Paris-Est MLV sur la paille !

L’université de Paris-Est Marne-la-Vallée est une des 15 universités qui ont accusé un déficit de plus d’un million d’euros en 2012. L’UPEM n’a jamais publié de communiqué de presse sur la question.

Communiqué des élus, dans les conseils centraux, des listes Service public et Démocratie et des sections syndicales FSU et CGT de l’UPEM. Ils appellent à une Assemblée générale, jeudi 21 novembre 2013. Le budget prévisionnel proposé par notre direction pour 2014 révèle des baisses significatives qui affectent notre capacité à remplir nos missions : 5% de diminution des heures d’enseignement ; 4,7% de diminution en moyenne de la dotation des composantes ; 10% de diminution en moyenne de la dotation des unités de recherche et pouvant aller jusque plus de 20% ; 2% de diminution en moyenne de la dotation aux services communs et centraux.

SONY DSC

Le 8 novembre 2013, le Conseil d’administration de l’université de Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) a voté à l’unanimité la motion déposée par la FSU, avec le soutien de l’UNEF : après la promulgation, le 22 juillet dernier, d’une loi sur l’ESR qui ne s’accompagne pas d’une programmation pluriannuelle de moyens, il y a tout lieu de craindre que la situation de nos universités se dégrade. La démocratisation de l’enseignement supérieur public, la relance d’une politique de recherche ambitieuse, l’amélioration des conditions de travail des personnels et de réussite des étudiants nécessitent des investissements budgétaires importants. Photo ci-dessus (mars 2012) : Luc Hittinger, président de l’UPEC.

L’université de Paris-Est Marne-la-Vallée est présidée par Gilles Roussel depuis janvier 2012. Celui-ci est par ailleurs président de la commission de la formation et insertion professionnelle de la Conférence des présidents d’université (CV sur EducPros). Parmi les chroniques du blog sur l’UPEM, celle du 6 mars 2013 (Marne-la-Vallée, 1ère de la classe, quelle que soit la majorité au pouvoir) donne de multiples exemples, depuis 2005, du bon élève qui met en œuvre, rapidement et avant les autres, les décisions du pouvoir politique, les nouvelles lois. Jouer le bon élève ne semble donc plus payant : toutes les universités devraient retenir la leçon !

L’UPEM et l’UPEC sont, toutes deux, membres fondateurs de l’Université Paris-Est, ex-PRES, désormais communauté d’universités et d’établissements (COMUE). Dans son édito d’octobre 2013, Bernard Dizambourg, nouveau président, fait un premier état des lieux. Point fort : la fonction doctorale (nos partenaires externes voient dans la communauté un portail identifié d’entrée vers le monde universitaire utile au regard de sa complexité). Parmi les pistes de réflexion : travailler dans la durée, seule façon de progresser et de permettre une association large de nos communautés internes ; coproduire avec nos partenaires de nos environnements nos orientations futures, afin ne pas décevoir les attentes fortes formulées  à notre égard.

La Lettre d’information n°18 d’octobre 2013 ne donne aucune information sur la santé financière du PRES-COMUE, sur celle de ses deux universités membres. Comment aller de l’avant avec des moyens réduits ?

Mais, heureusement, il y a Bernard Dizambourg (CV sur EducPros) ! Il va être capable de sortir les deux universités de l’ornière financière. Parmi les chroniques du blog qui le concernent, je savoure en effet particulièrement celle du 15 décembre 2011 : « Des universités bien gérées« . Le président de Paris-Est porte un toast, lors du dîner annuel de la CPU avec Laurent Wauquiez ! A lire !

Université de Paris-Est Créteil Val de Marne. Photo de mars 2012

SONY DSC

1 commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

Une réponse à “Paris-Est MLV sur la paille !

  1. Joel Pothier

    Bon, là encore, on ferme des formations, on gèle des postes, on diminue la recherche, mais on ne touche pas aux sacro-saintes PES (primes d’excellence) qui pourtant grèvent sérieusement les budgets.
    Ces primes instaurées par Mme Pécresse altèrent le milieu, mais un certain « milieu » s’y accroche…