L'enseignement supérieur à Figeac

Suite des chroniques sur les « Pôles universitaires de proximité » : les projets de Valérie Pécresse, BTS, DUT, CPGE en Midi-PyrénéesRocamadour, 26 septembre 2010, des vacances après les vacances scolaires… J’ai l’intention d’explorer l’enseignement supérieur dans la région, l’appareil photos en bandouillère. Site « admission post-bac« , critère « Département » pour la recherche. Le Lot tout d’abord (ici) : 46 formations à Cahors, Figeac, Gramat et Souillac. Puis la Corrèze (ici) ; 41 formations dont 21 à Brives-la-Gaillarde. Figeac ou Brives-la-Gaillarde ? Des DUT et des BTS dans les deux villes, mais pas de Prépas. Je m’interroge : pourquoi Figeac, ville de moins de 10.000 habitants, possède-t-elle autant de formations supérieures ? Autre intérêt potentiel de la ville : la présence d’un lycée agricole avec un BTSA, d’un lycée privé également avec un BTS. Je consulte Via Michelin : 44 kilomètres de Rocamadour, moins d’une heure de route. Ma décision est prise : ce sera FigeacSites des collectivités territoriales : Ville de Figeac (ici), Figeac Communauté (ici), Conseil général du Lot (ici), Région Midi-Pyrénées (ici).

Lundi 27 septembre 2010. Analyse des sites de trois établissements de Figeac pour en connaître l’histoire, en repérer les formations, les noms et coordonnées des responsables de filières ; je laisse tomber le lycée privé Jeanne d’Arc. IUT de Figeac : le site dont l’architecture, qui remonte à 2004, mériterait d’être refondé. La revue de presse est encore en construction. L’historique est arrêté en 2004 (la présentation de l’IUT sur le site de l’université est encore plus obsolète : ici). 1995, ouverture du premier département (Génie mécanique et productique, GMP). 1997, deuxième département (Techniques de commercialisation, TC). 2001, troisième département, Carrières sociales. Trois départements, la possibilité de devenir un IUT de « plein exercice ». C’est chose immédiatement faite, l’IUT demeurant une composante de l’université de Toulouse le Mirail.

Les diplômés de DUT sont de plus en plus nombreux à poursuivre des études : fort logiquement, l’IUT de Figeac demande et obtient de préparer et de délivrer des licences professionnelles : 2 dès 2003, une 3ème en 2005, deux autres encore en 2009. 2008, création d’un diplôme d’université en partenariat avec deux universités chinoises. Ce n’est pas tout : « en lien avec le département génie mécanique de l’IUT, le CUFR d’Albi organise, sur le site de Figeac et en L3, un parcours de la licence « Physique, Chimie, Ingénieurie » (ici).

En dehors des sciences : une équipe de recherche non labellisée : Laboratoire de recherche pluridisciplinaire du Nord-Est de Midi-Pyrénées (LRPmip). La rubrique « Chiffres-clés » est pauvre de contenu. Combien d’étudiants ? 360 en 2009. Le nombre d’enseignants : le décompte est arrêté en 2002. Les locaux : 5.330 m². Juin 2010, la Dépêche annonce fièrement : « première soutenance de thèse à l’IUT de Figeac. Les premières informations collectées, je téléphone et j’annonce mon passage pour le lendemain. Post-nouvelles : Le Lot en action annonce que, le 20 octobre 2010, 105 étudiants de l’IUT contre 35 ont voté le blocage des bâtiments ; La Dépêche du 22 octobre mentionne une marche funèbre.

Les lycées Champollion, lycée d’enseignement général et technologique d’une part et lycée professionnel d’autre part, sont des lycées anciens en centre ville. Le site commun a une allure « moderne » car illustré par un certain nombre de vidéos. Mais la page d’accueil bascule aussitôt et de manière assez surprenante vers l’agenda de la semaine (de la semaine dernière en l’occurrence… puisque ce sont les vacances !). Des rubriques du menu à gauche n’ont pas de contenu. Les BTS ? Deux BTS. Le BTS Systèmes électroniques (BTS SE) et le BTS Industrialisation des produits mécaniques (voie scolaire ou par apprentissage) (BTS IPM) (on croit que ces deux liens mènent directement vers la formation, ce n’est pas le cas). La présentation des deux diplômes est claire ; elle se termine par les poursuites d’études possibles mais le schéma de référence date d’avant le LMD ! Les résultats aux examens de BTS figurent dans une autre rubrique, la rubrique éponyme : ils datent malheureusement de 2008. La Dépêche fait son travail d’information locale : « Une belle affluence au lycée Champollion pou les journées portes ouvertes » (21 mars 2010). Je téléphone pour prendre rendez-vous avec madame le Proviseur ; ce sera pour jeudi.

Le Lycée d’enseignement général et technologique agricole (LEGTA) de la Vinadie (le site) a fêté son 30ème anniversaire en novembre 2009. Première impression en cette fin septembre 2010 : le site fait « vieillot » et n’est pas actualisé. En page d’accueil : « les Journées Portes ouvertes du 20 mars 2010 » ; la rubrique « Actualités » est arrêtée en 2009 ; la rubrique « La Vinadie dans la presse » est vide. Une présentation plus « moderne » est faite sur le site du ministère : ici. L’offre de formation : 3 bacs professionnels, 1 baccalauréat technologique, 1 brevet de technicien supérieur agricole (BTSA ACSE, Analyse et conduite des systèmes d’exploitation). La page du BTSA est plutôt bien faite : un diagramme présente les situations professionnelles diversifiées de 300 titulaires du diplôme ; présentation nationale du BTSA ACSE : ici. Le blog des élèves, en soi une fort bonne idée, ne fait pas preuve d’une grande vitalité. Et La Dépêche ? : « Max Delpérié passe le relais à Hassein Samr » (2 septembre 2009), « 30ème anniversaire pour le lycée agricole » (11 novembre 2009), « Portes ouvertes à la Vinadie pour les futurs étudiants de BTS » (21 janvier 2010). Deux autres BTSA (production animale, service en epasce rural) sont organisés en apprentissage par le CFA agricole à Gramat et Cahors ; le BTSA vinicole est mis en veilleuse faute de demandes.

Point commun des sites Internet des 3 établissements : ils peuvent beaucoup mieux faire ! La communication n’est pas un point fort, mais j’ignore encore qui s’en charge. Un ou des bénévoles ? Et déjà une première réflexion : à Figeac, ce sont les formations post-bac du secteur de la production qui dominent, en BTS et en licence professionnelle. Pourquoi ? Je recherche quelques informations sur l’histoire industrielle de Figeac. Le passé et la maison Ratier (ici). Le présent et le futur : la présence de Figeac-Aero, « le partenaire des grands industriels de l’aéronautique », sur la zone industrielle (le site). Et puis, il y a la Mecanic Vallée organisée en réseau d’entreprises (le site). 

Mardi 28 septembre. En route pour Figeac, guidage au GPS vers le lycée agricole de la Vinadie. Je ne sais toujours pas pourquoi Figeac a autant de formations post-bac. A suivre… 

Commentaires fermés sur L'enseignement supérieur à Figeac

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Une réponse à “L'enseignement supérieur à Figeac

  1. mabherve

    Avnt d’être Président de la Région Midi Pyrénées, MArtin Malvy était Maire de Figeac
    Y aurait-il un lien entre les dtes de ses reponsabiltés ministérielles et l’implantation des formations dana sa ville ?
    1984 – 1986 : secrétaire d’État auprès du ministre du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur, chargé de l’énergie
    1992 : secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement auprès du Premier ministre, Porte-parole du gouvernement
    1992 – 1993 : ministre du Budget