auquel elle appartient : “voyez ce que nous avons fait, faisons, et ferons pour l’enseignement supérieur”. A l’occasion de la conférence de presse ”Quatrième rentrée“, la Ministre met en ligne une documentation abondante : document de 62 pages : données statistiques, innovations de la rentrée, et projets… 

Cet inventaire à la Prévert verse fort naturellement dans l’auto-satisfecit. Il mérite donc d’être lu de près, d’être confronté à des données chiffrées disponibles mais non mobilisées dans l’argumentation (il faut féliciter les deux ministères d’avoir mis en ligne la semaine dernière l’édition 2010 des Repères et Références Statistiques – RFS 2010). Des noms d’établissements et d’universités sont mentionnés dans le texte : l’occasion et la curiosité de tenter de savoir ce qui se passe réellement sur le terrain !

En savoir un peu plus par exemple sur les thèmes 4 et 5 du document: “Des classes préparatoires aux grandes écoles confortées” (page 32) et “De nouvelles filières d’excellence entre les universités et les grandes écoles” (page 34). ”Les plate-formes associant CPGE et universités constituent un enjeu important : elles contribuent en effet au décloisonnement des filières de l’enseignement supérieur ainsi qu’à l’attractivité du premier cycle universitaire“. Désolé, Valérie : c’est faux, totalement faux ! Données sur les CPGE dans RFS 2010 (indicateur 6.10):  évolution des effectifs par filières, répartition par sexe et par filières, origines scolaires des élèves. Anormal qu’il n’y ait aucun indicateur de résultats dans les RFS : abandons et réorientations en cours de scolarité ? Taux d’intégration dans une grande école ou à l’université ? Au terme de 2 ou 3 ans ?

Deux initiatives dans ce champ ont fait récemment l’objet de critiques sur ce blog. 1. Les CPGE partenariales entre lycées et universités (”CPGE : casser le mur de béton“) : “cette initiative renforce la forteresse des CPGE et mobilise à leur profit les faibles moyens de l’université”. Autres exemples de CPGE partenariales cités par la ministre : Lycée Descartes de Montigny-le-Bretonneux et UVSQ (cliquer ici), Lycée du Parc des Loges à Evry et université d’Evry (cliquer ici et ici), Lycée Jean-Jaurès d’Argenteuil et université de Cergy Pontoise (cliquer ici), Lycée Jean Moulin de Torcy et université de Marne-la-Vallée (le partenariat n’est pas mentionné par le lycée). Seulement des lycées franciliens.Plus de 10% des lycées avec CPGE se situent dans Paris intra-muros ; plus de 26% sont localisés en Ile-d-France : chronique de ce blog, “CPGE, une triple sélection“.

2. L’accès dès 2011 des élèves des prépas littéraires à d’autres grandes écoles que les ENS grâce à la reconnaissance élargie des épreuves de la BEL (”Sois BEL et fuis l’université“) : accès aux écoles de commerce et de management, de sciences politiques, de communication, de journalisme ou de traduction. “Tout plutôt que l’université” !

Et les prépas en université ? Trois types sont mentionnés dans le texte ministériel : “classes préparatoires portées par des universités en partenariat avec des lycées ; cycles préparatoires intégrés et cycles préparatoires polytechniques ; prépas “concours DEUG”.

“La réglementation prévoit depuis l’origine que les lycées qui préparent à l’ENS Cachan section D1 (voie juridique) ou D2 (voie économique) établissent des partenariats formalisés avec des universités, afin que leurs étudiants suivent un double cursus, dans l’objectif d’élargir les débouchés qui leur sont proposés. Il existe 65 divisions de ce type en France qui accueillent au total 1.900 étudiants“. Pour ma part, je n’ai jamais entendu parler de ces partenariats formalisés. Quelqu’un en sait-il davantage ?

Classes préparatoires intégrées à une université. “L’université de Bretagne Sud accueille deux classes préparatoires économiques et commerciales de la voie technologique à Vannes et à Lorient, dont les divisions de deuxième année seront mises en place à la rentrée 2010″ (en savoir plus). J’ai mentionné cette création 2009 dans la chronique consacrée à l’ancien président de l’université, devenu recteur d’académie, Eric Martin (”Eric Martin, président puis recteur“) : “Le président s’est comporté en bon soldat pour la création du PRES, d’une Fondation, d’une classe prépa en université, pour le passage aux RCE… Etre toujours parmi les premiers. Valérie Pécresse doit l’apprécier”…

 

Autre modèle cité : la prépa intégrée et les parcours renforcés en licencePrépa intégrée des Instituts Nationaux Polytechniques(cliquer ici) à Nancy, Bordeaux, Grenoble, Toulouse. “La Prépa des INP : une formation qui prépare de futurs décideurs… Pas de concours : une sélection par contrôle continu… 300 places disponibles à partir de la rentrée 2011… Une prépa capable de s’adapter aux élèves”. Autres prépas intégrées : celles du Réseau Polytech (un exemple : celui de l’université de Provence), celle de l’Ecole d’Economie de Toulouse. 

Parcours renforcés en licence scientifique dans les universités de Cergy-Pontoise, de Bourgogne. “Préparation aux concours d’entrée de niveau L2″ à l’Université Pierre et Marie Curie (cliquer ici). Six centres de préparation au concours national DEUG : “Toulouse 3, Paris 11, Pierre et Marie Curie, Bordeaux 1, Aix-Marseille et Avignon. 409 candidats se sont inscrits au concours DEUG en 2010, toutes options confondues”.

Difficile, voire impossible, de dresser un bilan de toutes ces formes peu lisibles de prépasuniversitaires, formes diverses de par leur niveau de recrutement (post-bac ou L1), de par leur rattachement institutionnel, de par leurs effectifs : combien d’étudiants concernés par rapport au nombre d’étudiants inscrits en CPGE ? Certes, l’existence de ces prépas universitaires, essentiellement scientifiques, a le mérite d’endiguer le reflux des études scientifiques observé depuis le milieu des années 90 et peut-être même d’amorcer une reprise. Cela ne doit rien au ministère de Valérie Pécresse. Ce sont les scientifiques eux-mêmes qui se sont inquiétés de ce déclin et qui se sont mobilisés pour tenter de donner à des étudiants des conditions proches de celles pratiquées en CPGE, mais au prix de multiples difficultés, dont celle de l’inquiétude de ne pas voir renouvelés d’une année sur l’autre les faibles moyens accordés par leur institution de référence. Lire la chronique de Pierre Arnoux, professeur de mathématiques à Marseille et enseignant dans une prépa intégrée : ”Attirer en sciences“.

Bilan impossible surtout car il n’existe aucune donnée agrégée, nationale sur le devenir des étudiants qui ont suivi ces prépas universitaires : ont-ils intégré une grande école et laquelle ? Contacté une nouvelle fois par mes soins, Pierre Arnoux conclut : “Il y a pas des prépas universtaires cachées un peu partout… Cela reste malgré tout assez discret, pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles : les écoles “de premier rang” ne sont pas ouvertes à ces formations. On ne remarque jamais une chose très simple : l’X et les ENS ne sont accessibles que par un concours spécial, et pas par un concours commun. On ne peut pas rentrer à l’X par hasard. Je suis persuadé que ce seul filtre est redoutable. Si l’X participait au concours commun, il est très probable qu’y rentreraient chaque année des dizaines d’élèves qui actuellement se censurent pour diverses raisons. Une autre raison est bien sûr le manque de moyens, qui limite drastiquement la taille de ces formations, ou leur qualité”… Ainsi, “tous les indicateurs que je connais montrent que la formation en prépa est supérieure à la formation en fac”.

Alors que faire ? Laisser faire Valérie Pécresse, ses initiatives en trompe-l’oeil, son bricolage à impact faible ou nul ? Ou inventer une voie longue nouvelle, se substituant aux CPGE, aux prépas intégrées et aux prépas universitaires, une seule voie longue nouvelle, préparant au second cycle de l’enseignement supérieur (master, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et de management…) dans une institution elle-même nouvelle, l’Institut d’enseignement supérieur. Une proposition de formation “longue” en 3 ans dans l’IES est présentée dans la chronique : “L’IES. Les formations“.

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La manif du 7 septembre en photos

Strasbourg, 7 septembre 2010. 4ème manifestation syndicale interprofessionnelle depuis le début de l’année. Pour la défense du droit à prendre sa retraite à 60 ans. Contre un projet de réforme injuste, qui pénalise à la fois les carrières très longues et les carrières courtes (celles des femmes en particulier), qui fait fi de la pénibilité de certains travaux.

Cinq albums photos. Tête de cortège (25 photos), CFDT (30 photos), CGT (35 photos), autres syndicats (45 photos), Partis et mouvements politiques (40 photos). La CFDT, désignée par le tirage au sort, ouvre le défilé. La CGT est 2ème. Viennent ensuite la FSU, Sud Solidaires, l’UNSA, la CFTC, la CFE-CGC et enfin FO.

Flashes sur la manifDavantage de manifestants qu’en juin : CGT et CFDT fournissent le gros des troupes ; la CFE-CGC et FO sont là ; mais FO boude en fin de cortège, 300 mètres derrière la CFE-CGC. La pluie menace dès le départ ; elle attend 16 heures 30 pour arroser le défilé ; toutes et tous avaient prévu le coup et sont équipés. L’itinéraire : départ Place de la Bourse comme d’habitude, puis nouveau parcours à partir de la République : avenue de la Liberté entre le Palais impérial et le Palais universitaire (photo ci-dessus). Impossible d’occuper toute l’avenue ; la manifestation se disloque dans sa largeur et dans sa longueur.

Les militants des partis et mouvements politiques sont un peu plus nombreux qu’en juin (5ème album à venir). Des élus du PS se sont bardés de leur écharpe tricolore. Je rate l’occasion de photographier José Bové (Europe Ecologie est présente). Les manifestants des partis s’intercalent dans le défilé syndical : nouveau ! Attac est positionné en station fixe, l’autre côté de l’ILL.

L’Education nationale ne fait pas vraiment masse ! De plus, chacun(e) défile avec son syndicat de référence : CGT, SGEN-CFDT, UNSA, FSU, Sud Solidaires… J’ai plaisir à discuter avec des collègues, enseignant en lycée ou à l’université (photos dans l’album 2). Le groupe des étudiants/jeunes associe par contre toutes les tendances syndicales et politiques, se fait entendre (ils n’aiment pas particulièrement Eric Woerth). Un slogan fait mouche : « La retraite, on s’en fout ! On veut plus bosser du tout » ! Les porteurs de cette banderole anar-provocatrice se masquent le visage quand ils voient que je prends une photo ; j’explique que je ne suis pas des RG ! Prochaine manif : le 23 septembre !

Photos des manifestations antérieures à Strasbourg. 24 juin 2010 (200 photos), 27 mai (90 photos), 23 mars (75 photos).

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Sois "BEL" et fuis l'université !

Valérie Pécresse est fière d’annoncer le 3 septembre : « de nouveaux débouchés pour les filières littéraires« . Naïvement, je pensais qu’elle se préoccupait des étudiants inscrits dans les licences et masters littéraires, et que davantage de postes allaient être offerts en 2011 aux concours de recrutement de l’enseignement !

Nenni ! Valérie n’a les yeux doux que pour les élèves des CPGE. Les nouveaux débouchés ne concernent en fait que les élèves des prépas littéraires. Leur taux d’accès aux ENS d’Ulm et de Lyon étant très faible, les pauvres élèves n’avaient de choix que de poursuivre leurs études à l’université !

Ils pourront désormais passer d’autres concours, grâce à « l’élargissement de la Banque d’Epreuves Littéraires (BEL) : elles seront dès 2011 communes aux deux ENS, aux écoles de commerce et de management, de sciences politiques, de communication, de journalisme ou de traduction » (cliquer ici et ici). Tout plutôt que l’université !

Romain Pigenel, ancien élève de l’ENS Ulm, sur son blog Variae, décrit les effets pervers de cet élargissement dans une chronique acerbe : « Pécresse, Prépas : entre pragmatisme et pourrissement« .

« Dans le système actuel, il était entendu et en définitive plutôt accepté que la majeure partie des khâgneux retournaient à l’université une fois le concours passé (et raté), et continuaient ensuite un cursus facilité par rapport aux étudiants issus d’une formation purement universitaire. Désormais, l’évitement des premiers cycles universitaires (ancien DEUG, actuelle Licence) rendu possible par la prépa s’étendra également au niveau Master, et risque, quoi qu’on puisse dire par ailleurs sur les rapprochements entre universités et grandes écoles, de détourner un fort contingent de (bons) étudiants des concours d’enseignants et surtout de la recherche en lettres et sciences humaines »…

S’il faut à tout prix préserver les meilleurs étudiants de l’enfer de la fac, on pourra envisager d’ajouter « quelques master sélectifs  » à ce concours commun [BEL] ; ne faudrait-il pas être désormais honnête et expliquer officiellement que l’université n’est plus qu’une voie de seconde zone, et déconseiller formellement aux élèves talentueux de terminale de s’y engager, si ce n’est en droit ou en médecine ? »

« Certains loueront le pragmatisme de Valérie Pécresse. D’autres liront dans ses décisions une forme au mieux de résignation, au pire de renforcement cynique d’un système à deux vitesses qui ne dit pas son nom« . Valérie Pécresse : BEL permettra de « renforcer l’attractivité des prépas littéraires en passant d’une logique de sélection marquée par un échec massif au concours (seuls 4,5% des inscrits intègrent une ENS) à une logique de classement permettant de sécuriser les parcours« . Pas un mot sur les filières universitaires !

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Classé dans C. Ile-de-France

1.000ème chronique

Janvier 2009, première chronique « Histoires d’universités » sur LeMonde.fr. Printemps 2010, le blog migre sur la plateforme de blogs d’EducPros : un nuage de TAGS, dans la colonne de gauche, fait le lien vers les chroniques éditées par EducPros.

Septembre 2010, franchissement de la barre des 1.000 : 50 chroniques environ par mois. Et des milliers de photos. Merci à toutes et à tous de m’avoir conduit jusque là !

Les projets. Mettre de l’ordre dans les archives du blog et publier sous forme d’e-books les thématiques du blog qui me sont les plus chères : l’autonomie des universités, leur gouvernance et leur financement, la réussite dans les études et l’insertion professionnelle des diplômés, les indicateurs de performance…

Et pour très bientôt. Un premier essai d’e-book dédié au projet politique de ce blog : réformer l’enseignement supérieur par la création des Instituts d’Enseignement Supérieur (IES dans les Tags). 600 IES : la condition d’une démocratisation de l’enseignement supérieur.

Quiz difficile. Je photographie l’entrée du siège de la Présidence d’une université. Laquelle ?

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CPGE : casser le mur de béton

« Je veux faire tomber les murs de béton qui séparent la logique universitaire de la logique des classes préparatoires » : Valérie Pécresse, en visite au lycée Gustave Monod d’Enghien-les-Bains, 3 septembre 2010. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche s’est déplacée en banlieue pour inaugurer une classe préparatoire littéraire, partenariale entre le lycée et l’université de Paris 13 Villetaneuse.

Une CPGE partenariale ? Site du MESR : « Les élèves, inscrits dans les deux établissements, ont accès aux équipements et aux services de l’université et bénéficient des aspects positifs des deux systèmes de formation grâce à une équipe pédagogique mixte composée d’enseignants du lycée et de l’université ». Valérie Pécresse souligne « l’importance de rapprocher les universités des grandes écoles par des projets communs de ce type afin d’élargir les possibilités d’orientation des étudiants ».

Regardons ce projet de près et démontrons que la ministre ne réussit même pas à enlever un seul morceau du dit « mur de béton », que cette initiative, au contraire, renforce la forteresse des CPGE et mobilise à leur profit les faibles moyens de l’université. Lisons attentivement le texte en ligne sur le site du MESR (ici) et également en ligne sur le site du lycée (ici). Analysons le pdf « Partenariat, débouchés, emploi du temps« .

« Ce dispositif pionnier… combinera le meilleur des deux systèmes de l’enseignement supérieur : 1. L’encadrement, l’accompagnement individualisé, la poursuite des études dans plusieurs disciplines, l’apprentissage de la rigueur, ainsi que les petits effectifs qui caractérisent les classes préparatoires aux grandes écoles. 2. Une partie des cours dispensés par des enseignants-chercheurs de l’université au plus près des avancées actuelles de la recherche ».

Qui sont ces enseignants-chercheurs ? Je prends le pari que ce sont des PRAG en fonction à Paris 13. Ils seront heureux d’intégrer ces heures d’Hypokhâgne dans leur service (il est moindre par rapport celui des PRAG en classes supérieures) ; ils goûteront de se faire payer leur participation à la « commission de choix des futurs étudiants » et les heures de colles et de devoirs surveillés. Ces PRAG ne font pas de recherche ; les PRAG à même de faire profiter les étudiants des avancées de la recherche préparent ou ont soutenu un doctorat et visent à passer maîtres de conférences.

Valérie Pécresse vante la fluidité des parcours permise par ces classes partenariales. Ce n’est pas innovant : il y a toujours eu des accords permettant aux élèves des prépas littéraires de rejoindre l’université après une première ou une deuxième année, par le moyen de la validation d’études. Sur ce point, rien ne change : tous les élèves sont d’abord inscrits dans une filière sélective (la CPGE) et n’y paient pas de droits d’inscription ; ils prennent à titre secondaire une inscription dans l’UFR de lettres de l’université, inscription pour laquelle ils acquittent un droit de 50 euros seulement. L’université perd ainsi des droits d’inscription. Fort logiquement, aucune information sur cette CPGE partenariale dans la rubrique « Actualités » du site de l’université Paris 13.

L’emploi du temps révèle que les enseignements ont lieu majoritairement dans le lycée (4 jours) et minoritairement dans l’université (1 jour : 1 heure optionnelle d’initiation à la paléographie, 1 heure de français, 2 heures de langue vivante, 2 heures d’EPS). L’université met à disposition ses installations sportives et ses bibliothèques spéacialisées. Qu’y gagne-t-elle ? Rien. Elle perd même une partie de son potentiel d’heures d’enseignement. Que gagne le lycée ? Tout. Au nom de la mutualisation, il capte, au profit des élèves d’hypokhâgne et khâgne, une partie des ressources de l’université ? Que gagnent les étudiants ? Des déplacements largement improductifs d’un établissement à l’autre ; pas davantage et pas moins de garanties d’accéder à une licence (les élèves des prépas littéraires sont les moins nombreux à intégrer une grande école).

Valérie Pécresse veut nous faire croire que ce « dispositif innovant » a pour « objectif de décloisonner les formations de niveau Licence afin de permettre une plus grande fluidité des parcours ». J’espère qu’elle ne croit pas à ce qu’elle dit. Il y aurait eu décloisonnement si des élèves inscrits en L1 universitaire sans sélection à l’entrée avaient été autorisés à suivre des cours supplémentaires en hypokhâgne !

Bien sûr, il y a, dans le texte ministériel, le couplet politiquement correct : « le recrutement des zones difficiles est privilégié ». Et un rappel : la CPGE partenariale « compète utilement la création de cycles préparatoires en licence, encore peu nombreux, tout en évitant la concurrence entre les deux systèmes ». Tiens, serait-ce une allusion à la création de CPGE dans les universités ? Où en est-on pour la réalisation de cette annonce.

Valérie Pécresse, votre réforme des CPGE partenariales n’est qu’une mesurette : elle ne décloisonne pas les filières de l’enseignement supérieur ; elle renforce au contraire leur cloisonnement en permettant aux CPGE de capter sans contrepartie une partie des moyens matériels et humains des universités.

La réforme que porte ce blog est autre. Il s’agit de sortir les classes supérieures des lycées (CPGE et STS) et de les intégrer dans des Instituts d’enseignement supérieur (IES), établissements publics à créer. Il s’agit aussi de sortir le cycle « Licence » et les DUT de l’université et de les intégrer dans ces IES. Ces quelques 600 IES, répartis sur tout le territoire, mettraient ainsi en oeuvre deux parcours de licence en 3 ans : un parcours menant aux études universitaires (masters, écoles d’ingénieur, écoles de commerce et de management…) et un parcours menant à une licence professionnelle et au marché du travail. Madame la ministre, osez cette réforme : un mur de béton ne se casse pas avec des paroles !

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Sciences Po in Reims. Shocking !

Suite de mes chroniques « Contre l’installation de Sciences Po à Reims« . 3 septembre 2010, inauguration en grandes pompes du Transatlantic Campus in Reims : communiqué de presse de Sciences Po, 6 vidéos sur France 3, Site de Sciences Po Reims. Adeline Hazan, maire de Reims, et Richard Descoings dévoilent la plaque commémorative de l’évènement. Ils rient tous les deux. Ils ne devraient pas ! Depuis plus d’un an, je crie sur ce blog que l’installation de Sciences Po à Reims est un scandale parce que 3 collectivités territoriales (la ville, le conseil général, la région) se sont engagées à financer la rénovation du Collège des Jésuites pour permettre cette venue (76 millions d’euros) et à financer le fonctionnement pendant 20 ans à concurrence de 3.000 euros par étudiant. Histoire et photos du Collège des Jésuites de Reims.

Quelles contreparties de Sciences Po en échange de cet investissement énorme des collectivités territoriales ? Beaucoup de vent, et aujourd’hui de promesses écrites dans un protocole. Seront-elles tenues ? Détournement de l’argent des contribuables champardennais au profit de qui ? A cette rentrée : au profit de 80 étudiants seulement. En annoncer 600 à la rentrée 2012 (200 par promo du Bachelor) et éventuellement 1.800 en 2016, c’est vraiment se moquer de toutes et de tous !

Combien de bacheliers champardennais parmi ces 80 ? Combien de jeunes issus des classes populaires parmi eux ? Combien de boursiers, hors bourses sponsorisées par le Crédit Agricole (!) et hors bourses à taux zéro ? Richard Descoings, faites publier immédiatement ces données ! Montrez qu’il vous est impossible de prouver que Sciences Po Reims n’est pas déjà un ghetto élitiste, réservé aux enfants d’une bourgeoise fortunée, internationale et bilingue franco-anglais. Dites que vous n’avez pas honte de faire payer votre « danseuse » par les contribuables du territoire !

6 septembre 2010, signature du protocole de coopération entre la Région Champagne Ardenne et Sciences Po (signalement sur le site de l’Agence de Presse des Régions d’Europe). C’est assez drôle de consacrer quatre pages aux engagements que Sciences Po devra tenir. La Région ne croirait-elle pas à la parole de Descoings ? Le nombre d’engagements fait sourire.

Surtout ne pas rire en lisant le 1er paragraphe : « La Région et Sciences Po unissent leurs moyens et leur savoir-faire pour faire émerger, au coeur de la Champagne-Ardenne, un pôle d’excellence universitaire ayant vocation à rayonner à l’échelle mondiale, tout en étant parfaitement ancré et intégré au niveau local ». Quels moyens mobilisés par Sciences Po : son image de marque ? son logo ?

Sciences Po ne mobilise même pas ses propres enseignants ; il faut d’ailleurs rappeler sans cesse la faiblesse numérique du corps enseignant statutaire de Sciences Po. 25 enseignants sont annoncés dont… 10 en provenance de l’université URCA et 2 de Reims Management School : il serait moins coûteux pour les finances publiques si les étudiants allaient écouter ces enseignants dans leur institution d’origine et non dans le bâtiment provisoire du Collège des Jésuites. Il y aura bien sûr quelques cours d’amphi par des vedettes « à l’américaine » (lire la plaquette des cours) : il ne faudra pas oublier de leur faire signer la feuille de présence ! Trois mauvaises surprises concernant les cours : le programme est généraliste et mortellement ennuyeux ; 45 crédits par semestre et non 30 (c’est une entrave à la mobilité !), 12 semaines de cours seulement par semestre : mais où sont donc les 10 mois de scolarité prescrits par Valérie Pécresse ? Descoings serait-il devenu un mauvais élève ?

Engagements prévisionnels de Sciences Po prévus par le Protocole signé hier. 1. Promouvoir à l’international le Campus transatlantique et sa région d’accueil : combien de millions d’euros prévus dans le budget de communication de Sciences Po pour cette promotion ? 2. Animation de la vie culturelle, intellectuelle et citoyenne régionale : organisation d’un cycle de conférences pour le grand public lors de la rentrée 2010 (pas d’Events annoncés sur le site)… 3. Actions à l’intention des lycéens de la région (ZEP et Cordées de la réussite) et promotion de l’égalité des chances : supercherie ! Qui peut croire que ces lycéens d’origine populaire pourraient suivre avec profit des cours majoritairement donnés en anglais ? 4. Soutien au développement économique de la région : offre de formation continue pour les cadres locaux : ce seront les enseignants de l’Université et de RMS qui feront les cours ? 5. Coopération avec d’autres établissements régionaux d’enseignement supérieur : mutualisation des ressources et offre de formations conçues en commun ; on aurait pu y croire si Sciences Po avait implanté son diplôme de Bachelor dans l’université même. Pour Sciences Po, la mutualisation se fait à sens unique.

En guise de bouquet final, il faut se retenir pour ne pas hurler quand Jacques Meyer, vice-président du Conseil régional et ancien président de l’université, déclare que les fonds dépensés pour Science Po sont utiles et nécessaires : « demain, il y aura dix grands pôles universitaires au niveau national. Pour la ville de Reims et sa région, l’enjeu est de savoir si elle veut continuer à jouer dans la cour des grands« . Jacques Meyer voudrait nous faire croire que l’investissement en faveur de Sciences Po permettra à Reims d’accéder à ce « décapôle ». Il nous prend vraiment pour des c…. Chronique : « Président Meyer« .

Il y en a assez de ces gesticulations politico-médiatiques, de ces gabegies financières. Soyons clairs : il n’y aura pas ni retombées économiques, ni retombées sociales de l’implantation du micro Sciences-Po de Reims !

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Strasbourg. La Tour de Chimie

Chroniques sur le patrimoine immobilier de l’université de Strasbourg (les chroniques précédentes). 6ème chronique : la Tour de Chimie sur le Campus de l’Esplanade. Deux albums en un : 50 photos du 3 septembre 2010 (les 4 faces de la Tour) et 10 photos de décembre 2009 (soleil couchant après la pluie) : cliquer ici.

« Cette tour élégante reste le point de repère le plus connu du campus de l’Esplanade et surtout le plus haut avec une envolée à plus de 73 mètres. Architecte en chef du gouvernement: Hummel Roger. Collaborateurs: A. Weinstein & Maurice Burstin. Construction : 1960-1963. Surface : 17.701 m². Hauteur : 73,6m » (site Archi-Strasbourg).

Histoire de la Chimie à Strasbourg (site de la Faculté de Chimie). « La chimie, à Strasbourg, n’est devenue que progressivement une discipline indépendante. Elle fut d’abord l’affaire des médecins puis celle des pharmaciens avant d’être pratiquée par des physiciens-chimistes et enfin par les chimistes. Du fait de l’annexion de l’Alsace au Reich allemand en 1871, la chimie strasbourgeoise évolua pendant près d’un demi-siècle dans le cadre de l’Université allemande de l’Empire Guillaumien. C’est durant cette période que fut réalisé et achevé fin 1882 l’Institut de chimie de la rue Goethe. Puis sous l’impulsion de H. Forestier, a été créée en 1948 l’Ecole nationale supérieure de chimie de Strasbourg (ENSCS) pour la formation d’ingénieurs.

1962. L’École nationale supérieure de chimie (ENSCS) s’installe dans la Tour de la Chimie. Les premiers travaux pratiques de chimie analytique de l’ENSCS ont lieu dès la rentrée 1962. Suivra, petit à petit, la migration des autres enseignements et des laboratoires de recherche jusqu’en 1965″ (Wikipédia).

1965-1998. 1965 : « l’ENSCS devient établissement public et prend le nom d’École européenne des hautes études des industries chimiques de Strasbourg (EHICS) en 1986. 1995 : sous l’impulsion du professeur J.C. Bernier, se produit le regroupement de l’EHICS, de l’École d’application des hauts polymères et du Magistère matériaux de l’Université Strasbourg-I. Le regroupement prend le nom d’École européenne de chimie, polymères et matériaux » (ECPM).

« Le haut niveau scientifique de la recherche strasbourgeoise en chimie à Strasbourg s’est vu consacré par l’attribution du prix Nobel de chimie à J.M. Lehn en 1987. La Faculté de chimie telle qu’elle existe actuellement a été créée en 1989. Son premier directeur en a été le Professeur Claude Benezra« . Son directeur depuis 2009 est Jean-Marc Planeix« .

De 1998 à 2010 : la Tour se vide. 1998. L’ECPM commence à s’installer dans un nouveau bâtiment sur le campus de Cronenbourg. « Dans les Dernières nouvelles d’Alsace du 30 mai 2008, on apprend que, dans le cadre de l’opération Campus, la Tour serait peut-être démolie ou sérieusement restructurée… Une demande d’inscription au titre des monuments historiques a alors été déposée, car la Tour s’inscrit dans le paysage du campus et reflète la modernité qui prévalait à l’époque de la construction… Pour l’instant la commission des monuments historiques à émis un avis défavorable à son classement » (même source. Lire aussi DNA du 25 juillet 2009).

Le Plan Campus : quels projets pour la Tour ? 26 avril 2010. Association de Prospective Rhénane. Séminaire d’Yves Larmet et d’Edouard Manini, « Le patrimoine de l’université de Strasbourg » et également, la chronique de ce blog « UdS. Campus et PPP« . « Un des bâtiments emblématiques du campus central est la tour de chimie. Cette tour de 15 étages a été construite dans les années soixante pour accueillir les laboratoires de chimie. Elle est un symbole fort de l’UdS et du quartier, en raison, aussi bien, de son architecture que de sa hauteur. Mais elle pose un problème de fonctionnement et de sécurité. Sa reconversion doit donc être un des axes de réflexion de l’Opération Campus ». Quels projets concrets pour la Tour ? Ce qui est sûr : elle ne sera pas démolie.

Août 2010. L’université de Strasbourg confirme son excellence en Chimie : elle est 14ème mondiale dans le classement de Shanghaï et 1ère française (classement de l’ARWU). Trouver l’idée qui permettrait, par la rénovation de la Tour de chimie, de mettre en valeur cette excellence !

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Quiz. Deux savants ?

Suite des chroniques sur le patrimoine immobilier de l’université de Strasbourg (chroniques précédentes).

Quiz. Deux des 36 statues qui ornent les pavillons d’angle du Palais universitaire. Qui représentent-elles ? Peut-on qualifier ces deux hommes de savants ? L’un d’entre eux serait-il un intrus ?

60 autres photos du Palais universitaire. « Le Palais universitaire de Strasbourg : culture et politique au XIXème siècle en Alsace » (François Loyer, Revue de l’Art, 1991). Restauration des statues de la façade principale entre 2003 et 2006 (Nunc Architectes).

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C'est la rentrée universitaire

Suite de la chronique : « 10 mois de cours, c’est impossible« . Bien évidemment, les universités fonctionnent plus de 10 mois par an et depuis toujours. Elles n’ont pas attendu que Valérie Pécresse fasse tout un cinéma avec l’histoire du 10ème mois de bourse. Septembre, c’est le mois de l’accueil des « petits nouveaux », de l’arrivée des étudiants étrangers et des cours de français intensifs, de la seconde session d’examens, du début des cours dans certaines filières dont les DUT. Septembre est une période tout à fait ordinaire pour la recherche ; mais les colloques y sont un peu plus nombreux que d’habitude (lire les chroniques sur le 20ème Congrès des IAE qui s’est tenu en début de semaine à l’EM Strasbourg).

Début septembre, ce sont les Journées de rentrée. Cinq programmes classés dans les premiers rangs par Google : Strasbourg, Grenoble 3 Stendhal, Nantes, Paris Panthéon Sorbonne, Metz Paul Verlaine.

2 septembre 2010. Je poursuis les photos du patrimoine immobilier de l’université de Strasbourg : hier après-midi au programme : la Tour de la Chimie et la statuaire du Palais universitaire (reportages à venir). Le Palais arbore son calicot de septembre : Strasbourg aime ses étudiants.

Sur le Campus central. une centaine d’étudiants étrangers, sans doute en programme d’échanges, parcourent l’allée centrale et se dirigent vers le Resto U. Presque tous ont un sac de l’Ecole de Management de Strasbourg. Publicité simple pour l’EM mais efficace.

Assis sur le bord des « douves » de la Faculté de droit, de sciences politiques et de gestion, une vingtaine d’étudiants écoutent deux jeunes enseignants chargés de travaux dirigés. J’entends qu’ils abordent la question des modalités de contrôle des connaissances. Est-ce à ce point capital de les comprendre en début d’année ?

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