Archives mensuelles : août 2013

Quiz. Voyage au coeur des océans

Le Jardin des Sciences de Strasbourg poursuit ses expositions temporaires sur les grilles du Jardin botanique de l’université. 2013, année internationale de la Coopération dans le domaine de l’Eau. J’adore ces expositions parce qu’elles peuvent être regardées et lues durant le temps d’attente du tramway, parce qu’elles ressemblent à des modules de MOOCs, parce qu’elles attisent notre curiosité intellectuelle…

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Depuis le 23 juillet 2013, station Observatoire, boulevard de la Victoire : Voyage au cœur des océans : album de 20 photos (22 août 2013). « Exposition onirique, poétique et pédagogique sur les milieux océaniques. Photographies prises par les plus grands photographes sous-marins et naturalistes, inestimables trésors de ce bien commun de l’Humanité. Banquise et océans, notre climat ; La mer, notre patrimoine commun ; Corail, notre capital santé ; Vie marine, notre richesse ; Mammifères marins, une autre intelligence ? Les abysses, notre horizon ; Les océans, notre dernier territoire sauvage ; La mer, avenir de nos enfants ».

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Strasbourg, 3 chantiers immobiliers

Suite des chroniques sur le patrimoine immobilier de l’université de Strasbourg. 53 photos de 3 chantiers du Campus de l’Esplanade (22 août 2013) : Centre de Neurochimie, Amphithéâtre 1 du Patio, Restaurant universitaire Paul Appell. Ni calendrier prévisionnel, ni montant et répartition des financements (le Plan Campus est mis à contribution) sur les panneaux décrivant les travaux. Les maîtres d’ouvrage sont différents : CNRS, CROUS, Université de Strasbourg. La maîtrise d’œuvre est assurée par des sociétés implantées en Alsace.

Bâtiment 53, Centre de Neurochimie, 5 rue Blaise Pascal. Le bâtiment accueille  l’Institut des Neurosciences Cellulaires & Intégratives (INCI), le Centre de Neurochimie du CNRS, ainsi que le siège de Neuropôle Strasbourg (UdS, CNRS, INSERM). Chantier de réhabilitation partielle des étages 3 et 4 du bâtiment : album de 17 photos. L’appel d’offre du 23 janvier 2013 précise : « les espaces créés accueilleront de nouveaux laboratoires de recherche ainsi que deux zones animalières. L’ensemble des dispositions et sujétions liées à cette décomposition de travaux sont inclus dans les travaux ». Un des maîtres d’œuvre est le bureau d’études pluridisciplinaires SNC-Lavalin (Illkirch).

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Lausanne, le banquier et Joan Miro

Lausanne, Fondation de l’Hermitage, exposition temporaire jusqu’au 27 octobre 2013 : Miro, Poésie et Lumière. Album de 29 photos (17 août 2013).

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Fondation de l’Hermitage, donation de la famille Bugnion (lire la Note finale : le banquier et la science). « C’est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète le terrain de l’Hermitage, situé sur une colline surplombant Lausanne… Il y fait construire, entre 1842 et 1850, une maison de maître d’après des plans établis en collaboration avec l’architecte Louis Wenger, et il fait aménager le parc avec des essences rares. En 1976, les descendants donnent la maison et une partie du parc à la Ville de Lausanne. Une fondation privée voit le jour. Elle poursuit deux objectifs : maintenir vivante et faire connaître une belle demeure lausannoise du 19ème siècle, assurer le développement d’un musée de haut niveau dans le domaine des Beaux-Arts ». La maison de maître et le parc valent le détour.

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Obama et le coût de la rentrée 2015

Samuel Bliman, professeur des universités en retraite et fidèle lecteur du blog, fait sa rentrée. Lecteur assidu de la presse anglo-saxonne, il vient de me communiquer un article de Nick Anderson et Philip Rucker, publié dans le Washington Post du 22 août 2013. Obama proposes college-rating system that could increase affordability.

Le président des États-Unis est mécontent de la détérioration des études dans les Colleges, premier niveau de l’enseignement supérieur. Selon lui, l’économie de la connaissance exige une progression du nombre d’étudiants qui obtiennent un diplôme du supérieur. Mais celle-ci se heurte à un certain nombre d’obstacles dont le coût de plus en plus élevé des études (8.600 dollars en moyenne dans les Public Colleges qui ont un cycle de 4 ans) ; la conséquence en est une progression de l’endettement moyen des étudiants au terme de leurs études (26.000 dollars).

Barack Obama veut donc mettre les Colleges sous contrôle : ils seront classés en 2015 selon leur performance et le montant des aides fédérales aux étudiants sera lié aux résultats du classement. Pour cette réforme, il prévoit de mettre un milliard de dollars sur la table. Mais là aussi problèmes : la plupart des Colleges ne veulent pas de cette réforme, critiquant une mise sous tutelle de l’État fédéral ; la réforme nécessitera une nouvelle réglementation (les Républicains y sont d’ores et déjà opposés).

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Sociologie de l'université de Lorraine

De l’université de Metz à l’université de Lorraine : de Bazaine au mille-feuille, par Jean-Yves Trépos, professeur de sociologie, membre du Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S). Merci à l’auteur d’avoir accepté de livrer ses premières réflexions de sociologue sur la fusion des 4 établissements d’enseignement supérieur lorrains. Il s’agit d’un texte pour un débat. Lire également les 70 chroniques du blog sur le SUP en Lorraine.

Préambule : l’effet-Bazaine. Lorsque je suis arrivé – comme assistant de sociologie – à l’université de Metz en septembre 1983 (j’avais étudié puis enseigné la philosophie sur la côte Atlantique, de Biarritz à Dunkerque), j’ai d’emblée été touché par les manifestations tangibles d’une expérience universitaire singulière et il m’est apparu assez rapidement que ce n’était que l’une des expressions d’un climat plus général qui enveloppait la plupart des initiatives prises par les Messins (voire les Mosellans). Assez vite aussi, j’ai compris que cette manière d’expériencier l’action ne pouvait être interprétée sans prise en compte des rapports entretenus avec Nancy. Plus exactement : prise en compte de la représentation messine des attentes nancéiennes concernant Metz. C’est ce que plusieurs années plus tard, j’appelai le syndrome de Sedan, avant de le rebaptiser plus justement : l’effet-Bazaine.

Deux mots d’explication appuyé sur le légendaire (et non sur la vérité historique, bien plus complexe) : après la défaite de Sedan, le maréchal Bazaine, replié à Metz, capitule sans combattre en octobre 1870. L’annexion de la Moselle par la nouvelle Allemagne a bien sûr une dimension politique ressentie localement, mais elle a aussi des conséquences socio-économiques importantes : une grande partie de la bourgeoisie établie et de nombreux entrepreneurs en voie d’y accéder, quittent la ville pour ce qui sera désormais « la France de l’intérieur » (dont Nancy, mais pas majoritairement). La bourgeoisie qui lui succède doit affronter la double illégitimité du parvenu et de l’étranger. Et l’intériorisation de cette arrivée par effraction va se prolonger pendant plus d’un siècle et se cristalliser autour de tensions Nancy-Metz, alors que le développement socio-économique des deux villes et les redécoupages administratifs auraient pu placer les rivalités sur d’autres terrains, aux racines historiques plus courtes et plus ténues. Voilà ce qui permet de parler d’un effet-Bazaine : personne ne cherche plus à savoir si Bazaine a vraiment trahi (et le bâtiment où il a capitulé est aujourd’hui celui de la direction de l’IRTS de Lorraine), mais ceux qui sont les descendants des Mosellans qu’il a indirectement faits Allemands et notables n’en finissent pas de chercher à prouver qu’ils méritent malgré tous leurs avantages« … Pour lire la suite, cliquer sur le début du 1er paragraphe.

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Un MCF associé évincé de Rennes 1

Christophe Gimbert a été journaliste à Ouest-France de 1990 à 2007. En 2000, il est recruté comme maître de conférences associé à mi temps par l‘IUT de Lannion (université de Rennes 1). Sa spécialité d’enseignement et de recherche : les sciences de l’information et de la communication (profil sur Linked in). En 2007, un poste de MCF associé à plein temps lui est proposé. La fiche de recrutement au concours de MCF associé stipule que le candidat doit être titulaire de la qualification. La 71ème section du CNU qualifie Christophe Gimbert. L’IUT s’engage alors à demander, pour la campagne de postes 2013, un concours de type 26-3 (ouvert aux candidats non titulaires d’un doctorat, mais qualifiés). Mais…

2013. L’université de Rennes 1 connaît, comme la majorité des universités françaises, des difficultés financières. Pour y faire face, elle gèle des postes. Parmi-ceux-ci, des postes budgétaires d’enseignants, associés ou non. Exit le concours 26-3 pour Christophe Gimbert. Après 13 ans de « bons et loyaux services », l’ancien journaliste d’Ouest France est évincé. Il s’inscrit au chômage.

Les universités deviennent-elles folles ? Se priver de professionnels confirmés, alors que la professionnalisation des formations est une mission de l’enseignement supérieur sans cesse rappelée, est une aberration, une forme de suicide. Heureusement, Christophe Gimbert refuse cette situation d’iniquité. Il a décidé de se battre. S’il n’est pas réintégré, il intentera un recours en tribunal administratif. Il m’a autorisé à publier le texte  de son intervention au Conseil d’institut lors de la séance de juin 2013 durant laquelle a été entérinée son éviction de l’établissement.

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Diplômes des sortants (2009-2011)

En cette rentrée, il me paraît essentiel de rappeler quelques données statistiques, celle en particulier sur les jeunes sortants de formation initiale ou, dit autrement, sur les jeunes confrontés à l’entrée sur le marché du travail. Cette donnée est publiée par le MEN, l’Éducation nationale en chiffres, année scolaire 2012-2013.

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Selon les enquêtes Emploi de l’INSEE (2009 à 2011), 42% des jeunes sont sortis du système de formation avec un diplôme d’études supérieures en poche (27% avec une licence ou plus, 15% avec avec un bac +2). L’objectif des 50% de jeunes diplômés du supérieur, fixé en 2002, est encore loin d’être atteint ! 42% est à mettre en relation avec le taux de 73,1% de jeunes qui ont obtenu un baccalauréat en 2013. Combien, parmi eux, vont entreprendre des études supérieurs et vont les réussir ?

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Edifices religieux en Languedoc

Deuxième balade en Languedoc, à la découverte de quatre édifices religieux (140 photos). La France compterait 45.000 églises. Celles qui ne sont pas classées ou inscrites à l’inventaire des monuments historiques sont à la charge des communes. Certaines n’ont pas les moyens financiers pour les entretenir ou n’ont pas envie d’y investir, affichant d’autres priorités. Des associations (Observatoire du Patrimoine Religieux par exemple) s’en émeuvent et quelquefois se mobilisent pour participer à des chantiers de restauration et les financer.

Ce qui me passionne dans la découverte de ce patrimoine, c’est l’histoire des corporations à l’œuvre sur les chantiers, des maîtres d’ouvrage,, des compagnons et des apprentis, des matériaux et des outils, bref, c’est l’histoire d’une autre organisation du travail et de la formation que celle d’aujourd’hui. Faut-il rappeler que l’Académie royale d’architecture ne fut fondée qu’en 1671  par Louis XIV ? Aujourd’hui, point de construction sans architecte, diplômé du supérieur.

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Les universités font leur rentrée

Communication des établissements d’enseignement supérieur sur la rentrée ? Un exemple : évènements de la rentrée à Lyon 2.

Aujourd’hui, parcours rapide des sites des établissements concernés par le contrat de site Alsacien : université de Strasbourg (et ses 3 IUT), université de Haute Alsace (et ses deux IUT), INSA Strasbourg, École d’architecture de Strasbourg. Leur communication n’est pas unifiée (chacun chez soi et chacun pour soi) : le contrat de site ne prévoit ni une mutualisation des ressources en communication, ni une charte graphique commune. La communication porte surtout sur le calendrier : dates de réouverture de l’établissement ou de tel ou tel service, des inscriptions et réinscriptions, de début des cours, bref rien de jouissif pour les étudiants.

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Lausanne. Rolex Learning Center

Bonnes réponses au Quiz en photos du 18 août 2013, Ouvert tous les jours, de 7 à 24 heures. Le bâtiment surprenant et innovant est bien le Rolex Learning Center : album de 62 photos, Ombres et Lumières. Bonnes réponses… mais le commentateur a quand même commis une erreur de taille : le Rolex est rattaché à l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) et non à l’UNIL (Université de Lausanne).

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Les deux établissements d’enseignement supérieur, EPFL et UNIL, sont localisés sur deux campus mitoyens, au bord du Léman. Mais ils n’ont jamais envisagé de fusionner : par contre, ils ont développé de multiples coopérations (Lausanne et ses coopérations). 100 photos prises en 2010 : Académie fondée en 1537, Palais Rumine, siège de l’université à partir de 1906, UNIL implantée sur le Campus de Dorigny à partir de 1970. Pas de fusion, mais les deux établissements figurent dans le classement de Shanghaï 2013 (EPFL : rang entre 101 et 150, UNIL : rang entre entre 201 et 300).

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