CPGE : colère des profs humiliés

Jeudi 28 novembre 2013. Rencontre avec Bernard Lejeune, directeur-adjoint du cabinet du Ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon. Compte-rendu de la rencontre par Michel Bouchaud, proviseur du Lycée Louis le Grand, président de l’APLCPGE, et Patrice Corre, proviseur du Lycée Henri IV, vice-président. Photos des deux proviseurs (6 octobre 2012 à Strasbourg).

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L’objet de la colère.  Ne peut-on que regretter d’avoir été tenu à l’écart d’une question aussi cruciale que celle du service des professeurs

… Nous manifestons notre profond mécontentement et même notre indignation lorsque nous constatons les propos méprisants dont les professeurs des classes préparatoires sont l’objet ces derniers jours alors que nous connaissons bien leur engagement professionnel.

Les messages venant des établissements nous font connaître la colère qui anime de nombreux professeurs mais aussi et surtout le sentiment d’humiliation qui les habite face à des appréciations purement négatives, d’où qu’elles puissent venir.

Le climat des établissements. Nous voyons se dégrader rapidement l’ambiance dans nos établissements où se tiennent des assemblées générales extrêmement sévères à l’égard des déclarations qui entourent les propositions qui concernent les professeurs des classes préparatoires.

Pour aller plus loin. 48 chroniques du blog sur les Professeurs agrégés.

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22 Commentaires

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22 réponses à “CPGE : colère des profs humiliés

  1. François Brunet

    Pierre, vous citez des morceaux du texte, mais quel est votre avis? Partagez vous la colère de ces profs humiliés? Si on fait le total de tous les gens qui se sentent humiliés en ce moment en France, ne serait ce que dans l’EN et l’ESR, on a de quoi remplir la Méditerranée déjà. Donc, qu’est ce qu’on fait?

  2. D’un point de vue universitaire, ce qui est évidemment troublant dans le débat qui a émergé sur les profs de CPGE, c’est son cadrage par le ministre et les médias comme un problème intéressant uniquement l’Education nationale. C’est logique en un sens: même centre de gestion, statut similaire. De nombreux profs de prépas ou en BTS sont encore profs de lycée ou l’étaient à un moment donné de leur carrière. D’où un débat sur la péniblité comparée, ou la charge de travail comparée, et les compensations associées, des enseignants en ZEP et en classe qui est assez surréaliste car ce sont évidemment des métiers très différents.
    Le discours syndical ou corporatiste met ainsi à juste titre certaines caractéristiques de la réforme: déshabiller Pierre pour habiller Paul. Ce faisant, on omet certaines caractéristiques de la carrière, qui contribue à creuser fortement les inégalités internes, en particulier l’avancement très rapide lié au grand choix.
    Un autre manière, complètement absente du débat,

  3. (suite) de prendre les choses consisteraient à se dire que les profs de prépa et de BTS exercent leur activité dans le cadre de l’enseignement supérieur. De ce point de vue, on pourrait comparer les métiers de manière à mon avis plus pertinente.
    Et les inégalités de traitement apparaitraient de manière encore plus évidentes, et plus problématiques.
    En effet les services et les carrières des PRAG dans le supérieur – dont les fonctions sur le papier sont très proches de ceux des classes prépas – ne bénéficient pas du tout des mêmes décharges. De plus, ils assument des charges administratives beaucoup plus lourdes et qui ne sont comptées dans leur service (ou pas complètement). Je pense que la rapidité du déroulement des carrières des PRAG ne se compare pas non plus à celles des classes de prépas, et je ne crois pas qu’il existe de bonnes justifications à cela.
    La comparaison avec les autres chargés de cours de l’ES est également accablante et fait ressortir des inégalités flagrantes.
    Enfin, en ce qui concerne les enseignants statutaires du supérieur, je pense que globalement – et sans doute à l’exception du droit et de l’éco – les déroulés de carrière sont aussi globalement plus lents même s’il existe de forte diversité interne. Surtout, les carrières sont ralenties par des entrées généralement très tardives en fonction (vers 29-30 ans dans les disciplines de sciences dures, vers 35-38 dans les SHS). Les rattrapages instaurés par Pécresse ne compensent pas du tout ces débats de carrière, qui se payent de plus au niveau des retraites.
    Bref, si l’ensemble de la fonction publique d’enseignement subit une cure d’austérité terrible et à ce titre mérite une mobilisation transcatégorielle sur le point d’indice, il ne faudrait pas pour autant ne pas poser la question d’une revalorisation spécifique des métiers de l’université. Le statut est objectivement très enviable (et peut être avec certains abus), et on comprend que les intéressés se défendent. Mais le débat gagnerait à s’élargir vers les autres métiers du supérieur pour constater où se situe le vrai problème.

  4. BERNARD

    Il faut un traitement équitable et juste de tous les profs qu’ils soient enseignant dans les prépa ou non. Les rentes de situations doivent disparaitre de la France du 21ème siècle. Un référendum s’impose pour aligner le privilège de ces profs de prépa sur celui des autres. la question du salaire doit être posée aussi et il faut mettre le pieds dans le plat. Il ne s’agit pas d’humilier mais de débattre avant de faire une réforme. cette idéologie d’humiliation à laquelle nous nous sommes habitués ne dupe personne et et on n’est pas prêt à aller aller nous battre à côté de ces ‘humiliés’ terme d’ailleurs mal placé et trop exagéré. J’irai en revanche pleurer et agir à côté des licenciés contre les rentes de situations des patrons médiocres et les financiers.

  5. Kévin

    Cher Bernard,
    Je pense qu’il vous faut considérer que les professeurs de CPGE sont enseignants dans le Supérieur. Et donc non, l’alignement sur les enseignants du Secondaire n’est pas justifié.
    Par ailleurs, il faut bien voir que le projet du ministre va toucher tous les enseignants dans leur qualité de travail, et pas seulement les enseignants de prépa !!
    Le projet porte atteinte à l’Education Nationale dans son ensemble…

  6. BERNARD

    Et que dire du traitement de cette caste par rapport aux pauvres universitaires y compris les professeurs des universités ? Et pourtant ces derniers travaillent beaucoup, organisent des colloques, écrivent des ouvrages, etc., leur week end et leurs vacances sont sacrifiés et font rayonner les idées nouvelles à travers le monde. Ce sont ces gens là qui font parler de la France de l’innovation : Bruno Latour, Serge Haroche, Edgar Morin, Pierre Bourdieux, j’en passe et des meilleurs

    C’est scandaleux de voir leur traitement est aussi inférieur que les prag des prépa. Je vous renvoie à l’article récent du monde sur le sujet.

    J’appelle donc à la mobilisation de tous les enseignants chercheurs sur ce sujet.

    Cordialement.

  7. Pierre Dubois

    François m’a demandé mon avis sur la question des services et du revenu des professeurs agrégés enseignant en classe préparatoire. Je publierai une chronique demain pour soutenir leur lutte (chroniques sur le corps enseignant dans les Instituts d’enseignement supérieur : http://blog.educpros.fr/pierredubois/tag/ies/

    Ils ont raison de rejeter le décret Peillon. Les enseignants-chercheurs devraient suivre leur exemple : lutter pour parvenir à des revenus dignes de docteurs et semblables à ceux des profs de prépa. La mobilisation des enseignants-chercheurs contre certains aspects de la réforme de leur statut (décret statutaire en préparation) est molle, n’est pas à la hauteur des défis.

    Les agrégés des prépas ont réussi à maintenir depuis des dizaines d’années leur statut, leurs horaires et leurs revenus.

    Les enseignants-chercheurs ont perdu tous leurs combats pour se maintenir dans l’échelle sociale.

    J’ai commencé à travailler en 1968 à 24 ans, la thèse obtenue. Mon premier salaire mensuel net était de 1.800 francs, soit 3,6 fois le SMIC. Les enseignants-chercheurs doivent prendre cela en compte quand, visiblement, ils jalousent aujourd’hui et à tort les profs de prépas.

    45 ans de dégradation du statut, des obligations de services et du revenu. Les enseignants-chercheurs et leurs représentants ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes et réagir, être solidaires des profs agrégés de CPGE.

  8. BERNARD

    Il n’est jamais trop tard pour bien faire. L’université est une très grosse machine qui n’ a jamais été considérée par les gouvernants de ce pays. A comparé avec les prépas et les grandes écoles, il n’y a pas photo au regard de l’histoire de ce pays. Dire que les enseignants chercheurs doivent s’en prendre qu’à eux même c’est bien vouloir occulter les résidus de cette histoire.

  9. Sébastien

    Cher Kévin,
    Je pense qu’il vous faut considérer que les professeurs de CPGE ne sont pas, loin de là, les seuls enseignants du secondaire (car c’est bien ce qu’ils sont) affectés dans le Supérieur. Des enseignants recrutés sur un concours du secondaire (donc PRAG ou certifiés), mais en poste dans le supérieur, il y en a des tas. Ca s’appelle des PRAG en IUT, BTS, UFR de facs, etc. En quoi ces PRAG là devraient-il avoir un statut particulier ? En quoi les profs de prépa devraient-ils avoir un statut différent des PRAG d’IUT ou de BTS ?

  10. BERNARD

    C’est un vrai test pour le gouvernement. Les socialistes ne cessent de marteler la justice et l’équité mais dès qu’il y a un blocage ils reculent. On l’a vu avec la ministre de l’ESR et on le verra avec le ministre de l’éducation. Que ce dernier réponde à la question de la hiérarchisation des statuts des prag et le mal traitance des universitaires ? il ne reste alors selon moi qu’un référendum pour trancher la question. les Français ne supportent plus les injustices, le corporatisme et l’individualisme élitiste. les prag de prépa doivent s’aligner au niveau de rémunération et de statut avec leurs collègues du lycée. J’irais même loin pour dire qu’un agrégé dans la banlieue difficile doit être mieux rémunéré qu’un agrégé de prépa et je n’ai pas besoin de faire une démonstration pour argumenter le propos: tout le monde le sait y compris le ministre lui-même. on en est pas encore là. Mais si veut la justice et l’équité il faut des actes et non pas des paroles et des discours.

  11. Damien

    @Pierre Dubois
    « Les agrégés des prépas ont réussi à maintenir depuis des dizaines d’années leur statut, leurs horaires et leurs revenus.

    Les enseignants-chercheurs ont perdu tous leurs combats pour se maintenir dans l’échelle sociale. »

    Et évidemment, il n’y a aucun rapport entre les deux faits ? Ce n’est pas justement parce que les dirigeants savaient que, grâce aux CPGE, on pouvait s’essuyer les pieds sur l’université sans trop faire râler les « élites », que les EC ont « perdu » tous leurs combats ? Les profs de prépa ont-ils été _une fois_, _une seule fois_, solidaires de l’université ? Ou au contraire se frottaient-ils les mains au moindre mouvement de grève qui leur permettait de s’affirmer comme la bonne alternative ?

    Je comprends la colère des profs de prépa. Mais de là à être solidaire…

  12. Eric

    A Bernard. Vous parlez de la France et de l’innovation ? Alors, vous parlez d’Airbus et de l’Oréal. Ces entreprises qui occupent, dans leur domaine, la place de numéro un mondial. Renseignez vous : les ingénieurs qui, au quotidien, font tourner ces deux entreprises (et quelques autres…) ont été, dans une écrasante majorité voisine de la quasi totalité, formés par le système des CPGE et des Grandes Ecoles. Système que vous haïssez pour des raisons personnelles qui vous sont propres…
    Mais qui est à la base de ce qui reste de prospérité, aujourd’hui, dans l’économie du pays.

  13. Pierre Dubois

    Lire la suite dans « Pourquoi je soutiens le combat des agrégas de CPGE »

    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2013/12/02/le-combat-des-agreges-de-cpge/

  14. BERNARD

    A Eric,

    Ne confondons pas le débat sur l’équité et la justice avec ce qu’apportent les différentes catégories socio-professionnelles à la société. En outre, les ingénieurs qu’ils soient issues des GE ou de l’université apportent tous leur pierre à l’édifice. S’il vous plait restons en sur le fond du débat : l’équité et la justice. Au delà cela n’intéresse personne qu’on sache si je ou vous êtes issues d’une GE ou non. A la limite on s’en fout.

  15. C’est vrai que les professeurs de CPGE sont pendant la période d’activité une rémunération plus intéressants que celui des universitaires ou des chercheurs. A la retraite c’est l’inverse. le recrutement est différent mais pas tant que cela puisque la thèse est depuis une dizaine d’année devenu la norme. Le recrutement en CPGE privilégie plus le classement à l’agreg que la qualité des articles publiés. Comparer un prof de CPGE à un prof de ZEP en invoquant la pénibilité est une piste délicate. En général dans notre société c’est du côté des bas salaires que l’on trouve beaucoup de pénibilité et si on veut changer cela il faudrait payer moins les dirigeants de Renault que les ouvriers à la chaîne… Cela est bien révolutionnaire mais pourquoi pas si Vincent Peillon accepte de diviser ses revenus par 4, ainsi que celui de tout son cabinet. Le parti socialiste incapable de faire de la justice sociale à grande échelle veut faire la révolution au sein de l’éducation nationale, cela semble facile mais c’est dangereux comme le démontre le passage Allegre qui a coulé son copain Jospin. En fait les chercheurs, les universitaires, les profs de CPGE sont dans un même bateau. Ils ne sont pas dans le même que celui des énarques, des médecins, des sportifs, des managers et des politiques qui ont tous des salaires largement supérieurs. Et je ne parle pas de l’autre bateau qui contient les capitalistes. (mais là il faut affiner l’analyse en distinguant les héritiers des autres)

  16. Eric

    A BERNARD. Renseignez vous sur les ingénieurs issus de l’Université, en particulier sur les multiples Ecoles du groupe dit Polytech (Polytech Paris, Lyon, Lille, Nantes, Marseille, Grenoble, etc.). Vous verrez que ces Ecoles, filiales des Universités, recrutent la grande majorité de leurs étudiants …. dans les classes prépas. Demandez vous pourquoi il en est ainsi. Ou, beaucoup mieux, aller le demander aux universitaires qui y enseignent. Renseignez vous. Allez à Jussieu, osez entrer dans ces bâtiments misérables où travaille l’élite des sciences dures (Maths, Informatique, Physique, Chimie). Interrogez ces universitaires (issus des classes prépa dans une proportion que vous aurez du mal à croire), demandez leur ce qu’ils pensent de tout cela.
    D’où sont issus

  17. Eric

    A Bernard . Fin du message. « D’où sont issus vous et moi, à la limite on s’en fout », dites vous ? En ce qui me concerne, la limite est tout à fait franchie. Pour participer à un débat politique, comme c’est le cas ici, ne faut-il pas commencer par faire abstraction de son vécu perso ? Nul besoin d’être psychologue de métier pour reconnaître, du premier coup d’oeil, la haine fanatique que vouent aux prépas ceux qui s’y sont aventurés, y ont échoué, et sont obsédés par cet échec.

  18. Jean

    Merci pour votre article. Pour le Bernard, dressant les uns contre les autres… et opposant les catégories avec une jalousie hélas trop partagée, qu’il reçoive tout mon mépris et apprenne d’abord à écrire Français. A comparer est un infinitif. On verra ensuite si ses arguments tiennent la route. Le système qui est attaqué (Peillon ne cache pas son antipathie pour les prépas) est malheureusement le seul qui tienne encore à peu près debout (toutes filières confondues). L’humiliation n’est pas un vain mot face à l’insulte. La colère est plus que légitime et la réponse sera dévastatrice.

  19. BERNARD

    J’apprécie la finesse de l’analyse de Francois Saint Pierre. Et j’ajoute que les membres du gouvernement actuel ont fait le geste symbolique de diminuer leur traitement de 30% dès leur arrivé au pouvoir. Chose qui est rare en politique. parler de l’équité et de la justice suppose au préalable de mener une analyse locale et catégorielle tout en ayant un regard global sur la situation du pays. Le corporatisme et le féodalisme minent notre démocratie et fragilisent les projets de réforme de notre système éducatif qui au vues des enquêtes récentes est moins bon qu’il n’y parait.

  20. Eric

    A Bernard

    Je suis moi aussi assez d’accord avec l’analyse de François St Pierre, sauf que j’y remplacerais le mot « médecins » par « publicitaires », car, parmi les médecins, on va du prolétariat au nabab.

    Vous parlez des « membres du gouvernement qui ont fait le geste symbolique de diminuer leur traitement de 30% ». Symbolique me parait le mot juste, sachant que, parmi ces gens, il y avait le célèbre Cahuzac.
    Et j’attends toujours l’adresse du site où tout un chacun pourrait
    connaître l’état du patrimoine des élus et ministres. Sans parler, bien sûr, du fils de M. Fabius. L’omerta mine notre démocratie.

    Notre système éducatif est, au vu des enquêtes récentes, carrément mauvais. Mais il importe de bien préciser que c’est l’enseignement secondaire qui est évalué par l’enquête Pisa. Le système des CPGE et des Grandes Ecoles, lui, est tout à fait reconnu à l’international, comme le prouvent d’une part la présence de beaucoup d’étudiants étrangers dans les Ecoles, et d’autre part les très nombreux accords entre nos Grandes Ecoles et leurs équivalents à l’étranger. Et enfin le fait que l’ENS Ulm et l’Ecole Polytechinqiue figurent en très bonne place au classement « Shanghai ».

    N’est il pas étonnant, enfin, que les projets de réforme actuels visent la partie du système éducatif qui marche, et ne remettent en cause ni le collège unique tant décrié, ni certains pans entiers de l’Université qui, les chiffres en témoignent, sont, en fait, de véritables usines à chômeurs ? La démagogie et le clientélisme minent notre démocratie et fragilisent le pays entier.

  21. BERNARD

    on est bien d’accord sur les maux de notre société à commencer par ceux du haut de l’échelle sociale. Mais, si les intellos de notre pays ne font pas l’effort de s’élever par eux même et par rapport à l’éthique qu’ils professent à leur étudiants, on ne comprendrait pas. La réforme en question ne vise pas à laminer le succès des classe prépas et des grandes écoles, même si ces dernières sont critiquables à bien des égards (voir rapport Berger), mais de faire un effort en regardant plus loin que son nez: cela s’appelle l’intérêt général.

  22. Pierre

    @Pierre Dubois
    Entièrement d’accord avec votre analyse; au milieu du désastre, les professeurs de prépas sont les seuls à avoir su maintenir leur salaire et leurs conditions de travail. C’est d’abord cela qu’on leur fait payer.
    Et félicitations : vous avez obtenu ce qui symbolise le succès d’un blog : un véritable troll parmi vos commentateurs, qui signe un commentaire sur 3!