3 candidats à Bordeaux 3

54ème chronique sur les élections universitaires. Les élections aux Conseils centraux de l’université de Bordeaux 3 Michel de Montaigne (Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales) auront lieu le 6 mars 2012 pour les personnels, les 7 et 8 pour les étudiants. Les informations fournies sur le site de l’université voisinent la perfection dans la transparence. Informations générales et juridiques, inscription sur les listes électorales, dépôt des listes candidates, calendrier… Accès à la composition de ces listes, aux professions de foi, aux spots Web TV. Chacun des 3 candidats à la présidence, tête d’une liste au Conseil d’administration, présente, en 3 minutes, son programme aux électeurs. Transparence et égalité de traitement entre tous les candidats.

Mais la communication externe, même si elle est excellente, ne délivre pas toutes les clés pour comprendre les enjeux de l’élection, ses contextes interne (contraintes financières : « Wauquiez. Budget 2012 en baisse« ) et externe (IDEX et création de l’université de Bordeaux  : « Election de Manuel Tunon de Lara à la présidence de Bordeaux 2). 21 chroniques de ce blog sur les universités d’Aquitaine. 155 photos du campus de Bordeaux 3 (novembre 2010).

Contexte clé des élections prochaines. Le président en exercice peut être candidat et a décidé de ne pas l’être. Patrice Brun en a averti tous les personnels de l’université par un courrier du 4 novembre 2011. Pourquoi le président ne se représente-t-il pas ? Ce n’est pas par “lassitude de la fonction”, mais parce qu’il “s’était engagé, lors de la campagne électorale précédente, à ne pas demander l’itération du mandat”. Pour quelles raisons ? “La loi LRU possède en elle-même des risques de contamination de la démocratie universitaire en raison de pouvoirs trop étendus accordés au président de l’université, risques qui ne peuvent que s’aggraver dans l’exercice d’un second mandat”. La suite des propos est tout aussi courageuse : pas de langue de bois ! Lire aussi l’entretien avec le blogueur en date du 2 novembre 2010.

Trois listes candidates au Conseil d’administration dans les collèges enseignants A (7 sièges à pourvoir) et B (7 sièges à pourvoir). Liste 1. Pierre Beylot, professeur de cinéma et d’audiovisuel, membre du CA sortant, VP CEVU entre 2005 et 2008, conduit la liste Agir ensemble pour Bordeaux 3. Dès le début de son spot Tv, le candidat est fort clair : « il faut rompre avec la politique suivie depuis trois ans. Dictature de l’urgence, changements de cap continuels, concertation en trompe-l’oeil… ». Profession de foi : « pour une université innovante, démocratique et innovante« . Près d’une quarantaine de propositions, un catalogue à la Prévert, dont « des salles et des amphis mieux chauffés et isolés dans le respect du développement durable ». Sur le blog de campagne : CV et photos des candidats, dont ceux de Pierre Beylot. Selon nos sources bien informées, Agir pour Bordeaux 3 se situe, avec une équipe renouvelée, dans la continuité de la liste proche du président sortant en 2008, Singaravélu, liste qui avait été battue aux élections de 2008. Une volonté d’alternance, voire de revanche ?

Liste 2. Jean-Paul Jourdan, 55 ans, professeur d’Histoire contemporaine, vice-président du Conseil d’administration en exercice, est en position de « dauphin » (photo de novembre 2010 ci-contre). Il conduit la liste Bordeaux 3 Partages. Spot Tv : le candidat donne la parole aux 3 vice-présidents pressentis : réaliser le contrat quinquennal, fédérer la recherche, prendre en compte les contraintes financières. La profession de foi, Une équipe, un projet pour la communauté, attire l’attention sur la parité hommes/femmes, réalisée dans l’équipe de direction et dans les listes de candidats proposées aux électeurs.

Pas de langue de bois : demande de substantielles modifications de la LRU (« une autonomie en trompe-l’oeil »), d’abrogation de la réforme de la formation des enseignants, de refonte totale des critères d’évaluation et de dotation des établissements. Pas de langue de bois non plus sur la création de l’Université de Bordeaux : « il faudra reprendre les discussions avec nos partenaires »… « Nous défendrons la perspective d’une construction universitaire de type fédéral. Dans le cas où notre proposition ne serait pas entendue, nous consulterons l’ensemble de notre communauté qui aura ainsi à s’exprimer directement sur son avenir ». Suivent huit « engagements clairs » : analyses, projets, arguments. Sur le blog de campagne, les listes de candidats et les CV, une rubrique originale, « Intox / Désintox« .

L’université Michel de Montaigne a un formidable atout dans la négociation qu’elle veut réengager avec ses partenaires de l’Université de Bordeaux. Elle a réalisé l’étape la plus difficile de la construction d’une université fédérale : elle a réduit drastiquement le nombre de ses composantes ; cette restructuration ne se fait pas sans mal et elle est donc critiquée par les deux listes adverses à Bordeaux 3 Partages. Et pourtant, la fusion de composantes n’est pas un point faible, c’est un point fort. Les autres universités de Bordeaux, mais aussi les universités déjà fusionnées (Strasbourg, Aix-Marseille, Lorraine), n’ont pas, à ce point, avancé dans leur restructuration interne.

Liste 3. Jean-Yves Coquelin a été vice-président en charge du CEVU, mais il a démissionné de ses fonctions en mai 2011. Singularité dans les candidats à la présidence universitaire : il est maître de conférences (en études théâtrales). Dans le Spot Tv, il explique pourquoi la liste qu’il conduit a choisi de s’intituler « Alternative« . « Le groupe Alternative s’est constitué autour de la nécessité de sortir du silence et de la résignation face aux dérives promises à notre service public de recherche et de formation supérieure »… « Opter pour un projet politique fédérateur qui refuse la logique technocratique libérale, tant au sein de notre établissement qu’à l’échelle d’une hypothétique Université de Bordeaux« .

La ligne politique de la profession de foi d’Alternative est clairement affichée. Critique de la réforme de l’organisation interne de l’université (centralisation administrative, création, par fusion, de 3 UFR) et revendication légitime d’une amélioration des conditions de travail des personnels au sein des composantes. Critique de la politique scientifique et priorité absolue accordée à la création d’une Maison de la recherche (ci-contre Maison des Arts en cours de réhabilitation). Sur le blog de campagne, les portraits et photos des différents candidats dont ceux de Jean-Yves Coquelin. Il a été difficile, pour Alternative, de constituer des listes complètes de candidats pour les 3 conseils centraux (les mêmes enseignants sont candidats à plusieurs conseils).

Selon nos sources, Alternative n’a pas de vocation à gouverner l’université. Son rôle d’aiguillon, de vigilance n’en est pas moins indispensable. Actualisation 29 février 2012. Jean-Yves Coquelin, dans un courrier privé, m’a demandé un droit de réponse pour ce qui concerne la phrase précédente : « contrairement à ce que vous avancez, le groupe Alternative présente des listes aux élections pour gouverner ». Les deux listes, Alternative, Partages (Jean-Paul Jourdan) critiquent la LRU et l’Université de Bordeaux (dans sa configuration actuelle de l’IDEX), leurs effets néfastes. Ce qui n’est pas le cas de la liste Beylot.

Outre 14 enseignants, le CA est composé de trois BIATOSS (4 listes en concurrence, professions de foi en ligne) et de cinq étudiants (4 listes en concurrence, professions de foi en ligne). C’est à Bordeaux Michel de Montaigne, début novembre 2010, que le « blues des syndicats » m’a fortement interpellé.

Selon nos sources, aucune des listes de BIATOSS n’a passé d’accord avec une liste enseignante. Des syndiqués des quatre syndicats représentés à Bordeaux 3 (Sup-Recherche, Snesup, SGEN, Autonome-Sup) se retrouvent dans au moins deux listes. Des vice-présidents et des vice-présidents délégués de l’équipe présidentielle actuelle se retrouvent dans les trois listes. Tout cela est source de confusion pour les électeurs.

Et pourtant et au final, je me dois d’insister sur une très grande qualité de Bordeaux 3. Sur un seul site, toutes les informations nécessaires pour aller voter début mars. A partir de ce site, accès aux blogs. Et cerise sur le gâteau : un débat électoral (23 février 2012) entre les 3 candidats à la présidence, épaulés par leurs 3 vice-présidents pressentis. Près de 3 heures de débat sur 5 thématiques : « gouvernance, réforme interne de l’établissement, Bordeaux 3 et la Nouvelle Université de Bordeaux, recherche et formations ». L’homme des études théâtrales est celui qui s’éloigne le plus de ses notes écrites. Bravo à Bordeaux 3 : l’université fait la course en tête pour le palmarès de la la communication externeet de la démocratie dans une campagne électorale fort importante.

Commentaires fermés sur 3 candidats à Bordeaux 3

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Une réponse à “3 candidats à Bordeaux 3

  1. Bravo à Pierre Dubois pour la justesse de son observation et la finesse de ses commentaires…

  2. I. Ducasse

    On comprend que M. Chapoulie puisse applaudir des deux à mains à cette analyse parfaitement tendancieuse du scrutin bordelais, puisée aux meilleures sources d’une équipe finissante qui s’accroche à son pouvoir dérisoire, accumulant les contre-vérités et pratiquant le dénigrement insidieux des listes Agir et Alternative…On s’étonnera que M. Dubois ait eu largement accès aux mails professionnels des personnels de l’université pour diffuser sa bonne parole. Il est enfin bien dommage que plutôt de délivrer une analyse personnelle, il ait choisi de se faire le relai de la campagne de rumeurs que Jean-Paul Jourdan et ses amis n’ont pas cessé de diffuser subrepticement… Cette chronique apparaît comme un ultime effort pour tenter d’influencer l’issue d’un scrutin dominé par le ras-le-bol tout à fait justifié des collègues.

  3. Vous me permettrez quelques précisions sur le projet du groupe Alternative que je conduis en étant canddiat à la présidence de l’université Bordeaux 3.
    Le groupe Alternative s’est constitué car il ne se reconnaissait absolument pas dans les deux listes qui émergeaient déjà en novembre 2011. L’une, « Agir pour Bordeaux 3 », qui 1) affiche une apolitisation que nous considérons ambigüe et malvenue au moment où il s’agit précisément de redonner un souffle politique au gouvernement de nos étbalissements, 2) considère stratégique d’entrer dans une Nouvelle Université de Bordeaux en croyant pouvoir y obtenir des garanties de maintien de nos moyens humains et financiers ; l’autre, « Partages », constituée autour de l’actuel vice-président CA que nous considérons comme principalement responsable du fiasco de la réforme interne qui a produit découragement des personnels Biatos et enseignants et des situations de souffrance au travail graves, faute d’avoir su penser une organisation à partir des réalités de terrain en croyant devoir imprimer un schéma centralisateur qui renforce la hiérarchie bureaucratique là même où il faudrait être capable de retrouver de la solidarité, de la souplesse et de l’humanité.
    Nous avons consituté ce groupe Alternative précisément pour ne pas rester passif face aux deux impasses que nous semblent promettre ces deux listes.
    Notre groupe a bâti un projet sur des principes et des convictions politiques fortes que nous souhaitons mettre en oeuvre en remportant les élections à la présidence.
    Nos têtes de listes ont toutes l’expérience des responsabilités. Si plusieurs d’entre nous avons démissionné de nos fonctions de vice-président et de vice-président délégué au cours de la mandature qui s’achève, c’est précisément parce que nous avons considéré que le projet politique que nous avions porté n’était pas appliqué et que les paradoxes auxquels nous étions soumis devenaient intolérables. Alors que le prédident Patrice Brun rejettait avec raison l’entrée dans une Nouvelle Université de Bordeaux qui ne nous promet que le diktat de la culture de la performance et de la technocratie managériale au détriment de la défense de nos moyens pour garantir l’acoomplissement de nos missions, il mettait en place une réforme interne qui applique, au sein même de l’établissement, les principes qu’il rejette pourtant dans la NUB. Alors même que nous avions été élus en résistance à la LRU, il organisait une vaste campagne au cours de l’année 2010 pour convaincre chacun de passer un an trop tôt, dans une trop grande impréparation, aux RCE dès le 1er janvier 2011. Les résultats ne s’en sont pas fait attendre : au lieu de gagner les marges de manoeuvre financières qu’il nous a fait miroiter, nous avons été soumis à des contraintes budgétaires qui ont amené l’équipe actuelle à amputer de 10% l’offre de formation que j’avais mis des mois à constituer sur la base d’un projet de diversification des formations, de renforcement des volumes horaires et de réintroduction de l’apprentissage des langues vivantes au sein de chaque filière.
    Faute d’une critique éclairée de ce lourd bilan, il nous a semblé indispensable de réagir et de proposer une alternative forte qui nous éloigne de la résignation et du silence.
    Il faut mesurer à quel point les personnels aujourd’hui dans les universités, se sentent broyés par une machine qui, sans même recourir à la RGPP, met en demeure nos établissements de s’appliquer à eux-mêmes une politique de récession. C’est le fataliseme qui prévaut.
    Déjà, le directeur de l’Institut Montaigne, membre du comité de suivi de la LRU, nous annonce les prochaines étapes de ce projet idéologique que nous avons tous en tête : libéralisation des droits d’inscription qui accentuera le nivellement des établissement, accélération de la mise en place de la modulation des services qui deviendra, pour les établissements asphyxiés budgétairement, le seul moyen financier de maintenir leur offre de formation, application de stratégie de performance qui accentuera l’atmosphère de concurrence fratricide.

    Nous croyons qu’il est possible de gouverner autrement un établissement comme Bordeaux 3. Il faut pour cela : 1/ porter une parole politique exigeante et ne pas craindre d’entrer dans des rapports de force avec nos tutelles lorsque les moyens octroyés ne nous permettent plus de répondre à la demande sociale croissante (35% des 15.000 étudiants de Bordeaux 3 sont boursiers) ; 2/ concevoir une organisation administrative décentralisée, aux antipodes du dirigisme, forgée sur de véritables projets de service qui permettent aux responsables administratifs d’assumer leur rôle en les dotant des outils de pilotage et de suivi indispensables ; 3/ élaborer un projet stratégique en matière de recherche et de formation qui nous sorte de la tentation du repli sur soi et d’une politique de rigueur budgétaire mortifère ; 4/ engager une véritable politique de ressources humaines qui prévienne les situations de souffrance au travail en offrant à chacun des conditions de travail respectueuses des personnes et de leurs missions.

    Vous le voyez, c’est en connaissance de cause que le groupe Alternative se présente aux élections. Nous ne sommes pas qu’un aiguillon mais nous entendons bien, dans les prochains mois, si les élus du futur conseil d’administration nous font confiance, prendre à bras le corps les enjeux que nous avons clairement identifiés, y compris à l’échelle régionale. Car, si nous ne voulons pas d’une université fusionnée sur le modèle de celle qui se préparait jsuq’à la fin 2011, nous croyons fortement en la coppération inter-universitaire. Mais, à cette échelle comme au sein de notre établissement, nous pensons qu’il faut partir de l’existant, des besoins qui émergent sur le terrain et des volontés exprimées, plutôt que d’appliquer de manière autoritaire et déconnectée des réalités, un schéma technocratique qui nous précipitera un peu plus vers une forme d’abdication.
    Vous remerciant pour l’intérêt sans faille que vous portez à l’avenir des universités,
    Jean-Yves Coquelin
    ancien vice-président CEVU de l’université Bordeaux 3
    candidat à la présidence

  4. DUBOIS Christine

    Dans cet article, il me semble que vous oubliez le syndicat majoritaire des BIATOS de l’Université de Bordeaux : UNSA (SNPTES- A&I-). les dernières élections au C.T le démontre clairement.
    Je serais heureuse de vous rencontrer pour vous faire part des points de vue de mes collègues BIATOS sur la réforme interne de l’établissement qui a crée un tel désarroi dans les UFR et services.

  5. Yean-Yves Coquelin n’a pas apprécié mon commentaire en début de page. Il a traduit en « salve d’applaudissements » mes propos pour ce qui, je crois, concernait la phrase de P. Dubois : « Selon nos sources, Alternative n’a pas de vocation à gouverner l’université ».
    JY Coquelin a pu se sentir offusqué, et je le comprends. Mon intention n’était pas celle-là.
    Je trouvais que les phrases fortes de P. Dubois étaient :
    1- « Et pourtant et au final, je me dois d’insister sur une très grande qualité de Bordeaux 3. Sur un seul site, toutes les informations nécessaires pour aller voter début mars »,
    2- « Bravo à Bordeaux 3 : l’université fait la course en tête pour le palmarès de la la communication externe… et de la démocratie dans une campagne électorale fort importante. »,
    ce qui a entrainé mon commentaire spontané du 29 février.
    J’apprécie le courage de Jean-Yves Coquelin et ses capacités dans l’art de la rhétorique. Je lui souhaite une bonne fin de campagne.

  6. MC

    Bonjour,

    J’avoue que je serais assez curieux de savoir pourquoi vos sources bien informées n’ont rien su vous apprendre sur la seconde liste « Jourdan »… D’autant qu’elles ont su vous fournir une photo 🙂

    Cordialement,

  7. pdubois

    @ Christine Dubois. Vous avez raison de rappeler que l’UNSA est majoritaire à Bordeaux 3… mais aussi globalement dans les universités. On oublie trop souvent l’évolution de la représentativité syndicale dans le SUP. Le président en fonction Patrice Brun est aussi adhérent à l’UNSA. Votre commentaire laisse entendre que vos futurs élus au CA ne voteront pas forcément pour le candidat qui représente la continuité, Jean-Paul Jourdan, et ce à cause des effets de la réforme interne (diminution du nombre de composantes et rôle des départements). Dans la chronique, j’en signale aussi les effets positifs du point de vue de la place de Bordeaux 3 dans la future Université de Bordeaux.

    Malheureusement, habitant Strasbourg, retraité et blogueur bénévole, je ne peux venir vous rencontrer à Bordeaux pour discuter de la réforme interne. Quand je suis venu à Bordeaux 3 en novembre 2010, j’ai rencontré des syndicalistes de l’université. Il en est résulté 3 chroniques sur « le blues des syndicats » http://blog.educpros.fr/pierredubois/2010/11/20/le-blues-des-syndicats-3/

    @ MC. La déontologie du blogueur fait que je ne publie pas les commentaires anonymes (sauf si je connais la raison de l’anonymat). Je publie pourtant le vôtre car je considère que vous n’avez pas bien lu la chronique. Si vous l’aviez bien lu et visionné les photos que j’ai prises en novembre 2010 à Bordeaux, vous auriez constaté que la photo de Jean-Paul Jourdan a été prise par mes soins. Elle ne m’a donc pas été envoyée par la liste Jourdan.

  8. DUBOIS Christine

    Je crains m’être mal fait comprendre dans ma réponse initiale. Je ne portais pas de jugement sur le vote de mon syndicat pour l’un ou l’autre des candidats. Après avoir lu avec attention votre blog, je vous informais -simplement- qu’à Bordeaux 3, il existait, aussi, un autre syndicat (UNSA) représentant les Personnels BIATOS.
    je vous remercie de ne pas interpréter mes propos sur les élections internes à Bdx3 : il ne m’appartient pas de décider pour mes collègues du choix du candidat.
    Pour la photo de Jean Paul Jourdan,j’avoue ne pas comprendre vos propos car il me semble pas en avoir fait état : Il doit s’agir d’une confusion avec un autre blogueur !!

  9. Agnès LABORDE

    Sur la réforme interne :
    Vous dites être venu en novembre 2010. La dite réforme fut mise en place en septembre 2010. Il n’y avait donc aucun recul. Nous en avons un maintenant et le désarroi des collègues (BIATOS et enseignants) est, comme le dit, Christine Dubois, largement partagé au sein de notre communauté.
    Il faut à mon sens, faire une différence entre le principe de la réforme interne et sa mise en place. Un principe peut-être bon et sa mise en place dévastatrice.
    Il y a quelque chose de contradictoire dans le fait de dire que cette réforme interne induit des effets positifs dans le cadre de la NUB alors même que la liste qui se réclame de la continuité (de celle qui a mise en place la réforme interne) est contre la NUB.

    Par ailleurs, comme le souligne cette même collègue, le choix du candidat se fait pas un vote dans chaque section et à ma connaissance aucun vote n’a encore eu lieu, même si, un certain nombre de BIATOS, pour ne pas dire un nombre certain de BIATOS est embêté par cette posture. En effet, ils vont devoir voter pour des représentants BIATOS sans savoir pour quel candidat à la présidence ils voteront au CA.
    C’est comme si, et je l’ai déjà écrit dans un mail en interne, les français votaient pour des députés sans savoir pour quelle politique ils étaient…
    Ceci pose donc, de manière évidente, dans le cadre de la LRU qui a renforcé le pouvoir politique du CA, l’établissement de listes syndicales et non politiques. J’entends par politique, politique d’établissement, projet d’établissement.

    Quoiqu’il en soit, je tenais à dire que l’interprétation que vous donnez des propos écrits par Christine Dubois me paraît quelque peu hasardeuse….

  10. @ christine Dubois et Agnès Laborde. Merci de vos commentaires précis et argumentés. D’accord : une différence est bien sûr possible et m^^eme fréquente entre un principe et son application réelle « dévastatrice ». Pour ce qui est de la position de la liste Partages (JP Jourdan), il faut relire la profession de foi : sur la NUB, elle est nuancée et fort précise.

    Pour les élus BIATOSS : ils sont maintenant devant leurs responsabilités : voter pour Pierre Beylot ou pour Jean-Paul jourdan ?
    Lire la nouvelle chronique sur les élections à Bordeaux 3 : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/03/08/la-prime-a-bordeaux-3-7-6-1/

  11. Agnès LABORDE

    Réponse au dernier commentaire :
    Voter pour Jean-Paul Jourdan ou Pierre Beylot ?
    Le dit commentaire est publié hier. J’apprends donc pas ce blog que Jean-Yves Coquelin ne se présentera pas à la Présidence de l’université.
    Merci pour cette info.
    Autre commentaire plus général : les effets de la prime à la majorité au CA.
    Et oui, c’est tout sauf démocratique. C’est ainsi que la liste Agir recueille 7 voix avec peu de différence de voix avec la liste Partage.
    C’est ainsi, aussi, que la liste Partage recueille 5 sièges dans le collège B avec peu de différence de voix avec la liste Agir.
    Quant à la liste Alternative, elle aurait sans doute u plus de siège avec un mode de scrutin fondé sur le quotient et le plus fort reste.
    le mode de scrutin au CA dans le cadre de la LRU profite à tous et désavantage tous, tout simplement, comme je le disait au début de ce commentaire parce qu’elle est anti-démocratique au possible.
    Quel est le parti politique, à l’époque de son vote à l’assemblée qui était contre la LRU ? (j’entends parti politique fort représentatif).

  12. @ Agnès. Parfaitement d’accord avec vous pour contester la gouvernance instaurée par la LRU.

    Un point. Concernant Jean-Yves Coquelin, je suis allé un peu vite en besogne. J’ignore s’il sera ou non candidat. Ce que je voulais dire en fait : il peut être candidat à la présidence et se maintenir s’il y a plusieurs tours de scrutin. Mais ça ne se serait jamais vu dans les scrutins universitaires.

    Le candidat ayant le moins de voix se retire (il peut dire alors pour qui il votera ou ne rien dire du tout, ou encore voter blanc). Je ne crois pas que Jean-Yves Coquelin, s’il est candidat, se maintienne à un éventuel second tour. Il est trop « responsable » pour jouer à ce petit jeu.

  13. Agnès Laborde

    Je crois savoir effectivement que Jean-Yves Coquelin est quelqu’un de responsable et c’est pour cela qu’il fera ce qu’il devra faire. Ou plutôt, j’imagine qu’il fera ce que la liste Alternative souhaitera qu’il fasse.
    Juger de ce qui est « responsable » ou pas me paraît un exercice périlleux.