Archives mensuelles : avril 2011

Bilan de mi-mandat

Depuis la loi LRU, les présidents d’université sont tenus de présenter à leur Conseil d’administration (CA) un rapport annuel d’activité, qui comprend un bilan et un projet. Le rapport est soumis au vote du conseil. J’ai cherché ce rapport sur le site de l’université de Strasbourg : je ne l’ai pas trouvé.

Dans l’université, il n’est pas prévu de bilan de mi-mandat (bilan à 2 ans). Le maire de Strasbourg, Roland Ries, et son équipe municipale organisent cinq réunions publiques pour présenter leur bilan à mi-mandat (3 ans). Je participe à la 4ème d’entre elles, à la Cité de la musique et de la dance, le 18 avril 2011. Cliquer ici pour ouvrir l’album de 30 photos. Environ 400 strasbourgeois sont présents, pas tous acquis à la majorité municipale. Ils ont pu lire le Strasbourg Magazine d’avril pour préparer leurs questions : « Mi-mandat : où en sommes-nous ?« .

Je m’attends à une grand’messe solennelle, célébrant les réalisations et les projets de la ville, regagnée par la gauche en 2008. Le film introductif participe effectivement du genre. Puis intervention du maire et trois tables rondes pour ouvrir les débats : « faire rayonner Strasbourg (développement économique, Europe), donner la priorité à la vie quotidienne (cadre de vie, éducation), agir pour notre environnement (la ville en nature) ».

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Brèves du 21 avril 2011

Communiqués, manifestations, newletters d’université, publications... Classement alphabétique par mots-clés. Les brèves précédentes.

ANSES et prévention des conflits d’intérêts. Dans un communiqué, l’université de la Méditerranée se félicite : « le professeur Pierre Le Coz (photo), agrégé en philosophie et docteurs ès sciences de la vie et de la santé, enseignant-chercheur dans l’université depuis 2003″, a été nommé président du comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêt au sein de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Initiative excellente mais comment mesurer précisément le conflit d’intérêts ? J’aimerais que l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) se dote d’un comité analogue : j’aurais pu y recourir pour protester contre mon éviction du comité d’évaluation d’une université. Michel Cormier, directeur des établissements à l’AERES, m’a nommé expert puis m’a évincé, deux mois plus tard, au seul motif que j’étais blogueur (chronique : « Respecter les règles déontologiques ?« ).

Elus étudiants indépendants. Séminaire, le 30 avril 2011, à Paris Panthéon Assas, organisé par Promotion et Défense des Etudiants (PDE). Invitation sur Facebook. Programme : Plan réussite en licence, rapport Daoust sur les soirées étudiantes, logement étudiant, sciences sociales et investissements d’avenir ; formations sur le travail de l’élu étudiant. L’occasion de rencontrer et de discuter avec Patrick Hetzel (DGESIP) et Louis Vogel (CPU).

Etudiants en Architecture et Paysage. Création d’une Union nationale (UNEAP) par 7 associations d’Ecoles. Objectifs : « représenter et défendre les étudiants en architecture et paysage auprès des pouvoirs publics et des instances nationales ; promouvoir les filières architecture et paysage auprès des lycéens, des étudiants, des instances publiques mais aussi du large public ; développer les filières architecture et paysage et améliorer l’insertion professionnelle des jeunes diplômés« … Première présidente de l’UNEAP, Marie Gracia. Bonne chance à cette nouvelle Union ! Je souhaite qu’elle puisse s’intégrer vite dans une Fédération nationale d’associations étudiantes, la FAGE par exemple.

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Le journal de Valérie P. (3)

« Tu ne tiens pas la distance« . Carlita m’a posté ce SMS perfide parce que j’ai fait faux bond au Canard enchaîné, la semaine dernière. La femme de Chouchou ne manque pas de toupet ! Moi, Madame Carlita, j’étais aux States. Je suis Ministre ; je travaille, Moi ! J’adore New-York et le système d’enseignement supérieur américain. Je vais m’y ressourcer pour y trouver de nouvelles idées. Je dois préparer mon second mandat, cette fois avec François. Je l’ai invité à m’accompagner. Il a hésité puis a dit « non » : américaniser le SUP français, le PS n’aime pas trop. Et puis, il ne voulait pas qu’on jasât trop sur notre alliance pour les primaires socialistes et le gouvernement d’après Chouchou. Dépenser l’argent des français pour une visite à New-York et à Boston, il n’est pas encore habitué.

Moi, j’ai besoin de parler Américain et de Think Tanker. Diplômée d’HEC, je suis ! Columbia University, Massasuchetts Institute of Technology, Harvard University, ça a quand même plus de prestige et d’allure que le bidule du Chrouchou à Saclay. Quel plaisir j’ai pris à prononcer ma conférence en anglais devant un parterre de prix Nobel : The New French University : an Opportunity for Cooperation with American Academics ? Mes conseillers m’ont supplié de mettre un point d’interrogation. Pour moi, la coopération, c’est chose déjà faite. Et grâce à Moi. J’ai fait des offres aux chercheurs français expatriés pour qu’ils rentrent en France. Ils ne veulent pas. L’un m’a même dit que je mettais un sacré b… en France, avec mes investissements d’avenir. Expatrié définitif, ce prétentieux !

New-York, Boston, retour en France. Mardi 14 avril, un gros bourdon. Rendez-vous compte : devoir me rendre à Clermont-Ferrand ! Vulcania après la Statue de la Liberté ! Pour y faire quoi ? Déjeuner chez Michelin ? Non, signer le premier partenariat avec l’université pour qu’elle devienne propriétaire de ses murs. Je ne devrais pas, mais je l’avoue aux lecteurs du Canard, en toute transparence et confiance : « avant d’être ministre, j’ignorais qu’il existât deux universités en Auvergne« . Je persiste et signe : « Mai 1968 a fait des gros dégâts en France ; il serait temps de tourner la page ».

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Post-bac. Les jurys d'admission

Suite des chroniques sur Admission Post-bac : « Une statistique politique« , « L’université boudée« . 721.000 pré-inscriptions sur admission post-bac le 21 mars 2011. Les candidats peuvent changer l’ordre de leurs voeux jusqu’au 31 mai minuit. S’ouvrira alors la phase des jurys dans les filières sélectives et des propositions faites aux candidats.

Trois phases de propositions et une phase complémentaireConsignes sur le site d’admission post-bac. « Lorsque une proposition vous est faite, vous y répondez à partir de votre dossier électronique. En l’absence de réponse avant le mardi à 14 heures, vous serez éliminé. 1ère phase de propositions d’admission : du jeudi 9 juin au mardi 14 juin. 2ème phase : du jeudi 23 juin au mardi 28. 3ème phase  : du jeudi 14 juillet au mardi 19″… « Si, au terme de la procédure, vous n’avez aucune proposition d’admission, vous pourrez vous inscrire à la « procédure complémentaire » afin de vous porter candidat sur les places vacantes. Début de la procédure complémentaire : le 24 juin à 14 heures ».

La tension est déjà au plus haut dans chacune des académies. Après le 21 mars, toutes ont fait le point sur les premiers voeux formulés par les élèves inscrits en terminale. Et ça ne va pas du tout ! Beaucoup plus de premiers voeux formulés que l’an dernier et toujours plus de voeux pour les filières sélectives ! Or celles-ci n’ont pas suffisamment de places à offrir (chronique : « Il manque 250.000 places en BTS« ). Que faire ?

Branle-bas de combat. Exemple de l’académie de Strasbourg : entretien le 14 avril 2011 avec Emmanuel Percq, chef du service académique d’information et d’orientation (SAIO) – photo ci-contre. Admission post-bac est une sorte d’observatoire ; il fournit une base de données incomparable. il permet de multiples analyses pour mesurer l’attractivité de chacune des filières de formation, selon les baccalauréats d’origine. Les problèmes ont été immédiatement identifiés. Les tensions sont les plus fortes pour l’admission en BTS : en 2009-2010, les 2 années de BTS ont accueilli en Alsaca 6.255 élèves (source : Atlas régional des formations) ; pas de création de nouveaux BTS cette année, sauf en apprentissage. 5.142 élèves inscrits en terminale dans un des lycées d’Alsace ont classé en premier voeu un BTS. Certains d’entre eux ont fait le choix d’un BTS dans une autre académie et on peut faire l’hypothèse que les voeux de départ vont être équilibrés par des voeux d’arrivée dans l’académie ; mais, globalement, il y a peu de mobilité interrégionale pour les BTS. A ces 5.142 premiers voeux, il faut ajouter les voeux des bacheliers des années antérieures qui ont interrompu temporairement leurs études ou qui se sont inscrits à l’université et qui veulent se réorienter ; les candidatures d’étudiants étrangers sont très peu nombreuses.

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Il manque 250.000 places en BTS

Le brevet de technicien supérieur (toutes les chroniques du blog sur le BTS) est un diplôme d’enseignement supérieur, préparé en deux ans dans les classes supérieures des lycées. C’est un diplôme attractif et plébiscité : 35% des premiers voeux formulés dans Admission Post-bac 2011 (soit 252.350 demandes classées en priorité). Chronique : « Post-bac : une statistique politique« .

Pourquoi ce succès ? Le BTS est un diplôme de proximité. Il est largement répandu sur l’ensemble du territoire (prochaine chronique : les BTS en Alsace). Il permet à de nombreux bacheliers de continuer à habiter chez leurs parents, minimise les frais de transport (peu de mobilité interrégionale après le baccalauréat). Il peut accueillir des bacheliers sans que ceux-ci aient à changer d’établissement, ce qui rassure les parents inquiets (« Tout, sauf l’université ! »). Bref, le BTS est un diplôme qui facilite la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur (sa compostion sociale le prouve).

Enfin, cerises sur le gâteau. Il permet à la fois des études courtes (cursus professionnel, même si la durée des stages est inférieure à celle pratiquée en DUT), tout en permettant éventuellement la poursuite d’études en licence professionnelle. Il peut être suivi avec un contrat d’apprentissage (plus de 47.000 inscrits en 2008-2009). Il offre de fort bonnes conditions d’études (dépense par étudiant voisine de 13.000 euros par an et corps enseignant composé essentiellement d’agrégés).

Le BTS a « tout pour plaire » mais, ainsi, il devient victime de son succès. Il n’y a pas assez de places pour accueillir tous ceux qui le désirent. D’ailleurs, qui sont les candidats sur Admission post-bac ? Des bacheliers de l’année 2011, des étudiants entrés en licence faute d’avoir pu être accueillis en BTS l’année précédente, des bacheliers des années précédentes qui ont interrompu temporairement leurs études, et relativement peu d’étudiants étrangers (2%).

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Quiz. La fin du Corps unique

Des réformes et encore des réformes. Un professeur de l’université s’en plaint : « nous souffrons aujourd’hui de la multitude des remèdes autant que, jadis, de celle des défauts« .

Quiz. A quelle époque appartenait cet universitaire ? Dans quel pays, dans quelle ville enseignait-il ?

Un indice (citations tirées d’un seul et même ouvrage). Cette époque voit la fin de l’unicité du statut enseignant. « Jusqu’en 1…, le Gymnase et l’Académie formaient une seule entité, dirigée par un seul homme, le recteur, assisté de son conseil. Tous les enseignants constituaient un corps unique, tous assistaient aux séances du conseil académique et participaient à l’élection des doyens, et plus tard, du recteur annuel ».

« Cette unicité du corps enseignant avait été contestée, peu après la création de l’Académie ; mais il s’était rencontré dans le corps des professeurs suffisamment d’hommes aux idées assez larges pour vouloir la maintenir, dans un esprit de confraternité des enseignants, et dans un souci de démocratie véritable« …

« Mais en 1…, avec la transformation de l’Académie en Université, les adversaires de l’unité ont triomphé. Le premier paragraphe des statuts de 1…. précise que, désormais, le corps de l’Université était composé de tous les professeurs de l’université (professores publici), mais que tous les proeceptores classici – les enseignants du Gymnase – en seraient totalement exclus (sejuncti et exclusi) ».

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Comité de suivi et gouvernance

Le comité de suivi de la loi d’août 2007, relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), a remis son 3ème rapport à Valérie Pécresse, le 3 février 2011. Il est « chargé de formuler toute proposition ou recommandation relative à l’application de la loi et à sa mise en œuvre. Il peut proposer le cas échéant des adaptations législatives« . A l’occasion de la remise du rapport, la Ministre « a installé quatre nouveaux membres et nommé le nouveau président du comité, Jean-Marc Schlenker, qui succède à Françoise Bevalot » (photo ci-contre). Chronique d’EducPros sur le nouveau président.

Quelles sont les recommandations faites par le Comité de suivi en matière de gouvernance des universités (suite de la chronique : « 2012. L’élection des présidents« ). Celles faites dans les 2 premiers rapports ont-elles été prises en compte ? Toutes figurent dans le rapport, mais, plus intéressant encore, elles ont été présentées et commentées par Françoise Bevalot, présidente du comité jusqu’en février 2011, lors du séminaire Prospective et Développement de l’université de Strasbourg du 24 mars 2011 (chroniques : « Un vice-président « Finances » inquiet« , « Quiz. une présidente et un président« ).

Françoise Bevalot a d’abord expliqué le fonctionnement du Comité : exercice de la mission en totale indépendance, réunions mensuelles, audition d’une petite cinquantaine de personnalités exerçant ou ayant exercé des responsabilités dans l’Université (liste : pages 34 et 35 du rapport). L’ancienne présidente de l’université de Franche-Comté signale cependant que les 4 parlementaires, membres du Comité, n’ont assisté à aucune des réunions ; le rapport doit pourtant être discuté au Parlement. Elle précise par ailleurs : « la ministre, lors de la remise du rapport, a indiqué qu’elle le ferait étudier par ses services ». Françoise Bevalot s’est exprimée en tant qu’ancienne présidente du Comité de suivi ; elle n’a pas souhaité exprimer des points de vue personnels sur telle ou telle question. Powerpoint de Françoise Bevalot en 24 photos présentant les thématiques du rapport : montée en puissance rapide des responsabilités et compétences élargies (RCE), stratégies internes aux universités, les universités et leur environnement, le contrat d’établissement…

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2012. L'élection des présidents

2012 ne sera pas seulement l’année des élections présidentielle et législatives. Elle sera aussi l’année de l’élection ou de la réélection des présidents d’université élus en 2008. La campagne électorale n’est pas commencée, mais qui n’y pense pas déjà !

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (loi LRU du 10 août 2007) a modifié sur plusieurs points la « gouvernance des universités » (titre II). Il est nécessaire de les résumer avant de tenter un bilan dans la prochaine chronique. 1. Le président d’université est élu pour 4 ans (au lieu de 5 sous le régime de la loi de 1984) et il est rééligible une fois. La limite d’âge pour être candidat est reportée à 64 ans (fin de mandat à 68 ans) au lieu de 60 (fin de mandat à 65 ans) ; la plupart des présidents nouvellement élus en 2008 pourront donc candidater à un second mandat. Par contre, ceux qui ont été confirmés en 2008, dans un mandat commencé avant la promulgation de la LRU, ne pourront pas forcément candidater (Valérie Pécresse a précisé : « pas plus de 8 ans en tout »).

2. La LRU a restreint le corps électoral. « Le président de l’université est élu à la majorité absolue des membres élus du conseil d’administration parmi les enseignants-chercheurs, chercheurs, professeurs ou maîtres de conférences, associés ou invités, ou tous autres personnels assimilés, sans condition de nationalité » (article 4). Auparavant, le président était élu par l’assemblée des 3 conseils universitaires (le corps électoral pouvait atteindre 140 électeurs).

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Bercy vend le patrimoine de l'Educ

Le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (MINEFI) est à la recherche de liquidités. Une solution : vendre le patrimoine immobilier de l’Etat. Le fort bel immeuble (photo ci-contre), dans lequel le Rectorat de Strasbourg loge l’ONISEP et le SAIO (Service académique d’information et d’orientation), pourrait être mis en vente prochainement. Un château, siège d’une inspection académique dans le Haut-Rhin, pourrait subir le même sort.

J’imagine l’annonce immobilière. « Strasbourg. Bel immeuble de l’époque allemande (début du 20ème siècle) à l’angle du quai Zorn et de la rue Knauth, en centre ville. Superbe oriel en façade sur le quai. Vue imprenable sur l’Aar et le pont Deutsch (photo ci-dessous). Quartier très calme et vert (proximité du parc des Contades). Trois niveaux (3 x 300 m²) + combles aménagés et cave voutée. Escalier intérieur (marbre et ferronnerie) classé. Tout confort et commodités. Pour immeuble de rapport (bureaux, logements, évènementiels…). Prix à débattre : 35 millions d’euros. Consulter l’album de 19 photos« . Pour découvrir le quai Zorn et le pont Deutsch : le film de Philippe Claudel (« Université de « Tous les soleils« ).

Vendre le patrimoine est-il une bonne opération pour un Etat qui manque d’argent pour terminer le mois et l’année, pour rembourser ses dettes ? Un bien immobilier public n’est vendu qu’une fois et cela demande souvent beaucoup de temps. Le produit de la vente n’est jamais « net ». Il faut déménager et reloger les services qui occupaient les lieux, payer des loyers. Il faut prendre aussi en compte les coûts de coordination, les pertes de temps provoquées par le déménagement et la réinstallation, le mécontentement du personnel, voire sa démotivation s’il pense qu’il va être relogé à l’étroit. Et que dire des salariés contractuels ? Ils pourraient penser qu’ils vont être remerciés à cette occasion.

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Orientation et sélection

Suite des chroniques sur Admission post-bac. « L’université boudée » : les filières sélectives ont été choisies en priorité par les élèves de terminale et par d’autres (étudiants déjà inscrits à l’université, étudiants étrangers, jeunes en reprise d’études…). L’ordre des voeux peut être changé jusqu’au 31 mai 2011. Entre fin mars et fin mai : deux mois pour prendre les derniers conseils. 

« Le nombre de conseils d’orientation a considérablement augmenté, passant de 237.247 en 2010 à 277.731 cette année, soit une hausse de 17%, et témoigne de l’intérêt des candidats pour être accompagnés dans cette phase du choix d’orientation » (site du MESR). Pour ce faire, les universités ont mis en place le dispositif d’orientation active (chronique du blog).

Plusieurs lecteurs du blog se sont interrogés sur la sélection à l’entrée de l’université. La LRU l’interdit ; les syndicats et la CPU y sont opposés. Elle n’a donc aucune chance de s’imposer à court et moyen termes, même en cas de changement politique au printemps 2012. La situation est donc bloquée. Que faire ?

Ce blog porte le projet de la création d’Instituts d’enseignement supérieur (IES), établissements publics préparant à la licence et séparés juridiquement des universités (dédiées aux masters, aux écoles, au doctorat). L’IES suppose de « sortir » la licence et le DUT de l’université, la CPGE et le BTS des classes supérieures des lycées. L’IES est organisé en deux voies : une voie longue préparant aux études universitaires et une voie professionnelle préparant au marché du travail. Sélection ou non à l’entrée des IES ? C’est plus compliqué que cela. Le 17 février 2010, j’écrivais une chronique intitulée : « IES. Orientation et numerus clausus« . J’incite le lecteur à discuter la position que j’y défends.

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