Stammtisch avec Michel Rocard

Strasbourg, place de l’université, terrasse du Café Brant, jeudi 14 juin 2012, stammtisch avec Michel Rocard, venu soutenir son ami de longue date, Armand Jung, qui sera, sauf énorme surprise, réélu député socialiste de la 1ère circonscription d’Alsace, dimanche 17 juin. Photo de gauche à droite : Armand Jung, Michel Rocard, Éric Elkouby, suppléant.

Michel Rocard, 81 ans, bon pied bon œil, un peu dur d’oreille certes et heureux de pouvoir en griller une, le stammtisch terminé. Larges gestes accompagnant sa faconde. Il traite de problèmes sociétaux majeurs, de questions de fond, trop souvent évacués de la campagne électorale et peu abordés par les médias parce qu’ils font mal et peur.

Ces problèmes, Michel Rocard les situe dans la profondeur historique passée et à venir. Effets de serre, endettement structurel des américains, dégâts provoqués par la pensée unique du monétarisme et du marché, crises à répétition et s’aggravant, insupportable domination de l’économique sur le politique, fautes lourdes des banques, produits dérivés et spéculations…

Que faire ? L’Europe ! Une Europe politique qui dicte ses lois à l’économie, qui met à genou le capitalisme…

Question à Michel Rocard. « Vous êtes avec Alain Juppé le père du Grand emprunt pour la recherche, l’innovation. Quel bilan faites-vous des investissements d’avenir » ? « C’est une fort bonne opération ; mais on ne pourra en évaluer les résultats que dans quelques années ». Je ne suis pas convaincu par cette réponse fort optimiste. Mais ce n’est pas le moment de polémiquer !

16 heures, le stammtisch est terminé. Fort sympa, ce genre de réunion électorale ! C’est le candidat à la députation qui paie les consommations de la quarantaine de strasbourgeois présents. Merci Armand Jung ! Son blog.

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2 Commentaires

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

2 réponses à “Stammtisch avec Michel Rocard

  1. PR27

    En effet, les investissements d’avenir sont des programmes assez problématiques. Dans mon domaine, par ex., j’aurai joué 3 fois, et je constate qu’il faut vraiment une condordance pour être accepté : vraiment le bon sujet (car ils changent tous les ans), au bon moment. Le bon sujet, mais l’année d’avant, ou d’après, ou avec 6 mois de décalage, ça ne va pas. Un projet à 1M€, ça ne va pas, il faut un projet à 2M€. Etc…
    Les académiques ne comptent guère dans ces appels, ce sont les industriels et leur modèles économiques qui sont décisifs. Pourquoi pas… mais par pitié qu’on n’amagalme pas les budgets ces projets avec ceux de la recherche scientifique. Bilan des projets ANR blanc de cette année : gros méchant coup dans le budget, très peu de projets de pris. Des processus toujours nettement moins transparents (au moins pour les soumetteurs de projets) que les congrès et revues académiques. Ca lasse.

  2. realiste

    Non Pierre pas la peine de dire merci au député en campagne qui règle les consommations. C’est comptabilisé dans ses frais de campagne et remboursé par des fonds publics, après validation de ses comptes.