Le SGEN-CFDT, syndicat fiorasien

Je terminais ma chronique du 2 décembre 2013, Actions syndicales unitaires, par la phrase : Mais que fait donc le SGEN-CFDT ? Il n’a signé aucun des communiqués intersyndicaux. Il faut donc supposer que ce syndicat est comme cul et chemise avec le gouvernement.

Je ne pensais pas si bien dire. Marianne m’a signalé le communiqué du SGEN-CFDT en date du 3 décembre : Budget des universités : pour le SGEN-CFDT, la loi ESR ne doit pas servir de bouc émissaire ! Voici donc le SGEN-CFDT isolé.

Le syndicat rejette, dans un premier temps, les difficultés financières sur le gouvernement précédent (Loi LRU et Responsabilités et Compétences Élargies). La FSU, la CGT, l’UNSA, Solidaires et FO, syndicats qui appellent à se mobiliser le 12 décembre, n’ont jamais dit autre chose : la loi ESR, dite Loi Fioraso, n’est pas en rupture avec la loi LRU ; elle en est la fille cadette.

Puis, le SGEN revêt les habits de Fioraso quand elle accuse les universités de ne pas savoir gérer leurs finances ou de les gérer mal. La quatrième question posée est particulièrement violente ! Le SGEN va trop loin : il doit maintenant oser donner les noms de présidents tout puissants qui ont pratiqué le clientélisme !

Faut-il rappeler les méfaits d’une politique exacerbant la concurrence à outrance au lieu de privilégier les coopérations qui pourtant fondent l’esprit universitaire ?

Faut-il rappeler la responsabilité de ceux qui ont transféré des compétences sans former et accompagner les équipes ? 

Faut-il rappeler la responsabilité de ceux qui en choisissant de financer les projets de recherche sur une part en continuelle diminution des moyens récurrents ont développé la précarité ?

Faut-il rappeler la responsabilité de ceux qui ont recruté sans compter, sans regarder à la dépense, parfois pour satisfaire un clientélisme promu par une gouvernance à la présidence toute puissante ?

A l’attention du lecteur. Professeur des universités en sociologie de 1980 à 2008, j’ai été élu sur une liste SGEN-CFDT au Comité national du CNRS (dans les années 80), puis au CNU (dans les années 90). Par le fait de la possibilité de barrer des noms sur les listes, je me suis retrouvé élu une seconde fois au CNU à la fin des années 90 ; j’ai aussitôt démissionné. Quelle déception que le SGEN soit devenu la courroie de transmission des Ministres socialistes et de leurs conseillers CFDT.

Pierre Duharcourt, tu as lutté toute ta vie de syndicaliste pour une gouvernance responsable et éthique des universités : reviens-nous pour redonner la raison à la CFDT !

16 Commentaires

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16 réponses à “Le SGEN-CFDT, syndicat fiorasien

  1. Vincent

    Taper sur les syndicats, c’est facile. Vous devenez vieux, M. Dubois, et vous perdez votre sens de l’analyse que j’appréciais tant en vous lisant. Vous avez commencé par critiquer un communiqué de presse de la CEC en le disant «mou» alors qu’il ne s’agissait que du programme de la nouvelle présidente, ses priorités annuelles, il semble donc normal que ce soit mou, ce n’est qu’une annonce.
    Et là, vous tapez sur un syndicat alors qu’ils ne font que dire la vérité ! C’est le seul syndicat que je connaisse (et je n’en fais pas partie, pourtant) qui lutte pour des valeurs et sait donc s’opposer au gouvernement quand il fait n’importe quoi et le féliciter quand il fait de bonnes choses. Les autres sont dans l’opposition systématique, à la fois aux présidences d’université et au gouvernement.
    Alors non, félicitations au SGEN-CFDT qui souligne l’importance que la gestion des universités se rationnalise, félicitations au SGEN-CFDT de souligner l’importance que tous les personnels universitaires acceptent qu’en des temps budgétairement difficiles, nous devrons tous serrer la ceinture et accepter que nos conditions de travail ne soient plus ce qu’elles étaient, et honte sur les syndicats qui, sachant que leur université est dans le rouge, continuent de crier au scandale quand la présidence annonce des coupes budgétaires.

  2. Patrice Brun

    Cher Pierre Dubois,
    Il est certain que, si votre blog devait devenir un copié-collé des anathèmes si chers au Snesup et des violences verbales de type mélenchonniste, il risque de perdre beaucoup d’intérêt car, finalement, comme on dit à présent, on préfère toujours l’original à la copie.
    Il est très facile, et très reposant pour l’esprit, de ne jamais remettre en cause ce que l’on fait depuis des années, que l’on aspire à faire encore durant des années et que l’on espère voir faire par les générations suivantes. Reposant aussi de demander toujours plus d’argent pour l’université comme d’autres veulent plus pour la SNCF, la Poste ou la Bretagne. Reposant de demander des postes pour des thésards que l’on a embarqués dans des thèses sans que leur directeur se soit au départ interrogé sur leur devenir éventuel. On est certain de ne pas avoir gain de cause – et d’ailleurs on le cherche pas – mais on se donne une bonne conscience. On rafle des voix aux élections, mais on ne fait rien avancer et ce n’est d’ailleurs pas le but. Reposant, en définitive, d’être un vrai conservateur.
    A l’inverse, il n’est pas facile d’être un syndicat réformiste. Tant le SGEN que Sup-Recherche savent protester quand c’est nécessaire et rappeler le gouvernement, quel qu’il soit, à ses engagements (notamment pour le Crédit Impôt Recherche). Mais ces syndicats prennent en compte la situation réelle du pays et ne se contentent pas des « y’a qu’à », des ‘faudrait que ». Ce n’est pas payant électoralement, ça ne donne pas l’occasion de faire de beaux effets rhétoriques dans les AG ni de virulents papiers, mais ça fait avancer la réflexion.
    Et quand on est universitaire, on a le droit de trouver que c’est plutôt bien.

  3. P H

    bonjour M. Dubois
    Pour comprendre la position de la CFDT…il faut se souvenir de son origine , la CFTC de la « séparation » de 1964 de ses racines dans le syndicalisme chrétien
    Des liens historiques entre la CFDT et le parti socialiste
    Qui se souvient de l’origine de la FSU ?
    la scission de 1948, FO et la FEN quitant la CGT
    un peu d’histoire ne peux pas nuire…

  4. marianne

    Débat intéressant sur le positionnement syndical sur l’austérité – l’admettre comme inévitable, ou en contester la pertinence, that is the question….

    Critiquer ceux qui, dit-on, « demandent toujours plus d’argent pour l’université », n’est-ce pas fermer les yeux sur le fait que le budget 2014 de l’ESR, compte tenu de l’inflation, est en baisse ? Alors qu’il faudrait le muscler notamment pour préparer l’ESR à accueillir décemment, d’ici 2022, 9% d’étudiants supplémentaires, rien que pour des raisons démographiques
    http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Note_d_info/00/8/NI_MESR_13_09_278008.pdf
    (sans parler d’améliorer le taux d’encadrement des étudiants…..).

    De même, critiquer ceux qui  » demandent des postes pour des thésards que l’on a embarqués dans des thèses sans que leur directeur se soit au départ interrogé sur leur devenir éventuel », est-ce bien raisonnable ? Faut-il encore « autolimiter à la source » le nombre de doctorants, déjà en nette baisse
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2014/a1429-tIX.asp#P550_181115
    pile au moment où il faut au contraire en « produire » davantage, ne serait-ce que pour assurer le remplacement des enseignants chercheurs et chercheurs qui partent massivement en retraite ?

    Par ailleurs c’est toujours avec un certain malaise que je lis:
     » félicitations au SGEN-CFDT de souligner l’importance que tous les personnels universitaires acceptent qu’en des temps budgétairement difficiles, nous devrons tous serrer la ceinture et accepter que nos conditions de travail ne soient plus ce qu’elles étaient »…..
    Parce que cela revient, de la part de gens d’un certain âge dont la carrière s’est déroulée dans des conditions pas idéales, mais relativement correctes, à expliquer aux jeunes que non, il faudra qu’ils se résignent, EUX, à des conditions déplorables….

    A quoi auront servi les mobilisations des décennies passées, si les jeunes sont privés de leurs fruits ?
    Si un syndicat n’est pas fichu de se battre pour que les jeunes bénéficient au moins des mêmes garanties que les générations précédentes, à quoi sert-il ?

  5. Pierre Dubois

    @ Patrice Brun. 5 juillet 2013, Reims, hommage à Pierre Duharcourt, ancien secrétaire général du SNESUP. http://blog.educpros.fr/pierredubois/2013/12/06/hommage-a-pierre-duharcourt-2/

    Ce soir, à mon retour de Reims, je découvre ton commentaire, d’une agressivité gratuite et mensongère à mon égard. Il est facile d’abattre un blogueur solitaire, libre de ton, et qui se bat depuis cinq ans pour porter le projet de création d’Instituts d’enseignements supérieurs de 1er cycle, dont ne veut aucun des syndicats de personnels de l’enseignement supérieur, le SNESUP en particulier. J’en ai eu encore la preuve à Reims.

  6. Jean-Louis Fournel

    Cher Pierre Dubois,
    Il est piquant de voir avec quelle agressivité des collègues peu prompts à critiquer ce qui constitue le coeur de la situation financière des universités s’en prennent à ce billet. Ils attaquent une personne au lieu de se demander pourquoi un syndicat fait semblant de ne pas voir que les RCE entraînent mécaniquement une paupérisation des universités du fait de l’augmentation des charges et de la stabilisation de la dotation de fonctionnement. C’est assez drôle mais j’en ai fait moi-même la triste expérience lors de débats publics en 2009 et 2010 durant lesquels certains représentants du SGEN s’en prenaient sans aménité aucune au président de SLU que j’étais alors comme s’il était plus important pour eux de critiquer notre association que de s’en prendre au gouvernement de Sarkozy et Pécresse. Je me suis demandé d’autant plus quelle en était la raison que j’avais été moi-même, comme Pierre Dubois, longtemps adhérent du SGENsup, dès mon entrée dans l’ESR au début des années 1980, élu au CNU sur ses listes dans les années 1990 et constructeur longtemps des listes SGEN au CNU de 14e section jusqu’au milieu des années 2000.
    Mais au-delà de nos expériences personnelles ce qui importe dans l’affaire c’est évidemment de comprendre pourquoi il en va ainsi. Pour ma part j’y vois deux raisons fondamentales. La première est l’évolution assez myope d’une analyse faisant passer les illusions tout à fait idéologiques de la « modernité universitaire » (dont on va évidemment chercher les exemples dans d’autres systèmes de l’ESR non congrus au nôtre, le tout en privilégiant souvent les modèles des disciplines de sciences dites « dures »)par dessus toute réflexion sur les changements en cours dans l’université et sur ses capacités réelles d’adaptation à ses changements : pathologie que vulgairement on pourrait appeler la « réformite ». La seconde relève de l’auto-satisfaction de la minorité qui aurait raison contre tout le monde parce qu’elle ne serait pas « conservatrice » et qui, délaissant du coup la nécessité de convaincre une majorité de collègues vraiment trop fermée pour percevoir le pertinence de l’analyse proposée, investit de façon privilégiée le domaine des cabinets ministériels et des lieux de pouvoir et recherche l’oreille des puissants notamment en cas d’alternance « de gauche » (mais pas seulement…). La liste des experts et des membres des cabinets ministériels depuis vingt ans en est à cet égard une illustration manifeste, un peu à la façon dont les jésuites entre le milieu du XVIe et le milieu du XVIIIe siècle avaient choisi entre autres politiques de devenir, dès qu’ils le pouvaient, les confesseurs/conseillers des princes. Tant la première que la seconde des raisons conduisent – pour l’explication des ennuis de l’ESR – à faire porter l’essentiel de la « faute » sur un « système » malaisé à réformer car trop « conservateur » et auquel il faudrait donc imposer d’en haut toute modification, ad majorem ESR gloriam évidemment!
    bien cordialement
    Jean-Louis Fournel

  7. Le Plume

    Pour calmer un peu le débat, je me permets de signaler que ce communiqué est loin de faire l’unanimité au sein du SGEN-CFDT – il faut dire que l’unanimisme ne fait pas franchement partie de nos traditions!

    Ma position de militant SGEN de base: je ne vois rien de faux dans ce texte. Y compris dans son postulat de départ, qui est que la loi ESR n’est pour rien dans la situation budgétaire des université. Ce qui ne veut pas dire que ce soit un bon texte d’ailleurs, mais, sur la question budgétaire, ce qu’on lui reproche, ce n’est pas ce qu’il fait, c’est ce qu’il ne fait pas. Du coup, demander son abrogation ne résoudrait rien.

    Pour autant, l’ensemble du communiqué est plutôt maladroit et ne facilite pas la tâche aux sections SGEN dans les établissements. Mais bon, on fera avec!

    Concernant les dérives clientélistes: ce n’est pas parce que des universités sont dans le rouge que c’est tout la faute du vilain ministère et qu’il faut accorder un brevet de vertu à leurs dirigeants. Je soupçonne que ce soit l’UVSQ qui soit visé par cette petite phrase, mais il faudra bien attendre la publication du rapport de la cour des comptes pour aller dans les détails!

  8. romain

    les universitaires semblent découvrir, ce qu’une partie des autres salariés connaissent depuis des années, notamment depuis le tournant de l’austérité , pardon de la rigueur, en 1983…, la collusion d’un certain appareil syndical avec le PS….et je ne parle pas que de l’appareil et non pas du syndiqué de base…

  9. Jean-Louis Fournel

    Bonjour

    Désolé d’insister mais il n’est pas possible d’affirmer que « rien n’est faux dans ce texte » car « la loi ESR n’est pour rien dans la situation budgétaire des universités ». Rappelons sur ce point que toute loi sur l’ESR est faite autant de ce qu’elle modifie que de ce qu’elle laisse inchangé donc, en la matière, ce n’est certes pas loi Fioraso qui a inventé les RCE (première cause, redisons-le, de la paupérisation actuelle des universités) mais c’est la loi Fioraso qui ne les remet en rien en cause. Et il n’y a là rien de surprenant puisque bon nombre de présidents d’université proches du PS, du SGEN, voire du SNESUP, ont mis en place parfois avec enthousiasme cette loi LRU et puisque le PS a attendu le mouvement de 2009 pour dénoncer du bout des lèvres la loi LRU et sans jamais tirer de conclusions véritables de cette épisodique dénonciation. Le PS n’a jamais été sur le fond opposé aux RCE : toute personne ayant discuté avec les responsables de la campagne de Hollande pour l’ESR le savent parfaitement. Le PS s’est donc contenté d’ajouter à la loi LRU trois choses : a/la scandaleuse mission de « transfert » (le seul point de la loi qui intéresse semble-t-il la ministre) ; b/le renforcement de la « politique de site » comme antichambre de la régionalisation de l’ESR (pour faire plaisir à ses grands barons locaux) ; c/ l’accélération de la politique de fusion, pour aider à la construction d’universités usines à gaz au nom de la fascination pour les classements internationaux stupides. Il n’a touché ni aux RCE calamiteuses sur le plan financier et budgétaire, ni au gouvernement interne de l’université sinon de façon cosmétique (et en annulant d’une main ce qu’il accordait de l’autre, si l’on pense aux effets de la communauté d’universités et de l’élection des présidents par les personnalités extérieures – ce que même Pécresse n’avait pas oser imposer).
    Dans ces conditions il faut dire et redire clairement sans se fatiguer de le faire qu’approuver la loi Fioraso cela signifie clairement approuver la loi Pécresse : cessons de tourner autour du pot sur ce point et que chacun prenne ses responsabilités. Il est évident à cet égard que le SGEN CFDT, du moins sa direction et affiliés « experts » de tout poil, ont pris les leurs.

    Jean-Louis Fournel

  10. Patrice Brun

    Le débat est évidemment fort intéressant, mais il ne devrait pas se limiter aux RCE. Il n’y avait pas de RCE dans l’Education Nationale entre 2007 et 2012. Cela a-t-il empêché la disparition de dizaines de milliers de postes? A quoi servirait alors une « re-étatisation » de la masse salariale? De fait, ce qui me semble gênant avec les RCE, c’est que bien souvent, les équipes présidentielles ont fait des dépenses supplémentaires sous forme de primes diverses et de nouvelles décharges horaires alors que les ressources venues de l’État stagnent. Mais, sur un plan politique, le PS et son candidat aux Présidentielles avaient clairement dit AVANT LES ÉLECTIONS de 2012 qu’ils ne reviendraient pas sur les RCE. On le savait avant et il n’a pas lieu de s’en étonner ni à plus forte raison de s’en offusquer.
    @ Marianne,
    Il est fort possible que le nombre de docteurs soit globalement insuffisant. Mais ce n’est pas le cas dans toutes les disciplines : s’il en manque notoirement dans les sciences dites dures, nous avons des situations fort différentes ailleurs. Il n’est pas rare, dans certaines SHS par exemple (littératures étrangères, histoire de l’art pour des disciplines enseignées dans mon université), de voir dix, quinze ou plus thésards par directeur de recherche. Il n’est pas aisé de trouver ensuite des débouchés niveau doctorat avec un tel diplôme en littérature anglaise par exemple. Regardons au CNU : dans certaines sections, dix fois plus de qualifiés que de postes à pourvoir! Et tous les docteurs soit ne sont pas qualifiés soit, c’est le cas dans des disciplines scientifiques, ne demandent pas même leur qualification. Il y a une vraie interrogation à avoir, ce me semble.

  11. Le Plume

    Pour répondre à Jean-Louis Fournel: Je regrette profondément tout ce que la loi ESR ne fait pas, et j’ai des réserves sur une partie de ce qu’elle fait. Pour autant, d’un point de vue strictement logique il ne me parait pas cohérent de mettre sur le même plan ce que dit une loi et ce qu’elle ne dit pas.

    Pour faire simple: si le problème, c’est ce que la loi ESR ne fait pas, alors il faut une loi en plus, et non abroger celle-là.

  12. Martinville

    Ah, les vieux réflexes staliniens ne sont pas morts : il n’y a pas d’intouchabilité de principe en faveur des syndicats, faillibles comme toutes les institutions humaines… et comme la soupe PS est bonne, le SGEN s’est engagé, sans grand scrupule sur la voie de la collaboration. Pardonnons-les, manger de la soupe, c’est humain, quand on a faim… Et faire un procès d’intention à P. Dubois n’est pas très fair-play !!! D’autant plus qu’il a raison…

  13. françois LOCHER

    « Pierre Duharcourt, tu as lutté toute ta vie de syndicaliste pour une gouvernance responsable et éthique des universités : reviens-nous pour redonner la raison à la CFDT ! »
    Est ce que je me trompe ? pour moi Pierre Duharcourt n’était il pas un membre éminent voire un permanent sinon un apparatchik du Sne sup que j’ai sans doute connu au CNESER quand j’y siégeais au titre du SGEN-CFDT dans les années 80
    En clair cette chronique invite un membre du sne sup à revenir pour mettre de l’ordre ou de la raison au SGEN ! Qu’on ne soit pas d’accord je peux le comprendre mais terminer avec une telle conclusion je trouve cela plus que nul

  14. Béa

    Les syndicats, parlons-en ! Que ou plutôt qui défendent-ils ? Leur existence n’est dû qu’au fait que chaque français, au fond, est très individualiste ! Ils ne défendent en fait que leurs propres intérêts. L’avenir, il ne l’envisage même pas ! Tout juste le leur pour leur retraite mais certainement pas celui des étudiants.

  15. Martinville

    Les collusions PS-CFDT sont historiques, les compromissions actuelles entre l’organisation syndicale et le pouvoir socialiste frisent le scandale : le pouvoir ça rapporte, alors si vous voulez une place de dans les institutions de l’Etat, une tête de liste aux européennes, il faut soutenir Hollande… Après avoir souhaité la victoire de Hollande, la CFDT est entrée dans la voie de la collaboration avec le pouvoir socialiste.

    Ce n’est qu’un des aspects de la décrédibilisation de certains syndicats et des syndicalistes, devenus de « fonctionnaires » de l’action revendicative et qui ne songent in fine qu’à leur carrière. Ah, que la soupe est bonne, et il est plus facile de faire une carrière institutionnelle que de faire de la recherche et de publier !!!

  16. Univers Cité

    Sans vouloir ajouter de l’huile sur le feu, syndicats ou pas-syndicats, il va quand même falloir admettre que la loi LRU n’a fait que révéler des mauvaises pratiques de gestion…
    Ce n’est même pas une question de parti politique Droite/Gauche ! Quand on regarde l’UVSQ et la signature de PPP hallucinants, on peut se poser beaucoup de questions sur la capacité de certaines équipes à assurer une gestion correcte.

    Alors, arrêtons de se voiler la face et cherchons les moyens d’assainir les finances de universités, plutôt que des bouc-émissaires.

    Pour information, je suis pas affilié à un syndicat, mais j’ai travaillé dans la gestion financière d’une université de 2007 à 2012. Le constat a été net : les règles de gestion de l’argent public sont faites pour être dépassées…

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