La Réunion, Nancy, Nantes, Paris…

Tristes nouvelles des universités : difficultés financières (La Réunion, Nantes), cogestion de la pénurie de moyens (Paris 7 Denis Diderot), réforme du temps de travail contestée à Nancy et à Metz. Il y a de la grogne dans l’air. PDE monte en ligne contre le « surgel » des moyens du CNOUS,  la Confédération des jeunes chercheurs contre la précarité croissante des doctorants, des docteurs, des post-docs. Une seule bonne nouvelle : elle vient de Strasbourg (titres de séjour d’étudiants étrangers).

Quatre étudiants étrangers hors de danger : des avancées significatives ! Communiqué des associations et organisations syndicales de l‘université de Strasbourg, 25 avril 2013. « Le salariat étudiant, les redoublements, les réorientations ou encore les restrictions au changement de statut vers le statut de salarié, sont souvent la cause d’un refus de délivrance d’un titre de séjour »… « Il convient de souligner que la Préfecture a su prendre en compte les éléments pédagogiques apportés par les personnels de l’Université lors de l’entrevue ».

La LRU n’est pas moins nocive au soleil. Communiqué du SNASUB-FSU de l’université de La Réunion, 9 avril 2013. « Au premier janvier 2013, l’université de la Réunion est passée aux Responsabilités et compétences élargies. Les collègues étaient persuadés que le nouveau gouvernement appliquerait les choses avec bienveillance et donnerait à notre université les moyens de poursuivre sereinement ses missions publiques. La réalité est pire que le pire des scénarios envisagés« .

Vous nous devez 12,5 millions d’euros. Lettre ouverte des syndiqués FSU de l’université de Nantes au Premier Ministre, ancien maire de Nantes, 18 avril 2013. « Nous demandons à l’État de verser à notre Université les crédits correspondant aux dépenses qui sont pour lui juridiquement obligatoires au titre des emplois qu’il a créés : 6,7 millions pour 2013, et 6 millions au titre des années 2010 à 2012 ».

Les composantes invitées à cogérer la pénurie de moyens. Lettre et questionnaire du président de l’université Paris 7 Denis Diderot, Vincent Berger, adressée aux Conseils de composantes, avril 2013. « Les directeurs d’UFR rapportent devant la commission des postes que les charges d’enseignement sont à leur avis trop élevée. Pensez-vous qu’il faudrait :  remplacer des enseignants-chercheurs par des professeurs agrégés ou certifiés ? Remplacer des enseignants-chercheurs par des enseignants vacataires ou contractuels ? Construire des maquettes de formation conformes à notre potentiel réel » ? Vincent Berger précise, dans son courrier, le coût de chaque heure d’enseignant selon son statut : 450 euros pour un enseignant-chercheur, 190 euros pour un professeur agrégé, 40 à 60 euros pour un enseignant payé à l’heure. Il faut oser poser cette question !

Refus de participer aux sessions du Comité technique sur le temps de travail. Communiqué des élus CGT et FO de l’université de Lorraine. « Nous refusons d’aider l’administration à généraliser le système de pointage à tout l’établissement. Nous refusons de travailler à la mise en place de cycles variables de travail qui vont permettre que des périodes hautes à 48h par semaine, 4 semaines de suite, soient programmées pour les agents dans les périodes de pic d’activité ».

Doctorat et emploi des docteurs : pour une réforme plus ambitieuse. Communiqué de la Confédération des jeunes chercheurs, 26 avril 2013. Elle demande aux parlementaires de déposer des amendements en faveur de « l’accueil des jeunes chercheurs étrangers et de la lutte contre la précarité par le biais d’un contrôle effectif de la gestion des ressources humaines des établissements » (publication obligatoire des bilans sociaux, reconstitution des carrières après recrutement sur un poste).

Le CA du CNOUS dit NON à l’austérité !  Communiqué de Promotion et Défense des Étudiants, 25 avril 2013. « A la demande de PDE, troisième organisation étudiante représentative, le conseil d’administration du CNOUS s’est prononcé contre le surgel de 20 millions d’euros demandé par le gouvernement (16 voix contre et 0 pour). Ce surgel engendrerait principalement le décalage ou l’arrêt des projets de construction et de rénovation dans les différents CROUS ».

Et les regroupements entre universités ? Nouvelle caricature du lecteur fidèle du blog.

Pres

1 commentaire

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Une réponse à “La Réunion, Nancy, Nantes, Paris…

  1. Martinville

    Regroupement d’Université = soviétisation de l’Université. C’est toujours la logique technocratique et bureaucratique qui l’emporte !

    Proverbe populaire : Il vaut une petite travailleuse (Harvard) qu’une grosse paresseuse !

    La solution (il faut rêver) : puisque l’université publique se soviétise et fait fuir les talents, créons des universités privées libres, petites, d’excellence, où les étudiants travaillent et où les enseignants chercheurs biens payés publient.