Les IES sur Radio Campus Paris

Radio Campus Paris. « Matinale » du 21 février 2011 de 19 à 20 heures : podcaster l’émission. J’ai l’occasion de présenter et d’argumenter le projet que je défends sur le blog pour réformer l’université : créer des Instituts d’enseignement supérieur (IES). Toutes les chroniques sur les IES.

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Une réponse à “Les IES sur Radio Campus Paris

  1. étudiant frustré

    Je pense pouvoir vous donner la raison de la surdité des politiques envers votre solution des IES. Les classements internationaux ne comptabilisent que les universités délivrant des diplômes de 1er cycle – c’est à ce titre que l’EHESS ou l’EPHE ne peuvent y figurer – et votre idée ferait disparaître toutes les facs françaises desdits classements! (déjà qu’ils ne sont pas très bons…).

    Plus généralement, je ne suis pas favorable à l’idée de retirer le cycle licence de l’Université. L’intention est louable, mais je crains fortement une « secondarisation » du 1er cycle. C’est-à-dire un enseignement qui s’apparenterait plus à du bachotage type lycée, des profs devant accomplir un programme scientifiquement daté et superficiel, une course au résultat qui se traduirait par un nivellement par le bas sur le modèle du bac… Le problème du 1er cycle – des masses d’étudiants pas au niveau ne sachant pas où aller – ne ferait alors que se déplacer en Master.
    Pourquoi vouloir retirer aux EC l’enseignement en 1er cycle? c’est déjà quasiment le cas (les L1-L2 sont pris en charge par des agrégés du secondaire) et je m’en désole car mes meilleurs profs de Licence étaient tous des EC. L’enseignement adossé à la recherche est incroyablement formateur et fait appel à la créativité (chose impie au lycée), j’ai bien peur que tout cela disparaisse dans vos IES…
    Je pense ensuite qu’il faut laisser aux universités la possibilité de choisir leurs étudiants, tout comme le font l’intégralité des autres institutions du Supérieur, en France et dans les universités du reste du monde. La sélection redonnerait une vraie considération à l’Université, qui ne serait plus vue comme la « voiture-balai » du Supérieur, mais l’institution d’élite (ou d’excellence).
    Cela implique évidemment une suppression des formations post-bac en lycée, les cpge étant intégrées aux facs et écoles, les BTS fusionnant avec les IUT. On arriverait ainsi à un système plus clair, formations courtes d’un côté, longues de l’autre…