Le contrat de site est mort-né

Ce qui se passe en Alsace est symptomatique : le contrat de site 2013-2017 ne sera vraisemblablement pas signé par l’Université de Haute-Alsace et par l’INSA Strasbourg. Le MESR veut accélérer les regroupements d’établissement d’enseignement supérieur mais il fait n’importe quoi (interview de Fabienne Blaise, présidente de Lille 3). Oui, il faut que Geneviève Fioraso retire son projet de loi.

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La situation est tendue en Alsace. Une assemblée générale des personnels est prévue le 2 avril 2013 à Mulhouse (université de Haute-Alsace). Communiqué du 26 mars. « Dans le cadre de la nouvelle vague de contrats de site 2013-2017, le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, a proposé le 8 mars une nouvelle rédaction du contrat unique commun aux quatre établissements du supérieur (Université de Strasbourg, Université de Haute-Alsace, Institut national des sciences appliquées de Strasbourg, Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg). Cette nouvelle rédaction favorise très nettement un pilotage par la seule Université de Strasbourg de la totalité de l’enseignement supérieur et de la recherche en Alsace« . Lire la suite…

Nouveau communiqué (2 avril 2013) : De la maternelle à l’université : NON à la régionalisation du service public de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche ! En conséquence, la FSU appelle à voter « Non » au référendum du 7 avril sur la Collectivité unique d’Alsace.

L’université de Haute-Alsace (UHA) a des responsabilités importantes dans cette situation hautement conflictuelle. Ses équipes présidentielles successives ont tergiversé, ont fini par accepter le rattachement à l’université de Strasbourg, tout en freinant la négociation de son contenu, en restant sans cesse sur la défensive. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un seul mot d’ordre : l’UHA ne veut pas devenir un collège universitaire. Elle a raté le coche.

Le lecteur connaît le projet porté par ce blog. Je suis favorable. 1. A la fusion des deux universités, à la création d’une université unique, présente et performante sur les deux sites, d’une université de recherche dédiée aux masters, aux écoles et au doctorat, d’une université attractive et lisible mondialement. 2. A la création en Alsace d’une quinzaine d’Instituts d’enseignement dédiés au 1er cycle, intégrant la licence, les BTS et les DUT, les CPGE. J’en ai une nouvelle fois expliqué le pourquoi dans une chronique récente.

Pour aller plus loin. Chroniques du blog sur les contrats de site, sur l’université de Haute-Alsace.

3 Commentaires

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie)

3 réponses à “Le contrat de site est mort-né

  1. christian pihet

    A-t-on des informations sur la position des acteurs économiques et politiques du Sud-Alsace? Notamment de l’agglomération de Mulhouse?

  2. Patoche

    Cher Pierre Dubois,
    Quelques questions me taraudent.
    Mais qui êtes vous?
    Pour qui roulez vous?
    De quel droit donnez vous des leçons?
    Quelle est votre légitimité pour distribuer des bons ou des mauvais points à l’un ou à l’autre?
    Vous ne vous positionnez plus en observateur et en générateur du débat mais en un sorte de conseiller un peu fouettard qui juge, condamne ou absoud…
    C’est très décevant.

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