V. Berger et l'auto-congratulation

Lundi 14 octobre 2013, 17 heures 30. Message de Vincent Berger aux personnels de l’université Paris 7 Denis Diderot : départ de la présidence. J’ignorais que le rapporteur des Assises oubliées était un expert dans l’art de l’auto-congratulation. Les 8 et 9 octobre 2013, j’ai rencontré Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul Valéry Montpellier 3, et l’ai accompagnée à Béziers pour une réunion devant les personnels et les étudiants (Faut-il fermer Béziers ?). Le 11 octobre, j’ai rencontré Emmanuel Ethis, président de l’université d’Avignon et des pays de Vaucluse. Deux présidents qui sont au travail au service de l’enseignement supérieur public, de leur université, de leurs personnels et de leurs étudiants (dont beaucoup sont boursiers). Ils iront, bien sûr, au bout de leur second mandat de président. Vincent Berger, lui, quitte le navire après 4 ans et demi.

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Vincent Berger. Que de changements ! Au début de mon premier mandat en 2009, l’université devait apprendre à maitriser les nouvelles fonctions qui nous étaient déléguées par la loi LRU, nous avions des relations difficiles avec le CNRS, le chantier des derniers bâtiments de Paris Rive Gauche n’avait pas encore démarré, etc. Le périmètre de Sorbonne Paris Cité n’était pas encore stabilisé… Que de chemin parcouru !…

J’ai passé des années exceptionnelles à la présidence de l’université. Sans nul doute la tâche est lourde, elle demande un engagement de tous les instants, mais le plaisir de vivre au cœur du « chaudron de la société » dans une université aux savoirs pluriels et aux passions multiples, le plaisir de rencontrer autant de joie et de liberté n’ont pas d’équivalent. L’université Paris Diderot est le lieu de toutes les rencontres, un lieu de chaleur et de liberté, très attachant et très difficile à quitter. Difficile à quitter ? Il faut oser dire cela !

Vincent Berger ne devrait pas se féliciter de ses succès à la tête de Paris 7. Il laisse, derrière lui et au contraire, cinq échecs dont il est en partie ou pleinement responsable : des Assises dont il n’a pas vraiment défendu les recommandations, un campus qui est perdu dans la Cité avec des bâtiments non fonctionnels, un projet de fusion de 4 universités qui ne fait pas consensus, des problèmes récurrents de gouvernance interne, des taux insupportables d’échec en 1er cycle. Chroniques du blog dans lesquelles Vincent Berger est cité.

Au fait, ça sert à quoi un conseiller Enseignement supérieur et Recherche à la présidence de la République ? A se congratuler d’avance des conseils qu’il donnera à François Hollande ? Des exemples !!!

1 commentaire

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Une réponse à “V. Berger et l'auto-congratulation

  1. Philippe Blandin

    Vinci Berger le  » Francesco Schettino  » de l’enseignement supérieur ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Naufrage_du_Costa_Concordia