Archives mensuelles : janvier 2013

Genii loci de Strasbourg (250 photos)

Promenades en photos dans Strasbourg à la recherche des genii loci, en particulier des ingénieurs spécialistes des fortifications. Strasbourg est une métropole où l’on rencontre plus d’étudiants et d’enseignants que de militaires. Ce n’était pas le cas dans un passé pas si lointain. Ville au carrefour de routes, permettant ou interdisant le franchissement du pont sur le Rhin, ville frontière depuis la capitulation de 1681, ville attaquée ou défendue, conquise ou libérée, Strasbourg fut une ville militaire, une ville fortifiée, une ville de garnison, et même une ville de production d’engins de guerre. La géographie de Strasbourg, sa structuration spatiale ont été définitivement marquées par son histoire militaire ; celle-ci explique la localisation de l’université contemporaine. Lire également Ingénieurs, guerres et fortifications.

842, Les serments de Strasbourg (25 photos). Vestiges des remparts de l’époque médiévale, près de la place Sainte Madeleine : 20 photos. Lire également Les enceintes de Strasbourg à travers les siècles (Marie-Dominique Waton)

16ème siècle. A la fin du siècle, Daniel Specklin modernise l’enceinte médiévale : 30 photos. Un bastion de Specklin dans l’Hôpital civil : 20 photos. La ville se dote d’une fonderie de canons (1575).

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Le contrat pédale dans la choucroute

Après avoir été quadriennal depuis la fin des années 80, le contrat entre l’État et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche est devenu quinquennal. Quand les contrats 2013-2017 seront-ils signés ? Le seront-ils en 2014, après la mise en vigueur de la loi Fioraso ? La question mérite d’être posée car la politique contractuelle va connaître des changements. Le contrat apportera-t-il davantage d’argent aux établissements ? C’est la seule question qui vaille d’être posée !

L’idée principale en matière de contractualisation est que soit négocié et signé un seul contrat par site (page 37) : « L’Etat conclut un seul contrat pluriannuel avec les établissements regroupés, à la place du contrat avec chaque établissement prévu à l’article L. 711-1. Un seul contrat est également conclu entre l’Etat et les établissements d’un même territoire qui n’ont pas encore procédé à la fusion ou à un regroupement mentionnés à l’article L 719-11. Le contrat prévoit les différentes étapes de la fusion ou du regroupement qui doit intervenir avant son échéance. Ces contrats pluriannuels peuvent associer la région et les autres collectivités territoriales, les organismes de recherche et le centre régional des œuvres universitaires et scolaires. Ils prennent en compte les orientations fixés par les schémas régionaux prévus à l’article L.214-2.

Le contrat unique par site territorial se heurte à une difficulté de taille comme le démontre le document de janvier 2013 Projet de site Alsace 2013-2017 (4 établissements concernés : les deux universités d’Alsace, l’INSA et la BNUS. Quel établissement est « dans le contrat » et quel établissement est « out » ? Qui décide d’être « in » ou « out » ? Tout de suite est donc posée la question du périmètre du site (page 4 et 5).

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Cafouillages dans la gouvernance !

Réforme des conseils de l’université : quid de leurs compétences délibératives et/ou consultatives ? On note des différences entre les propositions du rapport Le Deaut (pages 18 à 27) et celles de la version du 15 janvier 2013 du projet de loi Fioraso (pages 16 à 25). Ces dernières créent une rupture avec la gouvernance instaurée par la loi LRU. Le problème, c’est qu’on ne comprend pas le pourquoi des modifications, leur fil conducteur. Je doute même qu’elles « instaurent une gouvernance plus efficace, plus démocratique et plus collégiale », comme le souhaite le député de Lorraine.

En matière de gouvernance, les universités auront moins d’autonomie. Dans l’application du principe tant vanté de « subsidiarité », l’État reprend des prérogatives (cf. chronique à venir sur la composition des conseils centraux). Un exemple, c’est le recteur d’Académie qui nommera les personnalités extérieures du Conseil d’administration (article 712-3 modifié, page 19). Ces personnalités participeront désormais à l’élection du président.

1. Le président. Un seul mandat de cinq ans au lieu d’un mandat de quatre ans renouvelable une fois. C’est un retour à la loi de 1984. Pourquoi ? Si la loi Fioraso s’applique dès 2014 et si des élections aux conseils centraux s’ensuivent, comme en 2008 après la publication de la loi LRU en 2007, que deviendront les présidents qui exercent aujourd’hui un second mandat ? Il serait logique qu’ils ne puissent être « confirmés » dans leurs fonctions car ils auront alors « fait le président » pendant 6 ans (4 + 2). Exeunt en 2014 les présidents réélus en 2012 ?

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"Notre combat pour l'information"

Strasbourg, 25 janvier 2013, je pars en reportage photos à la recherche de vestiges de l’ancienne fonderie de canons et de l’ancienne École d’artillerie (Écoles militaires ; Ingénieurs, guerres et fortifications). La rue de la Fonderie est proche de la rue de la Nuée Bleue. Devant le siège des Dernières Nouvelles d’Alsace, manifestation de la Fédération des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication (FILPAC CGT) pour la défense de l’information. Album de 20 photos.

Discours de Marc Peyrade, secrétaire général. « Notre meeting d’aujourd’hui pour la défense de la presse, en Alsace et dans le grand Est, s’adresse à l’ensemble des salariés de la presse et de l’information, et bien au-delà à tous les citoyens attachés à la liberté, à la démocratie. Et si nous nous retrouvons devant les Dernières Nouvelles d’Alsace comme nous nous étions regroupés, solidaires, cet été à Paris Normandie et à l’Union de Reims, c’est bien parce que nous sommes déterminés à continuer notre combat pour l’information et pour ses emplois« Lire la suite…

Blogueur EducPros, je me suis senti solidaire de la FILPAC CGT. Les concentrations dans la Presse ne sont jamais synonymes d’une progression du nombre des emplois. EducPros.fr est-il un maillon fort ou un maillon faible du Réseau Letudiant.fr et du Groupe Express Roularta ? Les blogueurs, non rémunérés et non défrayés, sont-ils des tueurs ou des sauveurs d’emplois ?

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Le fleuve, le pont et… l'université

Rhenus, Rhein, Rhin, histoire d’une ville et de son fleuve. Exposition aux Archives de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg, jusqu’au 15 février 2013. Album de 40 photos.

Exposition en 8 tableaux. 1. Les relations constantes entre Strasbourg et les fleuves, Ill et Rhin. 2. Le Rhin, coupure ou couture ? 3. Les ponts (photos). Le premier pont fixe sur le Rhin date de 1388. « Il prend appui sur plusieurs îles, avec une redoute au centre du parcours ». 4. La navigation. « La corporation de l’Ancre, formée en 1331, regroupe les bateliers et les constructeurs de bateaux ». 5. Les différents ports de Strasbourg. « Au Moyen-Age, l’activité se concentre dans le secteur de l’ancienne douane » (photo). 6. Les activités liées au fleuve. « Le temps de l’or et du saumon dans le Rhin » est-il terminé » ? Bassin d’Austerlitz et entrepôts de l’Armement Seegmuller dans les années 30 (photos). 7. Se divertir sur les rives du Rhin ; vedette sur les canaux (photo) de la Tour Seegmuller, future Cité internationale de l’université. 8. Le quartier du Port du Rhin.

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Le droit et la vocation à la recherche

Troisième chronique issue de l’entretien du 23 janvier 2011 avec Charles-Edouard Aubert, étudiant en 1ère année de master de droit à l’université de Strasbourg. Les deux premières : Paul Lobstein, théologien protestant, Strasbourg : de Jean Sturm aux prix Nobel. Cette chronique porte sur son parcours de formation dans l’enseignement secondaire et dans l’université, sur ses projets. Ses analyses sans langue de bois, ses déceptions et ses espoirs, mériteraient d’être prises en compte par la Faculté de droit, de Sciences politiques et de Gestion et par l’université dotée aujourd’hui de quatre vice-présidents délégués à la formation et à l’insertion. Charles, ses parents l’appellent ainsi au quotidien, pense avoir une vocation de chercheur, mais tout le monde s’en fout dans son université.

Charles, 23 ans, est né dans le milieu de la moyenne bourgeoisie intellectuelle de Mulhouse. Son père, 54 ans, y est pasteur de la religion réformée ; durant près de dix ans, il a été président du consistoire réformé du Haut-Rhin (une spécificité concordataire). Sa mère, née Lobstein, est médecin gériatre spécialisée dans les soins palliatifs. Paul Lobstein, un de ses ancêtres, a été doyen de la faculté de Théologie protestante après la première guerre mondiale.

De la primaire au baccalauréat, il mène ses études dans un établissement privé catholique de la ville industrielle du Haut-Rhin ; il redouble une fois quand il est au Collège. Ayant obtenu un baccalauréat littéraire et conseillé par ses parents, il décide de s’inscrire en droit : « une inscription par défaut », dit-il ; « la philosophie m’intéressait, mais les débouchés« … Droit à Strasbourg et non à Mulhouse : ce n’est pas une grande mobilité géographique, mais elle reproduit les mobilités des Humanistes rhénans. Pour son installation à Strasbourg, Charles bénéficie du réseau protestant familial : une chambre au STIFT durant trois ans, puis aujourd’hui un studio dans le presbytère de l’église réformée du Bouclier ; « un logement obtenu par piston », reconnaît-il. Charles n’est pas boursier ; ses études sont financées par ses parents et grand-parents, par ses jobs d’été, et par le petit pécule qu’il perçoit en tant que réserviste de la gendarmerie.

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Strasbourg. de J. Sturm aux Nobel

Charles-Édouard Aubert, 23 ans, est étudiant à Strasbourg en 1ère année de master de Droit. Après une chronique sur son arrière-arrière grand-père (Paul Lobstein, théologien protestant), il m’a proposé un texte sur L’héritage Protestant de l’Université de Strasbourg : de Jean Sturm aux Prix-Nobel. Le voici.

A l’heure où est sorti, chez la très alsacienne maison d’édition La Nuée Bleue, l’un des ouvrages les plus complets consacrés à l’Université de Strasbourg, sous la direction de Georges Bischoff et Richard Kleinschmager, respectivement professeurs d’histoire médiévale et de géographie à l’Université de Strasbourg. En ces temps où la culture de nos racines fait place à un grand syncrétisme des origines, de l’Histoire et des idées; alors que nous vivons ce que Jean-Jacques Rousseau avait appelé en son époque: « le grand relativisme culturel », sagesse nous gagnerait de ne pas céder à ce syndrome du « tout relatif » qui gangrène le XXIème siècle, et rappeler, en se gardant de tout prosélytisme, ce que l’Université de Strasbourg, avec toute son identité, sa force et sa pluralité, doit au protestantisme allemand et français, et plus particulièrement au Réformateur Jean Sturm. Pour ceux qui pensent que l’Université de Strasbourg est née en 2009, qu’ils se détrompent car elle voit le jour en 1621. Un siècle plus tôt, un homme providentiel, Jean Sturm, humaniste et pédagogue natif de Westphalie en 1507, soit deux années avant Calvin, fut le premier organisateur de l’enseignement à Strasbourg.

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Classé dans A. Histoire moderne, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, F. 19ème et 20ème siècles

Ingénieurs, guerres et fortifications

Suite des chroniques sur les ingénieurs militaires spécialistes des fortifications, sur les rapports entre Sciences et Techniques à l’ère moderne : ”Daniel Specklin“, “Ecoles militaires au 18ème siècle“, « Ingénieurs de la Renaissance« . Deux ouvrages mobilisés dans cette nouvelle chronique (Buisseret et Potter) : cf. références infra . Présentation chronologique : du règne de Louis XII à celui de  Louis XIII.

Louis XII (roi de 1498 à 1515). « Louis XII gave orders for the repair of Trompette (Bordeaux) in 1501. Borth fortresses (Trompette and Château du Hâ) were irregular rectangles fortified by round, horse-shoe shaped and square towers with the curtain-walls exceptionnaly thick and artillery-proof, some of them protected by fausses-braies. One innovation was the great semi-circular bastion protecting the Trompette sea gate ».

François 1er (roi de 1515 à 1547) et Henri II (roi de 1545 à 1559). « The design of bastions that was characteristic of the early reign of Francis I was circular ; great round bastions still survive at Bayonne, Le Havre, Mézières, Langres and Toulon from this period… The problem with this design was increasingly apparent, in that the round bastion inevitably left « dead ground » in front, unprotected by covering fire from neighbouring towers. This was the problem the « angle bastion » effectively solved from the 1540s onwards and by the mid-16th century the most common form of this was the angle bastion with « ears » (orillons). Thus, the work undertaken in the later years of Francis I and early in the reign of Henri II took a new urgency. After the war of 1536-8, masonry was collapsing at Doullens and Therouanne« …

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Classé dans A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Paul Lobstein, théologien protestant

Paul Lobstein, théologien protestant, et son arrière-arrière petit-fils, Charles-Édouard Aubert, étudiant en 1ère année de master de droit à l’université de Strasbourg. Quand j’ai interviewé ce dernier, hier, je n’imaginais pas qu’un jeune homme de 23 ans pouvait avoir, aujourd’hui, une passion aussi vive pour la lecture et l’écriture. Il a déjà plusieurs publications à son actif.

Charles-Édouard Aubert, fils de Philippe Aubert, pasteur protestant de la paroisse réformée Saint-Paul de Mulhouse, a publié une longue chronique, dans Le Ralliement Protestant de novembre et décembre 2012, sur son arrière-arrière grand père, Paul Lobstein (1850-1922). Charles-Édouard a eu l’intelligence de publier également son texte sur Wikipédia« Écrire, mais à condition d’être publié pour pouvoir être lu ».

Paul Lobstein, né à Epinal en 1850. Études au gymnase protestant de Strasbourg. Licence de Lettres en 1869. Après l’annexion de l’Alsace en 1871, Paul reste à Strasbourg : « il dispense des cours d’histoire et de littérature dans différents pensionnats de la ville ». Mais c’est bientôt la carrière de théologien qui se dessine. 1877, « chargé de cours de dogmatique à la faculté de théologie », 1879, licence de théologie, puis obtention de l’agrégation et accès au professorat. 1896, chanoine du Chapitre Saint-Thomas et publication de l’œuvre majeure, « Essai d’une introduction à la dogmatique protestante« .

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Classé dans A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), F. 19ème et 20ème siècles

Une semaine pour trouver sa voie ?

Semaine de l’orientation à l’université de Poitiers : ci-dessous l’affiche. Journées portes ouvertes 2013 : le blog publiera tous les supports de communication qui lui seront envoyés par les universités.

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