Archives mensuelles : octobre 2010

Quiz. La dédicace

Strasbourg, Librairie Kléber, 23 octobre. Un auteur présente son dernier ouvrage et le dédicace.

Qui est-ce ? Quel est le titre du livre ? Pourquoi ce titre ?

Qui est le professeur strasbourgeois en attente de dédicace ?

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Palmarès. Valérie, la mémoire courte

Mars 2003, Vie Universitaire et le Nouvel Observateur (commentaire de Patrick Fauconnier) se sont associés pour publier ce que le mensuel appelle une « enquête », un « scanner des universités » et ce que l’hebodomadaire qualifie de « palmarès », de « banc d’essai« . Coup médiatique pour les deux médias ? Bien sûr ! Mais pas seulement. Car l’enquête, qui a demandé d’énormes efforts de collecte et de validation de l’information, range pour la première fois les universités selon huit dimensions (moyens, recherche, ouverture internationale, taux de réussite et insertion, professionnalisation, productivité, vie étudiante, formation des adultes). Pour chaque dimension, plusieurs données chiffrées. 52 indicateurs de performance en tout.

Mars 2003. Valérie Pécresse a 35 ans et demi (biographie sur le site du MESR). Elue députée des Yvelines en 2002, elle devient membre de la commission des affaires culturelles de l’assemblée. Cinq ans plus tard, en 2007, elle est nommée ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Logique qu’elle ne connaisse pas le palmarès de 2003 (elle est pourtant déjà députée). Certains de ses conseillers, plus au fait de l’histoire universitaire, auraient pu lui éviter une grave erreur de communication politique. Le palmarès des universités, publié par le Figaro Magazine, n’est pas le premier. Désolé. Valérie, la mémoire courte.

Mars 2003, je suis directeur de l’OFIPE, observatoire de Marne-la-Vallée. Dans le mois qui suit la publication de VU et du Nouvels Obs, nous sortons un numéro d’OFIPE Résultats « Evaluations et Palmarès » (n°30, avril 2003). Des extraits de ce numéro sont repris en libre opinion dans VU, « Evaluations vs Palmarès : l’analyse de l’OFIPE« , analyse qualifiée par le mensuel de « pertinente et sans complaisance » (Vie universitaire, n°61, mai 2003). Photos : les « Unes » de Vu et du Nouvel Obs, l’équipe de l’OFIPE.

Le palmarès VU et Nouvel Obs est fort innovant. Il comporte des points forts et des points faibles et il ne doit pas se substituer aux évaluations nationales. Il a une vision trop extensive de la performance ; celle-ci mesure des résultats eu égard à des missions et à des ressources mobilisées. Par contre sont des indicateurs de performance les taux de réussite et d’insertion, les résultats de la recherche…

Mais ce palmarès existe et il est multidimensionnel : 7 champs sont retenus. Il tient compte des spécificités des universités (leurs disciplines principales, leur ancienneté).

Dans le numéro d’OFIPE Résultats, nous avons pu comparer les activités, les ressources, les résultats et les performances des 7 universités « nouvelles », créées au début des années 90. L’université de Marne-la-Vallée en fait partie ; elle est compétitive vis-à-vis des autres ; des marges de progrès sont dessinées dans le numéro.

Les universités les mieux « classées » en 2003 ? Six universités apparaissent à la première place de l’un ou l’autre des classements. Une seule est classée deux fois 1ère. Aucune des six n’apparaît dans le trio de tête du palmarès Pécresse. 

Et au classement général ? Tout classement général, rappelons-le, est fort criticable et à proscrire. Résultat amusant : l’université classée 1ère au général … n’existe plus, mais elle n’a pas pour autant disparu. qui est-elle ? Cliquer ici.

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Les facteurs d'insertion des diplômés

Cette chronique recense les facteurs explicatifs de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés du supérieur : 1. Impact des niveaux et types de diplôme, 2. Impact de la conjoncture économique, de l’évolution de la structure des emplois et des politiques de recrutement des entreprises, 3. Impact des caractéristiques individuelles des diplômés (sexe, origine sociale, type de baccalauréat, nationalité…). 4. Impact des politiques menées par les universités (dont les initiatives de préparation à l’emploi (BAIP).

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Des présidents et des chiffres

Commenter des résultats d’enquête, des données statistiques est un exercice difficile. Je m’y exerce, par profession, depuis 45 ans ; je ne suis pourtant pas sans reproche dans certains de mes commentaires. La Toile de l’Education, dans son dernier numéro, me qualifie de « donneur de leçons ». Expression péjorative, mais qui est, pour moi, une « qualité » et non un « défaut ». Pourquoi un blogueur, professeur des universités, se priverait-il, dans un champ d’activités qu’il connaît bien, d’analyser, d’argumenter et de proposer (chronique « Insertion. Exiger un moratoire« ) ?

Dans le « palmarès » des commentaires erronés des données statistiques de la 1ère enquête nationale sur le devenir professionnel des diplômés de master, Valérie Pécresse s’est hissée dans le peloton de tête (chronique « Insertion. Non et non, Valérie !« ). Des présidents d’université sont également de bons compétiteurs. Mon collègue sociologue, Francis Godard, président de l’UMLV, a, par exemple, « fait très fort » : « l’université a d’excellents taux d’insertion en master » ; je lui laisse le soin de qualifier tel un taux de chômage moyen des diplômés de master de 14,6% dans son université, 18 mois après l’obtention de leur diplôme (chronique : « les masters de Marne-la-Vallée« ).

La CPU a pris position, en milieu de semaine, sur les résultats de cette première enquête nationale (Dossier d’EducPros, mais encore aucun communiqué sur le site de la CPU). Pas contente la Conférence des présidents ! Mais que dit un de ses vice-présidents à EducPros, Jacques Fontanille ?

« Nous avons travaillé sur le principe d’une enquête d’insertion destinée à évaluer la performance globale du système universitaire français ». « Evaluer la performance globale ». Vrai. La référence, tout à fait officielle pour cette évaluation, ne peut être que l’indicateur de performance inscrit dans les lois de finances 2010 et 2011″ : 86% de cadres et de professions intermédiaires chez les diplômés de master, trois ans après l’obtention de leur diplôme » (chronique : « Performance : 86%« )… Jacques Fontanille poursuit : « de ce côté-là, le résultat est bon ». Vrai ou faux : impossible de le savoir. Aucune donnée sur le taux de cadres et de professions intermédiaires (PI) sur le site du ministère : cliquer ici. La seule référence à ce taux figure dans un tableau de l’interviewe de Valérie Pécresse au Figaro : 79,7% de cadres (quid des PI ?). Je commentais : « impossible que la proportion de cadres ait progressé de près de 19 points en 3 ans. Le taux de 79,7% ne correspond d’ailleurs en rien aux taux publiés par 10 observatoires pour la même enquête ».

“Nous sommes bien sûrs favorables à une enquête de ce type, afin d’en faire un véritable outil de stratégie pour chaque établissement ». Vrai. « Ce n’était pas l’objectif de faire des différences entre établissements ni de les classer ». Faux. L’enquête DGESIP visait effectivement à produire des données détaillées pour chaque université, pour chaque master ; elle s’ancrait dans la perspective d’un financement partiel des universités selon leur performance, même si cet objectif a été finalement abandonné au cours de la négociation et sur demande de la CPU. Pouvoir établir des différences rigoureuses entre établissements est bien l’originalité de l’enquête DGESIP : une enquête exhaustive sur les diplômés en formation initiale, de nationalité française, n’ayant pas poursuivi ou repris des études dans les deux années qui ont suivi l’obtention du Master (note de méthodologie). L’enquête DGESIP se différencie donc de l’enquête Génération du CEREQ, enquête par échantillon, suffisante pour mesurer la performance globale du système mais incapable de fournir des données fines de pilotage à chaque université.

Jacques Fontanille : « à 30 mois, toutes les universités se ressemblent. D’autant que les trois quarts des universités ont moins de 5% d’écart, donc si l’on imagine une marge d’erreur statistique de seulement 5%, cela n’a déjà plus de sens ». FauxIl y a là une confusion entre l’enquête par échantillon et l’enquête portant sur une population exhaustive. Une enquête auprès d’une telle population établit des chiffres précis. Si 10 diplômés du master « X » sur un master qui comporte 100 diplômés répondent qu’ils sont au chômage, le taux de chômage est de 10% et non de 10% à 5% près ! 

Mais Jacques Fontanille évoque, implicitement, un autre problème : celui du taux de réponses à l’enquête DGESIP : 64% en moyenne avec des écarts très importants d’une université à l’autre, les universités ayant obtenu un taux de réponses inférieur à 30% ayant même été éliminées du champ de l’enquête. Quand les taux de réponses sont importants, il existe une procédure classique de « redressement » statistique des réponses basée sur la comparaison de quelques caractéristiques connues des répondants et des non-répondants (sexe, type de bac, filière de formation…) ; sur ces caractéristiques, en quoi les non-répondants ressemblent-ils ou non aux répondants ? La note de méthodologie précise ainsi : « les données publiées sont basées sur les effectifs corrigés de la non réponse« .

Cette phrase n’est pas claire du tout. Mais j’arrive ici au seuil de mon incompétence et je souhaite que des statisticiens, y compris bien sûr ceux de la DGESIP, prennent le relais pour clarifier le débat. Mes questions sont les suivantes. 1. Pourquoi est-ce le seuil de 30% de réponses qui a été choisi pour éliminer certaines universités ? 2. La procédure de correction des réponses en fonction des caractéristiques des répondants et des non-répondants tient-elle scientifiquement la route quand les taux de réponses sont inférieurs à 80%, 60%, 30% ? 3. Quelles sont les caractéristiques des répondants et des non-répondants qui ont été retenues pour faire la correction ? 4. Les statisticiens de la DGESIP avaient certes à leur disposition ces caractéristiques (fichiers SISE), mais ont-ils fait le travail pharaonique et fastidieux au niveau de chaque mention ou de chaque spécialité de master (il y a plusieurs milliers de spécialités de master habilitées) ? La CPU et Resosup ne sont-elles pas en droit d’exiger ces clarifications ?  

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L'UNEF et l'insertion

 L’ UNEF « appelle les jeunes et les étudiants à poursuivre leur mobilisation dans la durée aux côtés des salariés en participant aux manifestations les 28 octobre et 6 novembre prochains »

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Insertion. Masters de Marne-la-Vallée

Suite de la chronique « Insertion. L’université de Marne-la-Vallée ne répond pas« . Il est intéressant de relire le message du président de Marne-la-Vallée, désormais en page d’accueil du site de l’université. Un message pour expliquer que l’OFIPE, l’observatoire de l’université, n’a pas participé à l’enquête de la DGESIP sur le devenir professionnel des diplômés de masters obtenus en 2007 : cliquer ici. Confiant, le président Francis Godard affirme : « les résultats sont disponibles en ligne pour les étudiants et nos partenaires. Ils montrent d’excellents taux d’insertion de nos étudiants grâce à la politique volontaire de professionnalisation menée depuis la création de l’UPEMLV ».

J’ai écrit en fin de chronique du 18 octobre. « Répartition des indicateurs-clés par grandes disciplines enseignées à Marne-la-Vallée ? On ne sait pas. En fait, on ne sait plus grand’chose car l’équipe de l’OFIPEne publie plus d’OFIPE Résultats : 10 numéros en 2008, 1 numéro en 2009, aucun en 2010. Ancien directeur de cet observatoire, j’ai pris ma retraite en novembre 2008 et ignore les raisons d’un tel changement de stratégie de publications. La transparence ne serait-elle plus de mise à l’UMLV ? ».

Un heureux hasard fait que l’OFIPE vient de mettre en ligne deux nouveaux numéros d’OFIPE résultats, l’un consacré au devenir des titulaires d’une licence professionnelle, l’autre dédié… au devenir des titulaires d’un master obtenu en 2007 (n°100). Ces deux numéros sont datés de mai et de juin… 2009 (cliquer ici). Ils ont donc été bloqués (censurés ?) plus d’une année ! Par qui ? Pourquoi ? Mais en définitive, bravo à l’OFIPE : « il faut publier les résultats qu’ils soient bons ou mauvais ».

On peut comprendre le malaise de cette université, fière de ses formations professionnelles (59 masters et 858 diplômés en 2007) et pilote du PRES Paris-Est. La dégradation de l’insertion des masters 2007, 18 mois environ après l’obtention du diplôme, est patente : le taux de chômage observé est de 14,6% (+ 5,6 points par rapport aux deux promotions précédentes) ; le taux de réponses à l’enquête est de 85%. Le taux de chômage atteint même 19,6% pour les masters « Ville, territoire et environnement ». N’est-ce pas, président, votre champ de recherche ? Confirmez-vous que vous qualifiez d’excellents les taux d’insertion des masters de l’UMLV ?

Ce n’est hélas pas tout. 20% des diplômés de master ont poursuivi ou repris des études après l’obtention de leur master. Rien à dire si ces 20% s’étaient inscrits en doctorat : c’est seulement le cas de 40% d’entre eux. Qu’ont fait les 60% des 20% (soit 12% des diplômés de master) ? Ils ont préparé ou préparent un concours, suivi une formation spécialisée, un autre master ou encore un autre diplôme de l’enseignement supérieur. Président, est-ce satisfaisant de voir 12% des diplômés de master poursuivre des études (autres que le doctorat) ou en reprendre ?

Bien des observatoires ne s’interrogent pas sur les poursuites d’études après le master. Le faible taux de poursuites (hors doctorat) devrait pourtant être un indicateur de performance parmi d’autres.

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Mobilité à l'étranger et insertion

Brève. La CPU a pris position sur les résultats de la première enquête nationale sur le devenir professionnel des diplômés de master 2007 et le palmarès qui en a résulté par la faute de communication de Valérie Pécresse : chronique « Insertion. Non et non, Valérie ! » et dossier d’EducPros. Pas très contente la CPU ! Jacques Fontanille, vice-président : « nous sommes bien sûrs favorables à une enquête de ce type, afin d’en faire un véritable outil de stratégie pour chaque établissement. Ce qui n’est pas possible cette fois-ci ». Et alors, on fait quoi pour faire mieux la prochaine fois ? Ne faut-il pas d’abord « exiger un moratoire » et reporter le démarrage de l’enquête sur les diplômés 2008 ?

21 octobre 2010, 12 heures. Strasbourg, Aula du Palais universitaire, Journée de la mobilité internationale (programme). Visite des points d’information. Photos (quelques-unes ci-contre et ci-dessous). Opportunité de discuter avec des chargées d’insertion et d’orientation de l’Espace Avenir, avec des personnes présentes sur les stands des différentes organisations qui impulsent la mobilité internationale des étudiants : relations internationales de l’université, conseil régional (bourses Boussole), association des anciens Erasmus IX ESN (sur Facebook), Goethe Institut, British Council, ambassade du Canada… Les possibilités de financement (séjour d’études ou stages) sont diverses mais les montants des bourses ne sont pas suffisants pour étudier et vivre à l’étranger : les étudiants doivent avant de partir accumuler un pécule par des jobs ou… compter sur leurs parents. Une originalité en matière de bourses : la ville de Strasbourg accorde des bourses pour des séjours dans les villes avec lesquelles elle a un jumelage : Boston, Leicester, Stuttgart, Dresde, Ramat-Gan.

Discussion avec deux étudiants français venus persuader des étudiants plus jeunes, après un séjour d’études en Autriche pour l’un, au Canada pour l’autre, des bienfaits de la mobilité internationale. Photos de deux étudiantes italiennes et d’un étudiant allemand à Strasbourg pour une année : convaincus d’avoir fait un excellent choix (chronique : « Strasbourg, l’Européenne« ). Un étudiant français inscrit en 1ère année de licence d’histoire, assez déçu de ne pouvoir partir à l’étranger dès l’année prochaine : « il vous faut d’abord valider votre 1ère année car il y a une sélection pour les « partants » ; si vous avez de bons résultats, vous ferez votre dossier en 2ème année ». La passion de ce jeune : l’histoire antique ; il a commencé à apprendre le grec en dehors de ses cours ; bravo !

Que retire-t-on d’un séjour d’études à l’étranger et qui peut être valorisé dans un CV, le jour de la recherche d’emploi venu : une bonne maîtrise d’une langue étrangère, une compétence en gestion de projet, un bon niveau d’autonomie, des amis étrangers et donc une esquisse d’un réseau de relations professionnelles… et une aptitude à la mobilité : « j’ai été mobile et je le serai encore pour obtenir l’emploi qui m’intéresse ».

L’enquête sur le devenir professionnel des diplômés de masters 2007 n’a pas mesuré l’impact d’une mobilité à l’étranger en cours d’études sur la trajectoire professionnelle après l’obtention du diplôme. Mesurer cet impact, « toutes choses étant égales par ailleurs », est chose complexe pour une raison… simple : celles et ceux qui partent ne ressemblent pas à celles et ceux qui restent du point de vue des formations suivies, des origines sociales, des trajectoires scolaires avant l’université (type de bac et âge au bac).

Il n’existe à ma connaissance qu’une seule enquête rigoureuse sur la question : celle menée au début des années 2000 par Maurice Comte et ses collègues de l’Observatoire interuniversitaire de Rhône-Alpes (OURIP qui a été par la suite dissout par les universités qui l’avaient créé). L’OURIP a comparé la population des « partants » des 7 universités avec une population de « restants », partageant avec les partants les mêmes caractéristiques individuelles mentionnées dans le paragraphe précédent (c’est la démarche « toutes choses essentielles étant égales par ailleurs »).

Je n’ai malheureusement pas retrouvé la publication (si quelqu’un l’a…). Merci au lecteur du blog qui a retrouvé en ligne un article de Maurice Comte donnant les résultats de la première partie de l’enquête de l’OURIP ; elle concerne les facteurs explicatifs des départs à l’étranger : qui part et qui ne part pas (cliquer ici) ? L’article que je recherche porte sur l’impact du séjour à l’étranger sur l’insertion. De mémoire, quelques résultats. Impact de la mobilité sur les parcours de formation : les « partants » ont mené des études plus longtemps et obtenu ainsi un diplôme plus élevé (ce qui, dans cette période, était un atout pour la qualité de l’emploi). Impact de la mobilité sur l’insertion professionnelle : les « partants » plus que les « restants » ont été mobiles pour obtenir un emploi ; pas d’impact global par contre sur les caractéristiques de l’emploi obtenu (statut, type de contrat de travail, salaire), mais… un impact positif pour les jeunes diplômées… L’interprétation d’un avantage pour les filles reste à trouver !

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La manif du 19 octobre en photos

Strasbourg.  180 photos de la manifestation du 19 octobre 2010 contre la réforme de la retraite décidée par le gouvernement. Album 1. Avant le départ de la manif : place de la République et place Broglie, points de ralliement des syndicats et des partis politiques (cliquer : 50 photos). Album 2. Le défilé démarre (même banderole pour la 7ème fois!). La CGT à l’avant : « on va gagner ! » (cliquer : 50 photos). Album 3. Les autres syndicats : place de la République, place Broglie, puis du pont Saint-Nicolas au pont du Corbeau (cliquer : 50 photos). Album 4. Lycéens et étudiants : hyper dynamiques mais moins nombreux que je ne l’attendais (cliquer : 30 photos).

Plutôt moins de manifestants que le 12 octobre. La CGT a gagné le tirage au sort : elle défile donc en tête. Militants des partis de gauche, épaulés par deux leaders (quiz d’hier). Davantage d’enseignants et de personnels des collèges, des lycées, de l’université. Les plus dynamiques pour les slogans revendicatifs et les chants : la CGT, les lycéens et étudiants (4 à 5 fois plus nombreux que le 12), et toujours les salariés d’Amcor Flexibles de Sélestat. Froid et pluie intermittente : pour les photos, ce n’est pas génial. Je n’ai pas le courage d’aller jusqu’au bout pour photographier le point de dispersion de la manif ! Je passe devant le Palais universitaire ; en haut des marches, un bien triste appel à la grève générale…

Photos des manifestations 2010 à Strasbourg. 12 octobre (310 photos), 23 septembre (260 photos), 7 septembre (180 photos), 24 juin (200 photos), 27 mai (90 photos), 23 mars (75 photos).

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Quiz. Manifestation du 19 octobre

Quiz en 4 photos. Manifestation du 19 octobre 2010. 1. Dans quelle ville ?

2. Qui est ce manifestant ?

3. Qui est ce manifestant ?

4. Pourquoi les étudiants de Cé défilent avec la CFDT ?

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Insertion. Exiger un moratoire !

Et maintenant que fait-on ? On ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ! Il faut réussir la prochaine enquête nationale sur le devenir professionnel des diplômés de master. Pour la réussir, il faut d’abord un moratoire : ne pas commencer le 1er décembre 2010 l’enquête sur les diplômés 2008. Il faut se laisser du temps, discuter, expliciter, refonder les objectifs pluriels et donc complexes de cette enquête. Si la CPU daigne un jour communiquer sur le palmarès du Figaro Magazine, publié depuis 4 jours, elle devrait exiger ce moratoire. Je suis sûr que Patrick Hetzel, directeur de la DGESIP, peut faire prendre cette décision par Valérie Pécresse.

Comment l’enquête nationale peut-elle, doit-elle répondre à la fois à la volonté ministérielle de financer partiellement les universités selon la performance d’insertion de leurs diplômés, à l’obligation pour les universités de piloter plus intelligemment leur offre de formation, de la rendre plus attractive et plus efficace, au souci des étudiants et de leurs familles de « connaître les diplômes qui marchent ».

L’enquête sur les diplômés de master de 2007 n’a atteint aucun de ces objectifs (chronique : « Insertion. Non et non, Valérie !« ). Le ministère ne sait rien de plus sur la performance de chaque université en matière d’insertion ; le taux d’insertion (et son corollaire le taux de chômage) n’est d’ailleurs pas un indicateur de performance. L’analyse de la performance doit prendre en compte plusieurs indicateurs et mesurer « toutes choses étant égales par ailleurs », ce qui n’a pas été fait pour les résultats mis sur la place publique.

Les résultats de cette enquête ne servent à rien pour faire progresser le pilotage de l’offre de formation par chacune des universités. Pour deux raisons essentiellement. L’enquête concerne des diplômés déjà anciens (ceux de 2007) ; trois autres promotions de diplômés (2008, 2009, 2010) sont entrées, depuis, sur le marché du travail ; une stratégie d’offre doit s’appuyer sur des connaissances plus fines et quelquefois plus immédiates (insertions à 6 mois/1 an, 3 ans et 5 ans). Les taux de réponses de la 1ère enquête sont nettement insuffisants. Dans ce type d’enquêtes, quand le taux est de 50%, rien ne permet d’assurer que les 50% de non-répondants ont les mêmes caractéristiques individuelles que les répondants. Dit autrement, on ne sait rien de la représentativité des répondants et il est impossible de « redresser » ce qui est devenu, de fait, un « échantillon » de la population totale de diplômés.

Les résultats de cette enquête ne servent à rien pour les étudiants à la recherche d’informations fiables sur les « diplômes qui mènent à des bons jobs ». Les étudiants n’ont que faire des agrégats statistiques, du type « taux de cadres dans les masters de Sciences, Technologie et Santé de telle ou telle université ». Les étudiants ont besoin d’avoir accès à des répertoires d’emplois, spécialité de master par spécialité. Pour chaque emploi repéré par l’enquête, le répertoire doit donner l’intitulé de l’emploi, un résumé de la fonction, la catégorie socio-professionnelle, le type de contrat, le salaire et éventuellement le type d’entreprise et la localisation. Les étudiants ne doivent pas ignorer que, pour une même spécialité de master, il y a une grande diversité d’emplois. Des observatoires publient de tels types de répertoires et il faut les en féliciter. Pouvoir les réaliser suppose des taux extrêmement élevés de réponses : si une spécialité a diplômé 10 étudiants, il ne peut être question de décrire seulement 3 emplois. Les étudiants souhaitent qu’on les prenne au sérieux ! Par ailleurs, quand l’université est habilitée pour près d’une centaine de spécialités de masters, réaliser des répertoires représente un travail colossal. Ils sont d’ailleurs une des sources possibles pour créer et actualiser les annuaires d’anciens.

Les résultats de l’enquête sur les masters 2007 ne servent donc à rien et à personne : ni au ministère, ni aux universités, ni aux étudiants. Ils ne servent pas non plus à la ministre : sa communication auprès du Figaro Magazine mérite quelques paires de giffles. Chaque fois qu’elle communique sur des données chiffrées (résultats de cette enquête, taux de boursiers dans les CPGE, nombre d’entrants dans les universités, taux de succès en licence en 3 ans, montant de la dépense par étudiant…), Valérie Pécresse fait de la statistique politique. Je ne suis pas sûr qu’elle « mérite » de rester à la tête de son ministère.

La communication désastreuse de la ministre va laisser des traces. Des universités sont tombées dans le piège de ce palmarès « bonnet d’âne » : elles ont communiqué sur leurs apparents « bons » résultats, ce qui ridiculise leur communication ; personne n’aime être ridiculisé. Les observatoires sont fort mécontents : le ministère s’était engagé à ne pas faire de palmarès et il les a trahis. S’ils sont mis face à l’injonction de commencer la nouvelle enquête à partir du 1er décembre 2010, ils vont renvoyer l’ascenseur et s’engager vraisemblablement dans des comportements de « coulage » : « on fait l’enquête mais on ne se décarquille pas pour atteindre 30% de réponses ; en restant en-dessous de 30%, on est sûr de coincer le ministère ; il ne pourra pas publier et utiliser une enquête qui ne concernerait qu’une ou deux dizaines d’universités ». « Mieux encore, on évite, faute de données publiées, de pouvoir être comparé à d’autres ».

Engager dès décembre 2010 l’enquête sur les diplômés de masters 2010 présente de graves risques. Un moratoire est nécessaire pour éviter des dépenses d’énergie et de ressources financières dans les universités et leurs observatoires. A noter que la nouvelle enquête ne fera pas l’objet d’un abondement financier par le ministère ; elle devra être complètement autofinancée.

Un programme non exhaustif pour la période moratoire. Charges de travail pour les observatoires universitaires1. Publier, analyser et diffuser les résultats de la 1ère enquête. Certains observatoires l’ont fait fort bien (chronique : « Masters 2007. Combien de cadres ?« ). Les autres doivent le faire. 2. Elaborer et publier les répertoires d’emplois pour les mentions de master qui ont obtenu des taux de réponses significatifs. 3. Réfléchir aux moyens pour obtenir des taux de réponses bien plus élevés.

Charges de travail des équipes de direction, de la CPU et de la DGESIP. C’est quoi un master performant sur le marché du travail ? C’est quoi une université performante dans le champ de l’insertion des diplômés ? 1. Il me paraît de plus en plus évident que l’enquête nationale ne doit pas seulement concerner les étudiants français en formation initiale (le champ de référence de la 1ère enquête n’a ainsi concerné que la moitié des diplômés de master en 2007). Pour mesurer exhaustivement la performance, il faut également étudier le devenir professionnel des étudiants étrangers qui ont choisi de si’nscrire dans tel master ; de même pour les salariés en formation continue.

2. Les caractéristiques de l’insertion ne suffisent pas pour apprécier la performance d’une université dans ce champ. L’effectif de diplômés « insérés » est aussi un indicateur de performance. Une université qui insère bien 1.000 diplômés de masters et une mention de master qui en insère 50, ne sont-elles pas plus performantes qu’une université qui en insère 300 et une mention 10 ? 3. Il est amusant de constater que la publication ministérielle est faite université par université et non PRES par PRES ! Les PRES ? Ils sont inexistants à la fois pour piloter l’offre de masters et pour piloter l’analyse de l’insertion. Il faudrait commencer à s’en apercevoir et à en tirer les conséquences. Les PRES sont obsolètes : vive la fusion (Strasbourg, Lorraine, Aix-Marseille..) ! 4. Toutes les universités connaissent un grave problème : leur offre de formation en master est pléthorique et illisible. Trop de mentions, trop de spécialités, trop de parcours de formation. Comment se sort-on de ce problème, de ce serpent de mer bien français ? A débattre. A suivre.

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