Archives mensuelles : novembre 2012

18 décembre : "Change ton campus"

Chroniques sur les élections universitaires à Strasbourg. L’association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (AFGES / FAGE) a gagné les élections étudiantes aux conseils centraux de l’université. Son site titre : « un raz-de marée pour l’AFGES« . Quatre élus au conseil d’administration sur cinq.

5.291 étudiants ont voté pour la liste AFGES contre seulement 1.912 pour l’UNEF et 597 pour UNI-MET. La participation a atteint un taux élevé de 18,71% (8.007 votants sur 42.792 inscrits). L’AFGES a fait un score plus élevé encore que lors des élections précédentes. Sa représentativité chez les étudiants est forte et incontestable. Résultats des élections étudiantes : communiqué de presse, résultats plus détaillés sur le site de l’université. Adeline (photo ci-contre et chronique) est élue au CEVU.

Les 4 élus de l’AFGES au CA vont faire le président de l’université de Strasbourg, le 18 décembre 2012. Le futur président a besoin de 12 voix sur les 22 voix du CA pour être élu. Alain Beretz, président sortant candidat à sa réélection, dispose de 7 voix dans les deux collèges enseignants et sans doute d’une voix chez les BIATTS. 8 voix en tout ; pour être réélu, il a besoin des 4 voix de l’AFGES.

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Droit à la formation initiale différée

Les propositions du comité de pilotage des Assises, en matière de formation tout au long de vie, sont quasi inexistantes, ne font qu’encourager la mise en œuvre de droits reconnus. Certains d’entre eux – le congé individuel de formation – datent de plus de 40 ans !

Proposition 24. Encourager les établissements à développer le nombre des formations en alternance et par apprentissage, en formation initiale ou tout au long de la vie. 27. Développer la possibilité de doctorat en formation continue ou en alternance. 25. Faciliter la validation des acquis de l’expérience, simplifier et accélérer les procédures, diminuer les coûts selon les certifications visées. 26. Encourager le retour en formation et la formation tout au long de la vie en général en renforçant les financements de formation continue et en adaptant les rythmes et les méthodes d’enseignement aux salariés ».

Une proposition mériterait d’être précisée : « 26. Encourager la reprise d’études pour les bacheliers professionnels ou technologiques qui ont déjà eu une première expérience professionnelle ». Signifie-t-elle qu’il faut dissuader, empêcher une partie des bacheliers professionnels de poursuivre immédiatement des études après le baccalauréat ? Sélection à l’entrée de l’université : mot tabou jamais mentionné dans les 121 propositions des Assises (sauf pour la première année des études de santé).

Dommage, vraiment dommage que le comité de pilotage des Assises n’ait pas pris en compte les propositions de Jean-Marie Filloque, vice-président Formation Tout au long de la Vie, en charge du CEVU de l’université de Bretagne Occidentale (Brest), ancien président du réseau national de la Formation Continue Universitaire. Je partage totalement ses analyses, ses argumentations et ses propositions (chronique : “alarme pour les bacs pros“. Lire la contribution de Jean-Marie Filloque pour les Assises (photo du 28 novembre 2012.

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Classé dans C. Bretagne Normandie

Quiz. Quelle est cette université ?

Quiz. Quelle est cette université ? Cinq photos des 27 et 28 novembre 2012.

Le tramway. Dessert-il l’université ?

Siège de la présidence. Nom du président de l’université ?

Parvis de l’une des Facultés. Laquelle ?

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Classé dans B. Quiz, C. Bretagne Normandie

Quiz. Il ne fut pas "Interne"

Citation d’un livre récent. L’auteur se qualifie lui-même « d’électron libre » dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche. Quiz. Son nom ? Le titre de son autobiographie décoiffante ? Quelques-unes des fonctions importantes qu’il a occupées avant sa retraite ?

« L’Internat des hôpitaux est une invention de Napoléon. La Convention avait fermé les universités. En ce qui concerne la médecine, ce n’était pas une grande perte. Finis les cours en latin, finies les querelles byzantines entre maîtres emperruqués, finies les consultations par correspondance. Internet n’était pas encore à l’oeuvre qui va les ressusciter. Les apprentis médecins allaient enfin rencontrer des patients ».

« La convention réorganisa les hôpitaux et créa le 14 frimaire de l’an III (4 décembre 1794) trois « temples » de la médecine, les Ecoles de santé de Paris, Montpellier et Strasbourg. Bordeaux suivra de peu. Mais c’est de Paris que le renouveau allait venir sous l’impulsion de Jean-Nicolas Corvisart, médecin de Bonaparte, et d’Antoine-François Fourcroy, un chimiste, qui imposeront pour deux siècles la suprématie médicale de Paris ».

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Classé dans B. Quiz, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Ile-de-France, F. 19ème et 20ème siècles

Ne lisez pas l’enquête Masters 2009

Ne lisez pas les résultats de la 3ème enquête sur les diplômés de masters obtenus en 2009, parue le 13 novembre 2012. Elle présente les mêmes défauts et la même inutilité que celle de l’an dernier. Absence de communiqué de Geneviève Fioraso. J’évite de me fatiguer à écrire la même chose qu’un an plus tôt ! Et donc, ci-dessous copie de la chronique de l’an dernier et de ses « explications de texte ».

« Ne lisez pas les résultats de la 2ème enquête sur les diplômés de masters obtenus en 2008 (situation au 1er décembre 2010). Ils sont donnés université par université, pour 4 grands types de discipline, chacune d’entre elles comportant plusieurs sous-disciplines. 4 indicateurs sont retenus pour mesurer la qualité du devenir professionnel : taux d’insertion, taux de cadres et de professions intermédiaires, taux d’emplois stables, taux d’emplois à temps plein.

Ne lisez pas les résultats de l’enquête. L’indicateur “taux d’emploi à temps plein” ne sert à rien. Le “taux de cadres et de professions intermédiaires” est un fort mauvais indicateur : depuis qu’existe la nomenclature des niveaux de formation (début des années 70), le statut attendu pour un diplômé de bac+5 est celui de cadre et non celui de profession intermédiaire ; la fusion des deux catégories masque des déclassements. Et surtout, il manque, comme l’an dernier, un cinquième indicateur, le salaire ! C’est bien sûr l’indicateur le plus important. Mais l’incomplétude des indicateurs ne suffirait pas pour décider de jeter l’enquête de la DGESIP à la poubelle. Il y a d’autres problèmes !

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Le doctorat en sciences en Europe

Merci à François-Xavier Martin pour sa contribution au débat sur le doctorat. “Doctorats scientifiques : y a-t-il un retard français ?” Lire le texte

« Les 3 principaux pays européens (Allemagne, France et Royaume-Uni, soit 210 millions d’habitants) forment un peu plus de docteurs en sciences et ingénierie que les États-Unis (314 millions d’habitants) et presque quatre fois plus que le Japon (127 millions)”.

“Si l’on y ajoute les autres pays du continent, l’Europe (même sans l’appoint de la Russie) est de très loin le principal formateur mondial au niveau du doctorat en sciences et ingénierie puisqu’elle décerne annuellement deux fois plus de diplômes de ce niveau que les États-Unis et 75% de plus que la Chine”.

“Le retard de la France vis-à-vis du Royaume-Uni et surtout de l’Allemagne provient essentiellement des matières non-scientifiques : pour l’ensemble lettres-droit-économie-sciences humaines, l’Allemagne décerne trois fois plus de doctorats que la France (et le Royaume-Uni deux fois plus) alors que dans les matières scientifiques le retard français sur l’Allemagne (qui a une population supérieure) n’est que 25% (10% dans le cas du Royaume-Uni de population légèrement inférieure)”…

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CIR. Recruter 2.000 docteurs en 2013

Suite logique du « Dossier Crédit Impôt Recherche » : embaucher davantage de jeunes docteurs ! Combien de jeunes embauchés chaque année dans le cadre des dispositifs actuels du CIR ? Selon le Ministère, les entreprises ont été de plus en plus nombreuses à embaucher de jeunes docteurs : 439 en 2007, 700 en 2008, 781 en 2009, 886 en 2010“.

Le rapport de juillet 2012 de Michel Berson, sénateur socialiste, remis à Geneviève Fioraso, propose la refonte du CIR (communiqué du Sénat). Deux propositions : “favoriser la collaboration entre entreprises et organismes publics de recherche ; renforcer les dispositions incitatives en faveur de l’embauche de jeunes docteurs. Qu’attendez-vous, Geneviève Fioraso ?

Dans un commentaire, Philippe G. m’a signalé deux documents-clés à la base de cette nouvelle chronique. Merci à lui ! Le site Les Docteurs, le sens neuf de l’entreprise a publié un document intitulé, “Recrutez un docteur, bénéficiez des compétences d’un expert de l’innovation et optimisez votre CIR. Calcul établi par Les Docteurs : “le bénéfice du crédit d’impôt peut permettre de couvrir l’intégralité des 24 premiers mois de salaire du docteur (à hauteur de 108% du salaire), contre seulement 47% dans le cas d’un autre recrutement ».

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Dossier "Crédit Impôt Recherche"

Pourquoi donc attirer l’attention sur le Crédit Impôt Recherche (CIR) ? Parce que tous les docteurs ne sont pas recrutés comme enseignants-chercheurs ou chercheurs dans la fonction publique. En effet, les enquêtes sur le devenir des docteurs révèlent que 1. toutes disciplines confondues, ils sont presque aussi nombreux à travailler dans le privé que dans le public, 2. que les docteurs scientifiques sont plus nombreux à travailler dans le privé que dans le public (enquêtes CEREQ).

Quel lien entre le doctorat et le Crédit Impôt Recherche ? Les doctorants doivent-ils construire leur projet professionnel en début de thèse en pensant au CIR ? Je me suis posé la question lors d’un débat organisé par des écoles doctorales de Toulouse en mars 2012 ; je dois me la poser pour une formation doctorale à Brest, la semaine prochaine.

En route pour un jeu de piste, pour un parcours de découverte du Crédit Impôt Recherche, de 2008 (date d’une réforme importante) à 2013 (projet de loi de finances), en passant par les Assises.

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Effectifs de la R et D : 393.100

Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche (RRS), DEPP, 2012. Données provisoires pour 2010. La chronique ci-dessous se fonde sur des « citations des RRS« . Évolution des effectifs dans la recherche et développement. Répartition des effectifs par sexe, grade, région. Répartition public / privé. Taux de doctorants dans les effectifs totaux. Lire aussi : « Les chercheurs en entreprise : forte augmentation sur la période 1997-2007« , DEPP, Note d’information, avril 2011.

Indicateur 11.5. Les effectifs de la recherche et développement. « Le personnel total rémunéré pour les activités de recherche et développement en 2010 est évalué à 393.100 personnes en équivalent temps plein recherche, dont 59 % sont rémunérées par les entreprises. Les effectifs augmentent de 1,4 % par rapport à l’année 2009, avec une progression plus soutenue pour les chercheurs (2,9 %). Parmi les 239.600 chercheurs, 58 % sont rémunérés par les entreprises« .

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Dépenses de R et D : 46,63 mds€

Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, DEPP, 2012. Données provisoires pour 2010. La chronique se réfère aux indicateurs RRS et se fonde sur des “citations“. Données plus détaillées dans L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche en France (édition 2012).

Indicateur 11.1. Dépense nationale de recherche et développement. 44,63 milliards d’euros en 2010, en progression de 1,7% par rapport à 2010 (43,41), et par rapport à 2006, année de changement de série (38,74). La part des entreprises dans cette dépense est de 57,1%, en progression depuis 2006 (54,7%).

Indicateur 11.2. Les dépenses des entreprises sont les plus fortes dans l’industrie automobile (4,2 milliards en 2010), l’industrie pharmaceutique (3,27), dans la construction aéronautique et spatiale (2,96), dans les activités informatiques et services d’information (1,63). « Les grandes entreprises [plus de 500 personnes] représentent 5 % des entités effectuant des travaux de recherche et développement (R&D), mais réalisent 70 % de la dépense pour un montant de 19,1 milliards et reçoivent 1,8 milliard des financements publics (soit 70 %)”.

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