Hetzel contre la dérive liberticide

Coopération et regroupements des établissements. Question écrite à Geneviève Fioraso, déposée par Patrick Hetzel, ancien directeur de la DGESIP, député UMP de Saverne (67). La question concerne le regroupement de type COMUE et le regroupement de type Association. Extrait.

Imposer au vote des CA des universités et établissements, sans même qu’une modification soit possible, des statuts [des COMUE] engageant l’avenir de ces établissements sans qu’ils aient été à l’initiative de ces statuts ni même associés à leur rédaction, consiste à nier les compétences spécifiques et l’autonomie des universités et des établissements pourtant fixée et garantie par la loi. Tout ceci est une grave entorse au principe fondamental de liberté de notre enseignement. C’est un retour en arrière inqualifiable. De toute évidence, à la fin du 19ème Siècle, les libertés universitaires étaient davantage garanties qu’aujourd’hui. Patrick Hetzel souhaite donc savoir ce que Madame la Ministre compte entreprendre pour corriger cette grave dérive liberticide et garantir les nécessaires libertés universitaires ce qui devrait être une mission essentielle de sa fonction ministérielle.

5 Commentaires

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5 réponses à “Hetzel contre la dérive liberticide

  1. JOBARD

    Quelle ironie ! Patrick Hetzel qui a pendant de nombreuses années étranglé financièrement les Universités et participé à la mise en place de la LRU est devenu le défenseur des libertés universitaires !
    Décidément, ces gens sont sans vergogne…

  2. Cet uppercut de DGESIP à DGESIP a la douceur du sel sur une plaie ouverte par les rochers et brulée par le soleil de l’été. Cela picote bien un peu, mais Mme Bonnafous (je ne parle même pas de son mari M. Dizambourg qui a cotoyé M. Hetzel au ministère) n’a t’elle pas participé à la mise en place de la LRU et n’étrangle-t’elle pas financièrement les universités?

    Et que dira-t’on demain, si les CUE l’emportent partout contre l’Association, conduisant à une régression bien plus grande encore que la LRU et les RCE, de ceux qui prennent aujourd’hui activement part à leur mise en place?

    Nous étions quatre bacheliers sans vergogne
    La vraie crème des écoliers, des écoliers.
    Pour offrir aux filles des fleurs, sans vergogne
    Nous nous fîmes un peu voleurs, un peu voleurs.
    Les sycophantes du pays, sans vergogne
    Aux gendarmes nous ont trahis, nous ont trahis.

  3. calibri

    oui vraiment sans vergogne! C’est aussi stupéfiant que les jérémiades et cris d’orfraie à la suite du premier tour des municipales! Quelle basse-cour!

  4. Samuel BLIMAN

    L’observation du mode d’injonction fait aux universités de se « regrouper » donne à voir l’intention, in fine , de n’avoir plus qu’un « MAOUSS » (cf Pierre Perret) établissement par région ». Intérêt pour le ministère, un interlocuteur soit 22 au total au lieu de 82 ou 83. Par ailleurs, cela fait entrer par la petite porte dans la réduction du coût des administrations et enfin, dans la continuité des politiques constantes depuis 25 ans au moins: réduction des budgets globaux et par étudiant et réduction des effectifs statutaires auxquels on ajoutera si le budget le permet des vacataires..
    Autre « avantage », on clamera l’importance de l’innovation pédagogique et donc son coût, justifiant l’augmentation des droits d’inscription. Derrière cela pointe la nécessité pour les étudiants d’emprunter!!! (le modèle anglo-saxon!!) quitte à ne pas pouvoir rembourser ! (invraisemblable ?… pour preuve : voir la situation aux USA et en Grande-Bretagne). Quant aux écoles publiques et privées, elles continueront comme devant, les « clubs de Old Boys » pratiquant la collecte des dons et autres donations.
    Quant à la recherche, le CNS du CNRS vient de manifester, certes avec bien du retard, une inquiétude certaine devant la diminution des effectifs et du budget.

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