Mon blog « dissocié » par EducPros

1 mars 2014. Je publie une 1ère chronique Attaques ad hominem sur EducPros, après un silence de 10 jours.Pourquoi ?

19 février 2014. Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction me rappelle à l’ordre. le recours à des images d’un goût parfois plus que douteux ne correspond ni à notre charte ni aux valeurs journalistiques d’Educpros… Croyez-vous pouvoir renouer avec la vivacité critique qui est la vôtre sans recourir à ces méthodes ? Il est important qu’Educpros, blogs compris, reste un lieu de débat, pas de campagne d’opposants, a fortiori avec des attaques ad hominem.

Attaques ad hominem ? Je critique souvent les décisions, les propos, voire les manipulations ou les mensonges de personnalités de l’enseignement supérieur, en particulier en matière de regroupements à marche forcée des universités et des établissements. Sont-ce des attaques ad hominem ? Les chroniques mises en question n’ont pas été censurées par la direction de la rédaction.

Images d’un goût parfois plus que douteux ? Les caricatures sont un des outils de la liberté de la presse. Elles cherchent à faire rire, à ridiculiser, à énerver, à déstabiliser des personnalités en charge d’une fonction, publique et donc exposée aux critiques… 

Emmanuel Davidenkoff a exercé ses responsabilités de directeur de la rédaction. Son rappel à l’ordre ne m’a guère enchanté ! Je publierai plus rarement surEducPros et je supprimerai, dans quelque temps, les caricatures des chroniques incriminées.

6 mars 2014, La 2nde chronique Attaques ad hominem porte sur les évènements du 1er au 5 mars.

La situation de mon blog a empiré depuis le 1er mars. Elle exige, de ma part, quelques mises au point. Elle m’imposera par ailleurs de rappeler à l’avenir le projet que porte Histoires d’universités – depuis janvier 2009 sur le Monde et depuis septembre 2010 sur EducPros – en matière de structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche dans notre pays. J’estime en effet que le choix, imposé par la loi ESR de juillet 2013, entre 3 formes de regroupement des universités et établissements (Fusion, COMUE, Association), ne résout en aucune manière LE problème clé : celui de la lisibilité, de l’efficience et de l’efficacité de son premier cycle, éclaté entre les universités et les lycées.

Je réitère la question posée le 1er mars : je critique souvent les décisions, les propos, voire les manipulations ou les mensonges de personnalités de l’enseignement supérieur, en particulier en matière de regroupements à marche forcée des universités et des établissements. Sont-ce des attaques ad hominem ?

3 mars 2014, 10 heures 17, commentaire d’Emmanuel Davidenkoff. Je cite : Chacun comprendra qu’arrivé à un tel degré d’incommunicabilité, il me semble préférable pour Pierre Dubois comme pour Educpros que chacun poursuive sa mission séparément ; Pierre y conservera la liberté absolue à laquelle il aspire, Educpros continuera à privilégier le débat d’idée sans cautionner, de facto, des attaques ad hominem qui ne correspondent pas à ses valeurs. Afin que les lecteurs d’Histoires d’université, dont nous sommes et que nous demeurerons, puissent continuer à profiter de ses points de vue, nous maintiendrons évidemment le blog ouvert. Pierre conservera ainsi, comme depuis le premier jour, son entière liberté de l’animer comme il l’entend. Mais nous le dissocierons désormais du site.

Décision de dissociation sans échange préalable, sans préavis : oui, un haut degré d’incommunicabilité. Le statut de dissocié est nouveau, ne figure pas dans la Charte du blog. La conséquence – sanction, punition – est immédiate : je ne fais plus partie de la liste des blogueurs et mes chroniques récentes ont été supprimées de l’actu. Le lectorat du blog va mécaniquement diminuer puisque mes chroniques à venir seront cachées sous le tapis. Sanctionné ou censuré ? 

4 mars 2014. Emmanuel Davidenkoff a dissocié mon blog. Mais cela ne lui suffit pas. Il faut qu’il le dise à tous vents. Il publie donc un billet sur EducPros : Aux lecteurs du blog Histoires d’universités (5 commentaires). Une de ses affirmations est erronée : ma dite note du jour date non pas du 4 mars mais du 1er mars (1ère chronique Attaques ad hominem).

Une seconde affirmation est une manipulation : la décision [de dissocier le blog] résulte de l’impossibilité d’ouvrir une discussion calme et posée avec l’auteur à propos d’attaques ad hominem textuelles et visuelles. Quand j’ai reçu, le mercredi 19 février dernier, un premier courriel, j’ai répondu immédiatement que je souhaitais une discussion en face à face à Paris (je vis à Strasbourg). J’ai réitéré deux fois cette demande dans la même journée (le commentaire 42 dans Attaques ad hominem le prouve). Je n’ai pas obtenu de rendez-vous. C’est donc moi qui suis responsable de l’incommunicabilité ? Intéressant ! A noter qu’une discussion portant sur l’accusation d’être porteur de la campagne d’opposants (à qui et à quoi ?) ne m’est pas proposée.

5 mars 2014. Je supprime du blog des images qu’Emmanuel Davidenkoff pense être d’un goût parfois plus que douteux. J’estime, pour ma part, qu’elles font partie de la liberté de la presse, dans la mesure où elles ne portent pas atteinte à la vie privée. Le directeur de la rédaction d’EducPros n’a pas eu la courtoisie de m’indiquer quelles caricatures l’avaient choqué ! Par ailleurs, les personnalités publiques qui auraient été affectées par ces images ne se sont pas manifestées. Si elles me le demandent, je leur présenterai publiquement des excuses. Fin de la chronique du 6 mars.

12 mars 2014. Le blog Histoires d’universités sur EducPros n’est pas fermé, mais demeure « dissocié ». Les 2.348 chroniques, publiées depuis janvier 2009, restent accessibles à toutes et à tous.

Depuis le 1er mars, la chronique Attaques ad hominem a été commentée 129 fois et vue 7.264 fois. Merci aux fidèles lectrices et lecteurs du blog.

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