Paris 13. Orientation et insertion

Chroniques sur Paris 13 Nord : “Président Salzmann“, “Les 9 présidents“, “Paris 13 en 140 photos“, “L’offre de formation“, “Président Méla“, “5 sculptures du 1% artistique“, « Paris 13 et Sorbonne Paris Cité« . L’actualité du jour : Paris 13 Nord obtient 5 LABEX: performance remarquable !

« En octobre 2010, j’ai publié une chronique critiquant fortement la présentation des résultats de la 1ère enquête nationale sur les masters. Elle plaçait dans les 1ers rangs l’université de Paris 13 et Jean-Loup Salzmann s’en était félicité : une université, qui pratique la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, réussit l’insertion de ses diplômés ! Je lui rétorquais par la chronique : Masters de Paris 13 : 10 chômeurs« . L’idée d’un entretien est venue de cet échange de commentaires.

Le président ayant dû partir vers d’autres activités, la deuxième partie de l’entretien du 15 février 2011 se déroule avec Jean-Claude Piat, chargé de mission à l’insertion professionnelle et directeur du SCUIO IP. Natif du Nord, JCP pensait y faire sa carrière d’enseignant. Elève de l’ENS Cachan, il réussit le concours de professeur certifié en fabrication mécanique ; il pensait être nommé à Maubeuge. Mais un poste de certifié est ouvert à l’IUT de Saint-Denis ; il est recruté. « Tout était à créer en génie mécanique : les programmes, les travaux dirigés et les travaux pratiques ». Il devient professeur agrégé. Au début des années 2000, il crée une licence professionnelle. L’évolution des DUT l’inquiète quelque peu : « morcellement des enseignements dû à la semestrialisation ; on ne peut plus faire de semestre décalé ».

Jean-Claude Piat n’a jamais cherché à devenir directeur d’IUT. Il s’est toujours beaucoup intéressé aux étudiants ; il est élu au CEVU sous le mandat du président précédent, Alain Neuman. Il devient membre du bureau de l’université et directeur du SCUIO. Il poursuit ce mandat sous la présidence de Jean-Loup Salzmann. « J’ai 60 ans ; je pourrais partir en retraite, mais je reste ; j’aime ce travail, me rendre dans les lycées »… L’enseignement ? « Je fais mon service sur un semestre ; je suis en partie « déchargé » par mes collègues… qui travaillent davantage » !

Lors de la création des BAIP en 2008, l’université a choisi d’affecter au service d’information et d’orientation (SCUIO) les nouvelles missions de préparation à l’insertion professionnelle : « les ateliers du BAIP« . Le potentiel humain du SCUIO IP ? Le SCUIO IP est implanté sur les sites de Villetaneuse et de Bobigny ; les deux autres sites de l’université ne sont pas couverts. Un demi-poste de Conseiller d’orientation psychologue pour 24.000 étudiants ! 3 postes pour l’accueil (dont 2 à Villetaneuse), 1 poste de documentaliste, 3 postes pour le BAIP, 1 poste prévu pour les relations extérieures. « L’insuffisance du nombre de personnes n’est pas le seul problème. Les locaux sont insuffisants : « c’est compliqué d’installer les 2 stagiaires qui vont s’occuper de la logistique de l’orientation active ; il n’y a pas de place ».

Navigation sur le site entreprise cet après-midi : elle est plutôt compliquée. L’architecture laisse entrevoir des sédiments de sites anciens ! 1. Activités classiques d’information et d’orientation. L’orientation active (Loracl) : on peut faire mieux ! les parcours de formation sont … en construction. 2. Des outils novateurs. Un blog SuP Orientation pour l’information et l’orientation des lycéens et des étudiants : une trentaine de chroniques dont la dernière : « Licence professionnelle à l’IUT de Bobigny : la gestion de contenu multimédia ». Un blog SUP Insertion pour l’insertion professionnelle : cinq chroniques en 2011 dont la dernière en date du 24 mars, « Les jeunes au coeur de l’entreprise« , en partenariat avec le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise. Le SCUIO IP sur Facebook. Outils novateurs : sont-ils beaucoup consultés ? lJe m’étonne en effet : sur les 2 blogs et sur Facebook, on ne peut, semble-t-il, laisser de messages.

3. Rencontres avec des professionnels : tous les premiers jeudis du mois, un déjeuner au RU avec un responsable RH. 4. En ligne, des offres d’emploi et de stages (une soixantaine pour mars 2011). 5. Observatoire de la vie étudiante. Il a publié quatre lettres d’information depuis décembre 2007.Lettres n°1, 2, 3. La Lettre n°4 (février 2011) est consacrée à 3 études initiées par le programme « Egalité des chances à l’université ».

La première (« Sentiment de discrimination et effets de territoire« ) est en cours : « elle s’attache à observer le déficit d’image de Paris 13« .  Elle concerne les études de médecine : « elle va essayer de montrer que la filière médicale de Paris 13 subit une sorte d’étiquetage malgré la forte sélectivité et le prestige attaché aux études médicales. Cela peut s’exprimer de diverses façons : un niveau moins bon des candidats en PCEM1 (moins de mentions au baccalauréat, plus d’étudiants parisiens « moyens ou faibles« .

La deuxième étude porte sur les « habitudes alimentaires, les activités physiques et la corpulence des étudiants de la faculté SMBH. Le 3ème étude est un suivi de cohortes : suivre pendant six ans la trajectoire de bacheliers entrés dans la filière Administration économique et sociale en 2005 à Paris 13 et à Versailles Saint-Quentin. Idée pertinente de comparer deux universités : même diplôme mais une composition de population étudiante fort différente (« effet de territoire »). A Paris 13, « les étudiants d’AES appartiennent à des familles majoritairement d’origine étrangère, nombreuses, de milieu populaire et dont les parents sont peu diplômés… Ils ont plus souvent un père retraité ou au chômage. Les mères au foyer sont assez nombreuses« . De manière un peu étonnante, cette étude semble s’être arrêtée après une année de suivi seulement.

Le devenir comparé des deux cohortes n’est pas présenté. Le lecteur apprend seulement qu’il « existe plusieurs raisons à l’abandon de la 1ère année de la licence AES par certains étudiants. Il s’agit souvent de jeunes qui espéraient une formation de DUT ou BTS mais ayant finalement choisi l’université. L’abandon peut aussi être expliqué par le cumul d’un emploi et des études, chez des étudiants ne pouvant bénéficier d’un soutien financier de leur environnement familial« .
Peu de données sur l’insertion professionnelle des diplômés (diplômés 2004 et 2005 pour les DUT). Résultats de la 1ère enquête nationale sur les diplômés de masters obtenus en 2007 ? Ne sont en ligne que les tableaux publiés par le Ministère. Diversité des études de l »OVE de Paris 13 mais une valorisation qui n’est pas bien maîtrisée, sans doute parce que cet OVE ne fonctionne qu’avec une seule personne, ingénieur de recherche en statistiques. Il faut espérer que les enquêtes statistiques (suivis de cohortes d’étudiants et suivis du devenir professionnel des diplômés) deviennent très vite une activité déléguée au PRES Sorbonne Paris Cité !

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