Orléans. 2 candidats à la présidence

Jeudi 31 mai 2012 : les personnels de l’université d’Orléans sont appelés à élire leurs représentants dans les Conseils centraux. Fort bon niveau de transparence : toutes les informations sont en ligne (note d’information, bureaux de vote, listes des électeurs, modèles d’actes de candidature, modèles de procuration, listes de candidats, professions de foi).

Le scrutin de demain a le mérite d’opposer un nombre limité de listes de candidatures au Conseil d’administration (22 membres) : 2 dans le collège A des professeurs (7 sièges à pourvoir), 3 dans le collège B des autres enseignants (7 sièges), 4 dans le collège des BIATOSS (3 sièges). En fait, ce nombre est plus limité qu’il n’y paraît car 2 listes concourent dans les 3 collèges et 1 liste dans 2 collèges.

Deux listes dans le collège A, conduites par les deux candidats à la présidence. Youssoufi Touré, président en fonction, est candidat à sa succession ; il conduit la liste « Unité, Proximité, Ambition » (profession de foi); Photo ci-contre. Jérôme Durand-Lose, challenger, mène la liste « ESPER«  (profession de foi d’Ensemble pour un service public d’enseignement et de recherche de qualité dans une université démocratique) ; la liste est soutenue par le SNESUP et des non syndiqués. Photo ci-dessous.

Les deux listes soutenant les candidats à la présidence sont également présentes dans le collège B. Dans ce collège, une troisième liste, « Agir ensemble pour notre université« , est soutenue par l’UNSA (profession de foi).

Deux des trois listes présentes dans le collège B se retrouvent dans le collège des BIATOSS : liste UNSA, liste Touré. La liste ESPER y a un allié objectif : la liste FSU. 4ème liste en course : Sudversion, soutenue par Sud Education (profession de foi).

Quelques points clés des élections d’Orléans. Deux listes seulement briguent la présidence et le scrutin peut se résumer de manière certes caricaturale : réélire ou sortir le sortant, Youssoufi Touré. Une campagne électorale de courte durée et placée dans un calendrier inapproprié selon le SNESUP. Un blog créé par chacune des trois listes : liste Touré, liste Durand-Lose, liste UNSA. Pas de débat public entre les deux présidentiables. Des réunions électorales peu fréquentées. Un scrutin qui ne sera validé que le 4 juin, les élections ayant lieu un jeudi, le 31 mai.

J’ai interviewé Jérôme Durand-Lose jeudi 24 mai et Youssoufi Touré vendredi 25 mai, et ai participé à une de leurs réunions électorales… fort peu fréquentées. J’ai lu leurs professions de foi et me suis fait une opinion. Je ne me permettrai pas de la dévoiler !

Deux résultats possibles et observés dans les autres élections universitaires. Soit la même liste l’emporte dans les deux collèges enseignants et conquiert facilement la présidence. Soit chacune des 2 listes l’emporte dans un seul collège et on a alors les effets de la « prime tueuse« , du type 6 sièges à 1 dans le collège A, 1, 5, 1 dans le collège B, 1, 1, 1 dans le collège des BIATOSS. Dans ce dernier cas, ce sont les élus étudiants qui feront le président.

Les élections étudiantes ont eu lieu les 27 et 28 mars 2012 (PV des résultats). Les jeux sont donc déjà faits pour eux : 5 sièges à pourvoir, 6 listes en présence, 2.651 votants (taux de participation de 19,06%). 5 des 6 organisations en lice ont obtenu 1 siège (Bouge ta fac, LEO les étudiants d’Orléans, MET, Cé, UNEF). Les discussions avec les 5 élus étudiants ont probablement commencé dès l’issue du scrutin étudiant. Qui votera pour qui ?

Un souhait pour l’université d’Orléans : que les enseignants, professeurs et autres enseignants votent demain pour la même liste ! Si la prime tueuse faisait encore une fois ses ravages, le sort de l’université serait alors dans les mains des dissensions voire des conflits entre 5 organisations étudiantes. Orléans ne mérite pas cela ! Photo ci-dessous : Youssoufi Touré et une partie de son équipe.

5 Commentaires

Classé dans C. Centre Val de Loire

5 réponses à “Orléans. 2 candidats à la présidence

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  2. Très bonne analyse arithmétique du scrutin de demain.
    Je voudrais néanmoins préciser l’enjeu du scrutin de demain à Orléans : le scrutin du 31 mai n’est pas l’élection d’un homme ou d’une femme qui souhaite être président(e), mais l’élection de candidats à représenter les personnels au travers d’idées affichées, dans 3 conseils distincts.
    Erreur qui fait passer la charrue avant les bœufs : il y aura bien un moment où le CA élira un(e) président(e), et là il pourra y avoir des « candidats en lice » pour ce faire, – mais nous n’en sommes pas là ; nous n’en sommes selon nous qu’au débat d’idées, que selon nous ne doit pas être escamoté par les ambitions personnelles d’hommes dont la valeur est par ailleurs attestée.
    Ce débat d’idée est donc clairement porté par la seule des 3 listes qui ne soutient pas un « homme » mais bien des idées : la liste Agir Ensemble Pour Notre Université !
    Je vous remercie de nous avoir cité dans votre article ; je regrette aussi de ne pas avoir pu vous rencontrer durant cette campagne qui s’achève demain (nous n’avons pas pu faire autant de réunions que nos collègues Y. Touré et J. Durand-Lose ; nous étions néanmoins une dizaine à la fac de sciences ce midi !).
    Au plaisir de vous lire.
    Julien Borderieux, @J_Borderieux

  3. Anthony G.

    Pour voir et entendre M. Youssoufi Touré au PRES Centre Val de Loire, le voir dans son non-dialogue avec Tours (ou plutôt « tirer la couette » vers lui), j’espère qu’il ne sera pas ré-élu.

    Sa phrase prononcé lors des vœux du PRES 2011 fait encore échos « des doctorants au collège doctorale ? Pourquoi faire ? ils ne serviront à rien ».

    Le cabinet de M. Touré est bien opaque… « Circulez, y’a rien à voir, on gère nous même »

  4. Pour une fois personnels et étudiants seront reunnis dans la désunion!!
    Mais on n’arrive quand meme + a débattre…

  5. Coline

    Ça y est, le verdict est tombé… Celui des urnes, du moins. Le président sortant revient, triomphant de surcroit. Et pourtant.. le mandat précédent a été ponctué de plusieurs recours au TA pour la démocratie étudiante bafouée, pour des demandes de protection fonctionnelle refusées… Il y a aussi eu des projets incompris par la communauté universitaire, des décisions autoritaires de fusion/disparition de composantes, un travail épuisant et vain sur des dossiers qui de toute façon n’ont pu être examinés par les conseils, un fonctionnement qui niait régulièrement les instances représentatives en s’appuyant sur un nombre délirant de comissions aux membres désignés (vs élus), une insatisfaction palpable à bien des niveaux… Je suis amère qu’aucun projet plus humain, plus social, plus démocratique n’ait motivé les troupes, et amère aussi de la regle de calcul imposée par la lru, qui fera passer à l’écrasante majorité un président dont la liste, au final, ne recueille que 40% des voix.