Créteil : ça va mal aussi à l'UPEC

Motion budgétaire du CA de l’Université de Paris Est Créteil (UPEC), présentée par la FSU (SNESUP et SNASUB) et l’UNEF, adoptée à l’unanimité le 13 décembre 2013. Chroniques antérieures sur l’UPEC.

Le Conseil d’Administration de l’Université Paris-Est Créteil, réuni le 13 décembre 2013, a examiné le projet de budget pour l’année 2014. Bien que l’UPEC ait engagé des mesures d’économie importantes et assuré une augmentation de ses ressources propres, la dotation budgétaire attribuée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche reste insuffisante au regard des besoins en termes de formation et de recherche et de la croissance des effectifs de l’université. L’UPEC ne reçoit pas non plus du Ministère de l’Education nationale les financements correspondant à son investissement dans la formation continue des enseignants.

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Des entreprises, éprouvées par la conjoncture actuelle, ne peuvent honorer leurs engagements de financement de la Formation par Apprentissage. En conséquence, le CA de l’UPEC a effectué des choix douloureux pour ses formations et la recherche, afin de maintenir un budget à l’équilibre.

Cette situation, qui a des conséquences sur les conditions dans lesquelles l’UPEC s’attache à assurer ses missions de service public, est préoccupante pour l’encadrement et la réussite des étudiants, notamment les plus fragiles d’entre eux dans le contexte de l’Est parisien.

Le Conseil d’Administration de l’Université de Paris-Est Créteil regrette à nouveau l’insuffisance des moyens dont disposent les universités pour l’accomplissement de leurs missions de service public. Le Conseil d’Administration s’inquiète et alerte de nouveau le gouvernement, la communauté universitaire de l’UPEC et les citoyens sur la situation délicate de nombreuses universités, incompatible avec les objectifs annoncés par le Président de la République visant à faire de la jeunesse, de l’éducation et de la société de la connaissance une grande priorité nationale.

Après la promulgation, le 22 juillet dernier, d’une loi sur l’ESR qui ne s’accompagne pas d’une programmation pluriannuelle de moyens, il y a tout lieu de craindre que la situation de nos universités se dégrade. La démocratisation de l’enseignement supérieur public, la relance d’une politique de recherche ambitieuse, l’amélioration des conditions de travail des personnels et de réussite des étudiants nécessitent des investissements budgétaires importants.

Le Conseil d’Administration de l’UPEC demande à l’État d’assumer ses responsabilités vis à vis des Universités. Il demande à la direction de l’UPEC de continuer à porter clairement, au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et dans les instances telles que la CPU, le CNESER…, les revendications en matière de moyens budgétaires et de création d’emplois statutaires à la hauteur des missions que nous devons remplir.

1 commentaire

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Une réponse à “Créteil : ça va mal aussi à l'UPEC

  1. Martinville

    Y a plus un radis dans les caisses de l’Etat, qui vit à crédit… et l’Université, il s’en tape… (les enfants de la gauche caviar ne vont pas à l’Université, mais dans les grandes écoles). Faut pas rêver… alors camarade, ce changement maintenant, ça vient ou c’est gérer la pénurie : merci François Hollande, encore un qui en un trompé plus d’un (d’ailleurs on ne les entend plus les aficionados hollandais de 2012)… Bah, ne reste plus qu’à porter le bonnet rouge !!! et coiffer François Hollande, Geneviève Fioraso et les autres de bonnet d’âne.