Archives mensuelles : juillet 2011

Peter Lenk, sculpteur historien

J’ignorais, jusqu’il y a quelques jours, l’existence de Peter Lenk, né en juin 1947 à Nuremberg et qui vit aujourd’hui sur la rive allemande du Bodensee, le lac de Constance. Site de cet artiste sculpteur. Ses oeuvres sont exposées en plein air dans 25 villes allemandes (carte). Elles sont devenues une attraction touristique très photographiée.

Les sculptures imposantes racontent des histoires sous forme de « bandes dessinées ». Des histoires locales anciennes ou faisant référence à des évènements, à des hommes et femmes contemporains. Elles n’illustrent pas la Réalité. Elles orchestrent la Réalité de l’auteur, sa vision critique, voire provocatrice. Elles attirent l’attention du spectateur, en particulier parce qu’elles sont satiriques avec des connotations sexuelles constantes et même quelquefois scatologiques. Il doit y avoir un fond anarchiste chez Peter Lenk. Mais il fait oeuvre utile d’historien : il invite à rechercher d’autres sources.

La semaine dernière sur les bords du Bodensee. Port de Constance, « Imperia » : album de 25 photos. La sculpture, tournante sur son piédestal, présente une vision du Concile de Constance qui s’est tenu dans la ville entre 1414 et 1418. Imperia, l’immense courtisane tient dans ses mains deux petits personnages nus, dans la main droite, l’empereur Sigismond 1er qui a voulu la tenue d’un Concile sur ses terres, et dans la main gauche, le pape Martin V, élu au cours du concile. L’objectif du Concile : mettre fin au grand schisme d’Occident. La critique des deux pouvoirs est féroce. La courtisane est dominatrice. A cette époque, la ville de Constance comptait 5.000 habitants. Le Concile a fait venir 50.000 personnes, dont des milliers de prostituées.

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Classé dans D. Allemagne

Zurich. Deux dans le top 100

Ces bâtiments appartiennent à deux établissements d’enseignement supérieur qui figurent dans le top 100 du classement de Shanghaï. Ils se situent dans la même ville, aperçue en contrebas. Photos du 28 juillet 2011. Quiz. Nom de la ville ? Nom des 2 établissements ?

Septime a trouvé la bonne réponse. Il s’agit bien de la ville de Zurich. Album de 55 photos.

Institut fédéral suisse de technologie de Zurich (site de l’ETH). 23ème position du classement de Shanghaï . Album de 20 photos.

Université de Zurich (site de l’UZH). En 51ème position. Album de 20 photos.

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Classé dans B. Quiz, D. Suisse

Quiz. Un recteur sur le bûcher

Quiz. Dans ce bâtiment d’une ville universitaire (photo 1), un Concile a conduit au bûcher un recteur d’université. Une sculpture contemporaine (photo 2) évoque deux des protagonistes de ce Concile. Photo 3 : la cathédrale de la ville. Photos du 27 juillet 2011

Quelle est cette ville ? Qui est le recteur d’université qui y a été brûlé vif ?

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Classé dans B. Quiz, D. Suisse

Un Ecomusée et ses métiers

Le retraité blogueur profite de ses vacances perpétuelles pour visiter et comprendre la région où il n’habite que depuis deux ans : l’Alsace. Vendredi 22 juillet, découverte, entre soleil et averses, de l’Ecomusée d’Alsace (le site), entre Colmar et Mulhouse. Occasion de prendre 137 photos et de se poser des questions sur les métiers d’hier et d’aujourd’hui (sauvegarde et valorisation du patrimoine), sur la formation à ces métiers (l’enseignement supérieur y tient toute sa place). La découverte du village vaut le détour.

Informations sur le site Internet. « L’Ecomusée d’Alsace est ouvert au public depuis 1984″… « Grand musée vivant, c’est le plus important musée à ciel ouvert de France »… « Village alsacien reconstitué, il rassemble aujourd’hui plus de 70 maisons et bâtiments de la campagne alsacienne qui, à l’initiative de bénévoles passionnés, ont été démontés puis reconstruits sur un même site, les sauvant d’une démolition programmée. Maisons, fermes, ateliers d’artisans, gare, chapelle, scierie, moulin, école »…

137 photos. Album 1. Maisons et fermes. Album 2. L’évolution des techniques : le moulin à eau et la scierie, la saboterie mécanique, la locomobile et les trains de battage. Album 3. La distillerie de Schnaps qui a fonctionné jusqu’en 1985. Album 4. Les Mobiliers dans des pièces qui nous semblent aujourd’hui fort petites. Album 5. La fête foraine itinérante : son manège, son carrousel salon, ses skooter-cars. Quant à la gastronomie alsacienne et son association des 31 Etoiles flamboyantes, elles se sont installées dans une ancienne gare : album 6. L’envie de déguster le menu « découverte » de chez Haeberlin. 158 euros : j’attendrai qu’on m’y invite !

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Mesurer l'impact des IDEX

Mesurer l’impact des IDEX, des investissements d’avenir ? Poser cette question, n’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ? L’argent qu’attendent les lauréats des 3 IDEX, sélectionnées par le Jury international, n’est pas encore arrivé à destination ! La question vaut cependant d’être posée car les investissements d’avenir sont financés par un « Grand emprunt », autrement dit par une dette publique que l’Etat devra un jour rembourser.

Les investissements d’avenir vont-ils produire de la croissance supplémentaire, base de ressources fiscales qui permettront de rembourser l’emprunt ? Croissance de l’investissement, de la consommation, de l’emploi ? Quels indicateurs seraient susceptibles d’apporter un début de réponse à cette question ? Le Commissariat général à l’investissement (CGI), l’Agence nationale de la recherche (ANR), et l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) n’ont pas encore réellement réfléchi à la question des indicateurs d’impact (chronique : « IDEX, LABEX, « je t’embrouille« ). Il faut commencer à y voir clair : l’allocation d’un capital aux IDEX sélectionnées deviendra définitive au bout de 5 ans… après évaluation des résultats obtenus.

J’ai ces questions et problèmes en tête quand je rencontre, le 20 juillet 2011, Guy-René Perrin, délégué général de l’IDEX strasbourgeoise (résumé : « Notre excellence. Votre avenir« . Texte complet). Quand l’université de Strasbourg et ses partenaires associés dans l’IDEX (CNRS et INSERM), percevront-ils le premier euro d’intérêt du capital ? Professeur d’informatique, né en 1947 et photo ci-dessus, Guy-René Perrin, qui dit être optimiste de nature, me livre une esquisse de calendrier prévisionnel.

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

LABEX supramoléculaire en photos

Patrimoine immobilier de l’université de Strasbourg (suite). 40 photos de l’immeuble de l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires (ISIS). Campus de l’Esplanade (n°46 sur le plan). Construction de 2002 par le cabinet d’architecte Claude Vasconi et associés. 6.000 m². L’entreprise Howiller « a réalisé des planchers métalliques, des passerelles, des structures intérieures ». L’ISIS est associé dans un laboratoire d’excellence (LABEX) : lire infra.

Le dossier synthétique de Sophie Blitman, « Grand emprunt : bilan et calendrier » (Educpros du 21 juillet 2011), vient à point nommé : le risque était grand de se perdre dans la diversité des investissements d’avenir, dans les différentes « briques » des IA. Mais les IA, ce n’est pas terminé (chroniques sur le « Grand emprunt« ) ! La seconde phase vient d’être lancée pour les Laboratoires d’excellence. 100 LABEX reconnus dans une première phase et des projets nouveaux attendus par l’ANR jusqu’au 12 octobre 2011.

L’université de Strasbourg (UdS) a concouru aux appels à projets des investissements d’avenir et a connu un franc succès. Elle a obtenu une des trois initiatives d’excellence (IDEX), sélectionnées par le jury international : « Par-delà les frontières, l’université de Strasbourg« . L’IDEX a couronné la reconnaissance d’un ensemble de « briques » : 5 équipements d’excellence (EQUIPEX), 6 laboratoires d’excellence (LABEX), 4 infrastructures d’excellence, 1 Institut hospitalo-universitaire (IHU), 1 société d’accélération du transfert de technologie (SATT)…

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Offres d'emploi dans l'ESS

Des diplômés de la première session de 2011 ont commencé à rechercher un emploi : candidatures spontanées, réponses à des offres. Les sites d’offres d’emploi en ligne se sont multipliés ces dernières années. Sur le site de l’APEC : 10.496 offres d’emploi « Jeunes diplômés » du Supérieur.

Des jeunes diplômés du SUP souhaitent travailller dans une organisation de l’économie sociale et solidaire (ESS). C’est par exemple le cas des diplômés de la licence Management des organisations de l’économie sociale : chronique « Huit promotions en fête« .

Le site « Ressources Solidaires » est dédié à l’emploi, au recrutement et à l’actualité de l’économie sociale. Il publie chaque semaine des offres d’emploi, d’alternance ou de stage ; elles sont réparties par région. S’abonner à la Newsletter.

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Ciel ! Que de compétences !

Avec la réforme projetée de la licence, le diplômé sera « blindé » de compétences. L’article 6 du projet d’arrêté précise en effet que la « formation assure à l’étudiant l’acquisition d’un ensemble de connaissances et compétences diversifiées : des compétences disciplinaires, en premier lieu dans la ou les disciplines principales, mais aussi dans des disciplines connexes et, le cas échéant, dans des disciplines d’ouverture ; des compétences linguistiques… ; des compétences transversales ou génériques… ; des compétences préprofessionnelles« . Ciel ! Que de compétences !

L’arrêté et les référentiels de formation prescrivent fort peu de choses en matière de compétences disciplinaires. Inquiétant (chronique : « les référentiels ne constituent pas des programmes de formation« ). Par contre, ils sont prolixes en matière d’acquisition de compétences linguistiques, transversales ou génériques. Premier exemple : le référentiel de la licence de droit. « Savoir s’exprimer par écrit et par oral sur un sujet juridique dans au moins une langue étrangère, notamment en anglais »… « Communiquer de façon orale et écrite en français dans le registre linguistique (scientifique, soutenu, familier) adapté au contexte de la communication et aux interlocuteurs »… « Utiliser une messagerie ; pratiquer des logiciels courants ; utiliser les outils bureautiques pour la rédaction et la préparation de documents ; maîtriser son identité numérique ».

Second exemple : celui du référentiel de la Licence d’histoire. « Faire preuve des aptitudes suivantes : communiquer oralement en français et dans au moins une langue étrangère en utilisant de façon appropriée le vocabulaire scientifique de la discipline »… « Lire et analyser des textes scientfiques ou des documents originaux dans sa propre langue et dans au moins une langue étrangère »… « Utiliser l’information et les technologies de communication ». Surprenant pour une licence d’histoire : aucune aptitude en langue ancienne (dont le latin) n’est exigée.

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L'IDEX de Lyon et ses 3 blogueurs

L’initiative d’excellence « Université de Lyon. Imagine. Lyon Saint-Etienne, métropole d’innovation et de création » a fait partie des sept IDEX présélectionnées. Elle ne figure cependant pas dans les 3 premières IDEX sélectionnées par le jury international. Douche froide pour les 17 établissements d’enseignement supérieur associés dans le projet (le projet d’IDEX). Je suis farouchement opposé aux IDEX (chroniques sur les IDEX), mais ce serait incompréhensible que l’Université de Lyon, deuxième conglomérat français d’enseignement supérieur et de recherche après l’Ile-de-France, ne figure pas dans les lauréats de la deuxième vague de labellisation des IDEX. A moins que…

Trois des vingt blogueurs d’EducPros sont concernés très directement par l’IDEX Université de Lyon. J’observe qu’ils « tirent à hue et à dia ». Aucune stratégie commune. Faiblesse du projet ? Premier blogueur EducPros. Michel Lussault (son blog et son portrait dans les 500 qui font le SUP), ancien président de l’université de Tours, est « la personne en charge de la coordination du projet IDEX ». Il s’est mouillé à fond pour l’IDEX et doit certainement s’interroger : déposer une 3ème version du projet ? J’ai beaucoup de sympathie et de respect pour Michel Lussault car il s’interroge réellement sur la réforme de la licence (chronique : « Le système Licence. Et si l’on osait vraiment ?« ).

Deuxième blogueur d’EducPros concerné par l’IDEX Université de Lyon : Philippe Jamet (son blog). Il est directeur de l’Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne (son portrait dans « les 500 qui font le SUP ») (site de l’Ecole). J’ai également du respect et de la sympathie pour Philippe Jamet. Il est courageux et ose écrire ce qu’il pense des Investissements d’avenir. Il le dit de manière intelligente et caustique. Deux de ses dernières chroniques sont particulièrement décapantes : « Bon sens, suspens ton vol » et « L’abus d’excellence peut nuire à la santé« .

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Classé dans C. Rhône-Alpes Auvergne

Des référentiels. Pas de programmes

Très surprenante dans le projet d’arrêté de licence est la place accordée aux modalités de contrôle des connaissances (MCC). Les nouvelles MCC envisagées (dont la suppression des notes éliminatoires et la compensation annuelle) ont satisfait les organisations étudiantes ; elles ont voté en faveur de la « réforme pécressette ». Par ailleurs, PDE est une organisation particulièrement heureuse parce qu’elle a réussi à faire inscrire dans le projet d’arrêté l’association des organisations étudiantes à l’élaboration des référentiels de formation. Gloup !

Dans MCC, il y a « connaissances ». Quelles sont donc les connaissances qui doivent être acquises ? Article 2 : « la licence atteste l’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences dans un champ disciplinaire ou pluridisciplinaire ». Si deux mots sont employés, on peut penser qu’ils ont un sens différent, qu’on ne passe pas sans apprentissages (comment ?) des connaissances aux compétences.

Pour le ministère, « compétences » semble désormais plus important que « connaissances ». Pour s’en convaincre, il suffit de lire ce qu’est un « référentiel de formation« , dit aussi « référentiel de compétences ». Celui-ci est censé permettre de définir l’objectif de la formation. Trois grands types de compétences sont identifiés : disciplinaires, transversales ou génériques, préprofessionnelles. Quels enseignants vont contrôler les acquisitions des compétences transversales ou génériques, préprofessionnelles ? Feront-ils partie de l’équipe pédagogique, équipe mise en valeur par le nouvel arrêté ? Certains parlent déjà d’une externalisation des contrôles des compétences autres que disciplinaires !

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