Ingénieurs ferroviaires

La réponse au Quiz « Un génial ingénieur » a été trouvée par Manu. Les voitures et l’autorail ont été créés par Ettore Bugatti dans les années 1930. On peut les admirer à Mulhouse d’une part au Musée de l’automobile, d’autre part à la Cité du Train. La Cité du Train : plus de 100 photos. Premier album de 30 photos : les locomotives à vapeur. Pour les autres albums : attendre un peu !

A l’origine de ces locomotives, des ingénieurs. Au 19ème siècle et dans la première moitié du 20ème siècle, les entreprises constructrices de locomotives sont nombreuses en France. Mulhouse figura parmi les pionniers. Elle eut son entreprise de construction dès les années 1830, grâce à un génial entrepreneur, André Koechlin.

Dans quelles écoles sont formés aujourd’hui les ingénieurs ferroviaires ? L’ESTACA (Levallois-Perret et Laval) propose une formation post-bac en 5 ans. Sa marque : « Inventez les transports de demain ». 260 diplômés par an, mais pas tous en ingénierie ferroviaire. L’ENPC propose un mastère professionnel en un an : « Systèmes de transports ferroviaires et guidés ». Ce mastère est co-organisé avec l’Ecole Centrale Paris.

Et à Mulhouse ? L’école d’ingénieurs de l’université de Haute-Alsace, ENSISA, propose cinq formations mais aucune n’est spécialisée « ferroviaire ». Et à Belfort, où Alstom fabrique des TGV ? L’université de technologie Belfort-Montbéliard propose six formations d’ingénieurs en 5 ans, mais aucune n’est spécialisée « ferroviaire ».

L’Association ferroviaire française des ingénieurs et cadres (AFFI) représente tous les secteurs ferroviaires. Parmi ses partenaires, Alstom Transport et Bombardier. Selon la FIF, il y aurait une cinquantaine d’entreprises ferroviaires en France. Bombardier à Valenciennes emploie près de 2.000 salariés. Les formations de l’école d’ingénieurs de l’université de Valenciennes (ENSIAME) n’affichent pas la spécialité ferroviaire.

Tout cela ne nous dit pas. 1. Combien d’ingénieurs travaillent dans le ferroviaire en France ? 2. Combien d’ingénieurs sont recrutés chaque année ? 3. De quelles universités ou écoles proviennent-ils ? 4. Le marché du travail est-il en expansion ou en régression pour les jeunes diplômés ?

3 Commentaires

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), F. 19ème et 20ème siècles

3 réponses à “Ingénieurs ferroviaires

  1. Manu

    Notons que le plus grand ingénieur ferroviaire français, André Chapelon (et un troll, un !), est diplômé de Centrale.

  2. François

    Nul n’est prophète en son pays. Extrait de Wikipédia :
     » Si Chapelon est reconnu à l’étranger comme un ingénieur de premier plan, cet homme modeste et effacé fut mis à l’écart à la SNCF. En effet, il démontrait que la locomotive à vapeur avait encore beaucoup de ressources avant que la locomotive électrique de l’époque n’atteigne ses performances. Tous ses prototypes opérationnels d’une grande valeur technique furent promptement ferraillés … Ce n’est que pour des réseaux étrangers qu’il fit réaliser des locomotives de sa conception : par exemple les 142 et 242 de la compagnie GELSA au Brésil. »

    • Pierre Levron.

      Les chemins de fer de l’époque étaient un creuset de techniques en voie de développement. André Chapelon avait mis au point d’excellentes Pacific pour le Paris-Orléans qui ont été adoptées par le Nord; ces machines ont fait de très beaux parcours sur Paris-Boulogne-Calais en tête de la « Flèche d’or ». A la fin des années trente, les meilleurs parcours du réseau ferré français étaient détenus: 1) par les autorails « Bugatti » (automoteurs à essence); 2) par les 2D2 E-500 du Paris-Orléans (puis de la région Sud-Ouest de la toute jeune SNCF) en tête du « Sud-Express » (électriques 1500v.continu)3) Par les Pacific Chapelon en tête de la Flèche d’Or (vapeur type 231). Les années suivantes ont vu le développement des locomotives électriques à adhérence directe (le projet des CC7000, dont les 7100 sont les versions de série a été entamé pendant la guerre), le monophasé (l’ « étoile de Savoie » est électrifiée en 20 000 volts alternatif au début des années cinquante et Valenciennes-Thionville l’est en 25000volts quelques années plus tard, sous l’impulsion de Louis Armand, et la diésélisation. La vapeur française (d’école Chapelon, ou Marc de Caso, ou PLM via les machines unifiées 141 et 241 P) était concurrencée par les 141 R d’origine et de technologie américaine. Je rappelle par ailleurs que les performances des E-500 n’étaient pas ridicules: le Sud-Express a établi un record de 5h27 entre Paris et Bordeaux en 1939, et ce train négociait le parcours Paris-Austerlitz-Bordeaux Saint-Jean en moins de cinq heures à la fin des années quarante! D’autres convois tractés par ces machines emmenaient vingt pièces sur cette même ligne…Je suis toutefois d’accord avec vous:Chapelon était un génie!