Le SNESUP met la pression !

Le SNESUP s’est réuni en Congrès d’étude au Mans, les 24 et 25 mai 2012. A l’unanimité, il a lancé un appel : « La rupture, maintenant !« . A trois semaines des élections législatives, le syndicat met la pression sur le gouvernement. Normal.

« La communauté universitaire revendique la reconstruction du service public d’enseignement supérieur et de recherche durement attaqué depuis une dizaine d’années, plus particulièrement lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy ».

« Dès maintenant le SNESUP exige la dénonciation de toutes les conventions Etat-IDEX ; une campagne exceptionnelle pour recruter 1000 enseignants-chercheurs supplémentaires dès 2012 ; les moyens financiers pour combler le déficit budgétaire des universités en difficulté et garantir la prochaine rentrée universitaire ; la réaffectation à la MIRES des fonds de l’ANR et du Crédit Impôt Recherche ; la revalorisation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice ».

« Cette rupture doit se traduire par des engagements immédiats : … abrogation de la loi LRU et de ses décrets d’application« Abroger la gouvernance des universités instaurées par la LRU : bien d’accord !

Il faut cependant observer que les militants locaux du SNESUP ont eu des comportements fort différenciés d’une élection universitaire à l’autre. Ici, ils sont parvenus à gagner l’élection à la présidence de l’université. Là, en dépit d’une victoire dans le collège des maîtres de conférences, ils n’ont pas présenté de candidat à la présidence. Là enfin, ils se sont affichés sur des listes concurrentes. Ce n’est pas un effet de la loi LRU ! Chroniques sur les syndicats et les élections universitaires.

Présider et diriger les universités ou se constituer en contre-pouvoir ? Que veut le SNESUP en matière de gouvernance des universités ? Qu’entend-il par « fonctionnement démocratique des établissements et respect des instances élues » ?

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Une réponse à “Le SNESUP met la pression !

  1. Martainville

    C’est la lutte finale… du passé faisons table rase. Plaisanterie mise à part, la ringardise des syndicats est affligeante. Il serait temps qu’ils s’adaptent à la modernité, et aussi aux préoccupations concrètes, pratiques et pragmatiques des universitaires (la nouvelle génération). Que de slogans creux, hélas. L’Université a besoin d’un autre syndicalisme, en phase avec son époque. Nous ne sommes plus au XIXe ou au XXe siècles. Tournés vers le passé, vers un ouvriérisme dépassé, les syndicats ont cautionné – à l’insu de leur plein gré – le décrochage de la condition universitaire (salaires, primes à la publication, à la soutenance de thèse, etc…). On ne peut titulariser toute le monde et son père. On peut recruter tout le monde. Soyons sérieux. La réforme LRU a permis au moins d’alléger la tutelle syndicale sur l’institution. On attend de nos syndicats un discours optimiste, enthousiaste sur l’excellence, le talent, et non pas des aigreurs rabougries, des nons perpétuels. Ils doivent prendre conscience que les universitaires sont saturés de la médiocrité du système, et qu’il est temps qu’on le stimule.

  2. Martainville

    Et je rajouterai, la rupture c’était Sarkozy, le changement c’est Hollande. Quid de la rupture dans le changement ? Que le SNES sup qui a soutenu la gauche, se débrouille pour faire rompre Hollande… Eh oui : qui est pris qui croyait prendre. Il n’y aura guère de différences entre les deux politiques… à quelques nuances de style. Je comprends que le SNES sup n’ait pas confiance en Hollande… et verse pour eux une larme de compassion… A mêler le politique au syndical ont en arrive là…