Wauquiez et la dérive de l'ENS

Everd a déposé aujourd’hui un commentaire sur la chronique « Coût de la scolarité de Laurent Wauquiez » (230.000 euros pour 9 ans de formation supérieure en continu). Il a en effet « déniché » un article de Matthias Roux, dans le Monde Diplomatique d’août 2011 : « Des serviteurs de l’Etat poussés vers le Privé. L’Ecole normale supérieure tentée par la philosophie des affaires« .

Extraits de l’article. « L’ENS devient, à l’instar de Sciences Po, un marchepied officiel vers la haute fonction publique. Depuis 2005, en partenariat avec l’université Paris-I, elle offre à ses élèves une préparation au concours de l’ENA, dont l’attrait aux yeux des normaliens, s’il ne date pas d’hier, se fait de plus en plus fort. « La tendance serait même plutôt inflationniste », se félicite son responsable, M. Stéphane Israël, lui-même normalien-énarque : environ 20 % des littéraires tentent leur chance chaque année, dont un bon tiers avec succès. L’institutionnalisation de cette passerelle ne laisse pas de surprendre : une école publique qui rémunère ses élèves les prépare à une autre école publique où ils seront à nouveau rémunérés« …

« En même temps, les contreparties exigées s’amoindrissent. Les années de formation étant décomptées de la durée du service dû à l’Etat, leur prolongation peut valoir libération de l’engagement décennal pris à l’entrée de l’école. L’accélérateur de carrière vers le privé n’a que des avantages !”.

Laurent Wauquiez aurait donc pu faire un trajet plus court, économe des deniers publics : ENS puis ENA. Il a préféré passer par la case « Sciences Po » : ENS, Sciences Po, ENA. 71 chroniques du blog sur Laurent Wauquiez, le sauveur des Le Jaby.

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Une réponse à “Wauquiez et la dérive de l'ENS

  1. petite nuance : il a surement effectué ses années à Sc Po en même temps que sa scolarité à l’ENS (donc assez rapidement). En effet, jusqu’à récemment, l’ENS n’avait pas le privilège de la collation des grades et offrait donc des parcours complémentaires (le plus souvent riches et originaux) tandis que les étudiants devaient suivre un cursus extérieur: classiquemnt, licence maîtrise avant l’agrégation, mais certains faisaient ScPO (parfois d’ailleurs en plus d’une licence maîtrise, dont le nb d’heures de cours pouvaient être limité). Parfois, Sc Po / ENA correspondait à une reconversion post-agrégation (notamment pour des littéraires mais parfois des historiens)pour des personnes qui n’étaient pas attirées par l’enseignement ou la recherche.