La vice-présidente virée se révolte

Élection du président de l’université de Strasbourg : c’est aujourd’hui !

Vieuloup m’a adressé le message suivant. « A propos d’équipe présidentielle. Lors d’un changement de gouvernement, suite à une élection présidentielle en particulier, les ministres ne sont que rarement reconduits, et il faut pour cela d’excellentes raisons politiques ou personnelles. Dans quelle république bananière verrait-on un ministre sortant s’insurger contre son éviction ? Eh ! bien, ce à quoi nulle personne sensée n’aurait songé, Catherine Mongenet l’a réalisé : voici sa lettre ouverte au candidat-président », Alain Beretz ! La lettre est datée du 13 décembre 2012.

« Alain. Quand tu insistais pour me donner rendez-vous à la première heure, vendredi 7 décembre, j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que tu m’as annoncé : la menace de perdre les élections te fait calculer chaque voix, tu as besoin des voix des syndicats BIATSS pour gagner, tu dois donc leur donner des garanties et pour cela je deviens celle de trop dans ta nouvelle équipe présidentielle ».

« Lorsque je te rappelle l’engagement que tu as pris de me confier la Vice-présidence Politique Numérique dans ta nouvelle équipe (si tu es élu), lors de notre entretien du 19 octobre, tu m’expliques, je te cite, « que la donne a changé », que les syndicats BIATSS avec lesquels tu négocies depuis le résultat des élections, ont demandé ma tête. Lorsque j’insiste, tu me confirmes que, de tous les VP vis-à-vis desquels tu t’étais engagé sur la poursuite de leur mandat en octobre dernier lors de l’entretien individuel que tu avais accordé à chacun de nous, je suis la seule dont la tête est réclamée« … Lire la suite…

Commentaires fermés sur La vice-présidente virée se révolte

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Une réponse à “La vice-présidente virée se révolte

  1. A. Nonyme

    Et quel bilan…
    Des projets pharaoniques contribuant à ruiner l’université et dont l’avenir est incertain, une saignée dans les effectifs des services numériques, des personnels désabusés et démotivés par les restructurations successives et la charge de travail, un socle informatique en danger d’obsolescence, 3 directeurs informatiques en cours de son mandat (est-elle vraiment la seule dans ce milieu à ne pas savoir pourquoi la directrice est partie en novembre 2011 ?).
    On ne peut pas vraiment parler de bilan positif.

  2. Martainville

    Quand Beretz fait du Hollande : comment séduire, rassembler le bric et le broc, puis finir par tromper ses électeurs. la meilleure qu’il ait à faire après un échec électoral (il aurait dû cartonner chez les enseignants-chercheurs), c’est de retourner dans son labo…

    Beretz s’est-il présenté sur une liste ?

  3. françois

     » Dans quelle république bananière verrait-on un ministre sortant s’insurger contre son éviction ?  »

    En France (Christine Boutin).

  4. Tintin

    Vu d’assez loin, qu’il y ait du sang et des larmes pour mettre à niveau les systèmes numériques de l’Université, ce n’est pas très surprenant …

    Que des organisations de cette taille fonctionnent encore avec des logiciels aussi parcellaires qu’APOGEE, HARPEGE, et que beaucoup de tâches administratives semblent encore être manuelles (quels sont les intervenants qui n’ont pas eu à remplir des formulaires papier sortis d’un mauvais scanner ?) est une hérésie.
    Quand on voit un tout petit peu l’intérieur de l’université, on voit que les standards d’excellence revendiqués pour la recherche sont très très loin de s’appliquer pour ses services logistiques.

    Alors on peut poursuivre la question qui est posée dans cette lettre : quid de la continuation de la politique numérique à l’Université de Strasbourg ? Au-delà des personnes, quel est l’engagement pris par les candidats vis-à-vis de la mise à niveau du système d’information (peut être ce qu’un commentaire désigne par « projet pharaonique » ?) .

    Ce sont des projets qui coûtent cher, mais toutes les grosses boites et les universités de haut niveau à l’étranger en sont passées par là. Il faut être cloîtré dans son petit monde pour ne pas s’en apercevoir.

  5. A. Nonyme

    Pour fournir des lunettes à Tintin qui voit d’assez loin : on peut mettre à niveau les systèmes numériques sans pour autant y mettre le feu. Les évolutions n’ont pas forcément besoin de sang et de larmes pour réussir, pour peu qu’on y mette un peu d’humanité.

    Dans les systèmes d’information, le premier composant est l’ensemble des processus humains, avant toute vision technique : que des formulaires papiers circulent encore montre l’étendue de la tâche à accomplir pour que les acteurs atteignent une maturité numérique. Point n’est besoin de système informatique sophistiqué pour cela.

    En tous cas, point n’est besoin de projet aussi vertical (et aussi parcellaire que son prédécesseur, au sens du système d’information) que le remplaçant d’Apogée. L’université a fait le pari d’une participation financière ultérieure d’autres établissements. C’est un pari aléatoire, car basé sur le succès à Strasbourg d’un logiciel nord-américain dont l’adaptation au contexte universitaire français semble malaisé, et dont les premières versions montrent que la tâche des personnels administratifs ne va pas être facilitée. Voici un exemple de projet pharaonique.

    Paris VI s’est frottée à l’exercice, et a fini par jeter l’éponge. Voilà qui devrait interpeler.

  6. SophieCB

    Entièrement d’accord avec A. Nonyme!

    Le logiciel nord-américain semble être un avion sans pilote, ignorant qu’il a des passagers à bord, leur proposant de nager au lieu de voler…

    Et ce avec une équipe qui a changé cent fois, des réunions à n’en plus finir pour faire du sur-place sans avancée (sables mouvants serait plus approprié) concrète.

    L’abstraction commence à couter cher, très cher, et à user, en plus de nous positionner comme la future risée de la communauté universitaire de France à trop avoir voulu jouer aux novateurs.

  7. tintin

    Il y a quelque chose qui me semble contradictoire dans votre propos A. Nonyme.
    Vous dîtes à la fois qu’on peut mettre à niveau les systèmes numériques sans pour autant y mettre le feu,
    et qu’il y un écart gigantesque entre l’état actuel et la maturité numérique requise pour arriver à l’objectif.

    A partir du moment où on repense un système d’information, tous les processus sont remis à plat, les gens vont devoir changer leur manière de travailler. Et comme partout, cela suscite la peur du changement, avec ses résistances, etc. Donc il y a toujours (plus ou moins) de sang et de larmes dans ces petites révolutions. Un management de projet talentueux provoquera moins de dégâts, mais dire qu’on peut « réussir, pour peu qu’on y mette un peu d’humanité », c’est un truc de bisounours. Je déplore comme vous les tensions et les conflits inévitables, mais c’est comme ça. C’est une affaire interne, dont on retiendra simplement dans quelques années, qu’il a échoué ou réussi.

    Mais vous ne parlez pas de la question de fond : si ce l’objectif du projet n’était pas adapté, il fallait faire quoi ?
    Des logiciels pour des organisations aussi complexes, je n’en vois pas 36 : ils sont soient Nord-américains ou Allemand.
    Donc, vous qui avez cette expérience, que préconisez vous pour l’Université de Strasbourg, qui est au milieu du gué, non ? Et pour les autres universités en France qui n’ont pas même pas ouvert ce chantier ?

  8. romain jean luc

    A titre liminaire s’il ya quelque chose de déplacé c’est qu’une lettre ouverte a destination de 22 membres du CA se retrouve ici en ligne ouverte a tous les vents…

    autant que je puisse l’apprécier dans mon environnement professionnel immédiat en tant que simple utilisateur les commentaires ci dessus sur les choix numériques de l’université m’apparaissent totalement injustes

    d’une maniere générale l’informatique est une technologie arrogante et impérialiste elle ne reste pas un outil mais pretend imposer a la structure adaptation des methodes de gestion a ses propres contraintes internes.
    vehicule privilégié des illusions techniques, réponse technologique à des problemes d’un autre ordre: bureau zero papier des années 1980, dématerialisation totale des documents actuellement

    Résultat l’informatique notamment dans sa phase de déploiement sert de bouc émissaire, elle est chargée de tous les maux et problèmes que rencontrent les services allant jusqu’ a être le catalyseur de mouvements sociaux. A la SNCF le logiciel Socrate (je crois) dans les années 90, ou chorus actuellement dans les services de l’Etat…..

    Autant que je puisse l’apprécier nos collègues « info magiciens » devraient faire preuve de plus de modestie, il est plus qu’incertain qu’une boite à outils informatique quand bien même elle serait finement paramétrée puisse coller aux besoins d’une structure complexe

    L’informatisation vue par un utilisateur :
    Du hardware, du software et ….du foutware !!
    pour mes collegues cette bulle est soumis au copyrigth

  9. Anne

    Pour info, cette lettre ouverte n’a pas uniquement été adressée aux membres du CA mais également à tous les personnels de la DI et de la DUN (donc approximativement 150 à 200 personnes), il ne faut pas s’étonner alors que cette lettre soit publiée un peu partout (dans les DNA entre autres)…

  10. Pingback: Alain Beretz réélu président de l’université de Strasbourg | Le grand amphi

  11. R. Wiest

    @Tintin :
    Peut-être suis-je un peu bisounours … Contrairement à vous, je pense que l’on peut conduire des réformes profondes sans forcément provoquer du sang et des larmes ; il faut évidemment beaucoup expliquer, former et surtout motiver et responsabiliser les acteurs du changement, c’est-à-dire tout le personnel concerné, chacun à son niveau.

    Et lorsque le premier des trois directeurs successifs s’est fait virer avec inélégance (c’est un euphémisme), j’avais écrit, en juin 2010 :

     » Cher Pierre,

    Dans un an-et-demi à deux ans, il sera trop tard ; mais il apparaîtra comme une évidence qu’en terme de conduite de projets, de gestion des personnes, de rigueur et de professionnalisme du service et d’efficacité pour les usagers, ce n’était pas le Directeur de la DI qu’il fallait changer, mais la gouvernance de l’université et en particulier le pilotage politique des systèmes informatique et numérique. »

    En novembre 2011, la directrice suivante jetait l’éponge ! Je me garderai bien de faire du triomphalisme déplacé, car si les faits m’ont donné raison, c’est au prix de combien de démotivations des personnes et de retard dans les projets. Souhaitons à la DI un environnement plus serein et propice à la mise en place d’un SI adapté.

    NB : une petite remarque @ romain jean luc : votre copyright est illusoire, car cette blague éculée fait le tour de tous les services informatiques francophones (du Québec au Congo !!) depuis plus de 10 ans !

  12. romain jean luc

    a monsieur Wiest
    oui effectivement….. du piratage !!!!!

    mais si cela est utile a nos collegues informaticiens pour considérer les missions de l’etablissement pas uniquement a travers le prisme de la « graisse à octets » nous la mettons dans le libre….

  13. LePetitRobert

    bon dieu … mais c’est bien sûr !
    Tout s’éclaire ! C’est si simple la vérité !
    Quelle vérité ?
    la mienne bien sur, j’ai toujours raison, j’ai toujours eu raison et l’Autre est une personne insensée !

    Mais qui a dit « la reconnaissance est une maladie du chien non transmissible à l’homme ? »

    Mais qui a dit « le mensonge est une maladie de l’homme non transmissible au chien ?  »

    Noël va nous aider à re-penser à tout cela…

  14. Michel Abhervé

    A Roamin jean-luc
    Vous écrivez « A titre liminaire s’il ya quelque chose de déplacé c’est qu’une lettre ouverte a destination de 22 membres du CA se retrouve ici en ligne ouverte a tous les vents… »

    Le problème d’une lettre ouverte, c’est d’avoir vocation à être publique. Votre liminaire eut été fondé si l’auteure de la lettre avait choisi la formule d’une lettre personelle à 22 destinataires

    Comme ce n’est pas le choix qu’elle a fait, il est heureux que quelqu’un, en l’occurence Pierre Dubois, ait contribué à lui donner un réel caractère public.

  15. Luc Lebleu

    Voilà un article récent (et il y en a beaucoup d’autres) qui redonne du relief à la lettre ouverte de Madame Mongenet Catherine à Alain Beretz.

    http://m.lesechos.fr/france/numerique-a-l-universite-ce-que-prepare-fioraso-0202470974826.htm

  16. romain jean luc

    bonjour monsieur Abhervé
    si la lettre ouverte de Zola a été publiée dans la presse c’est tout de meme avec le consentement de son auteur non? ici rien n’indique que madame la vice présidente ait voulu que sa lettre ouverte a destination des membres du CA soit publiée par des « aspirants journaleux….. » ou meme des journaleux professionnels

    donc si je comprends bien, il suffit que je mettre lettre ouverte au courrier de ma petite amie pour la voir ici publiée?….

  17. Luc Lebleu

    On ne peut que constater que la lettre de Madame Mongenet a maintenant un caractère public qui dépasse probablement le microcosme strasbourgeois. Et c’est heureux car les questions posées sont d’envergure nationale.
    Il serait alors peut-être temps de parler ici des questions de fond de cette lettre. Il est vrai que la présentation qui en a été faite ici n’allait pas dans cette direction. Deux exemples :
    Vieuloup « Dans quelle république bananière verrait-on un ministre sortant s’insurger contre son éviction ? Eh ! bien, ce à quoi nulle personne sensée n’aurait songé, … »
    Le titre choisi par Pierre Dubois : « La vice-présidente virée se révolte ».

    J’ai donc relu plusieurs fois la lettre ouverte de Madame Mongenet à Alain Beretz. D’après ce que je lis, Madame la vice-présidente ne semble pas s’insurger contre sa non-reconduction, elle ne semble pas se révolter. Ses propos semblent être ceux d’une personne très sensée et lucide.

    Dans une première partie de sa lettre, Madame Mongenet dit comment elle a été trompée et dupée par Alain Beretz. Cela me semble très courageux et mérite le respect.

    Dans une deuxième partie de la lettre ouverte, Madame la « vice-présidente politique numérique et système d’information » de l’Université de Strasbourg « exprime » son « inquiétude quant à la poursuite » à Strasbourg « d’une politique cohérente en matière de numérique… ». Et les propos récents de Madame la Ministre donnent un écho national aux questions pertinentes posées dans cette lettre.

    Il faut être incompétent pour ne pas saisir l’importance nationale et internationale des questions posées.

    Il faut être inculte pour ne pas voir et reconnaitre le rôle majeur et moteur joué dans le domaine du numérique par l’Université de Strasbourg au cours des dernières années.

    Alors, « et maintenant, on va où ? »

  18. Luc Lebleu

    Lu sur le site de l’AEF, Dépêche n°178025, jeudi 31 janvier 2013

    Université de Strasbourg, Les vice-présidents délégués sont :

    – Pascale Bergmann, vice-présidente déléguée à la réussite étudiante ;
    – François Gauer, vice-président délégué aux pratiques pédagogiques ;
    – Nathalie Hillenweck, vice-présidente déléguée à l’insertion professionnelle ;
    – Thierry Vandamme, vice-président délégué à la formation tout au long de la vie ;
    – Frédérique Granet, vice-présidente déléguée à l’interdisciplinarité ;
    – Paul-Antoine Hervieux, vice-président délégué au partenariat avec les EPST et les collectivités ;
    – Serge Potier, vice-président délégué aux investissements d’avenir ;

    – Catherine Ledig, vice-présidente déléguée au numérique ;
    – Giuseppe Diana, vice-président délégué au numérique ;
    – Bruno Trescher, vice-président délégué au numérique ;

    On savait Madame Catherine Mongenet productive et efficace. Alain Beretz nous a maintenant donné la solution de l’équation.
    On sait maintenant que :
    1 VP « politique numérique et système d’information » = 3 VP délégués « au numérique ».
    est-ce que cela suffira ?

  19. Luc Lebleu

    Des ami(e)s de Strasbourg me font part de leur étonnement de découvrir la liste des VP-délégués dans mon commentaire du 31 janvier, informations que j’ai lues sur le site de l’AEF.
    Il semblerait que localement rien n’ait été encore annoncé; silence total à l’Université de Strasboug sur ces VP-délégués.

    Alors, Alain Beretz, encore un effort : Offrez un accès au site de l’AEF « enseignement supérieur et recherche  » à tous les personnels de votre université.

  20. vieuloup

    Légion d’Honneur, promotion de Pâques.

    Comme chacun sait, cette décoration est très souvent attribuée, post mortem, au vaillant petit soldat abattu dans l’exercice de sa mission.

  21. Roland WIEST

    @ Luc Lebleu : désolé si l’agence AEF (Agence dont les services et abonnements sont extrèmement chers) vous a induit en erreur ! Elle n’est pas parole d’évangile.
    Allez sur le site de l’université, votre appel du 10/02 semble avoir été entendu :
    http://www.unistra.fr/index.php?id=69
    et vous constaterez que non seulement la mission du « numérique » est dans le portefeuille d’un (et non de 3) Vice-président délégué, mais que votre équation ( 1*CM = 3*VPD) est inversée ! En effet, si le VPD en question gère le numérique, c’est en sus des relations avec les EPST(CNRS et INSERM surtout) et les collectivités (Conseil Régional et CG67 ; ville et CUS)

    Votre équation devient :

    1 VP « politique numérique et système d’information » = 1/7 de VP délégué