Zone franche académique ?

Campus universitaire européen. 15 avril 2014, Assemblée nationale, question orale d’Armand Jung (photo du député PS avec Michel Rocard en mai 2012 à Strasbourg) et réponse de Benoît Hamon, l’homme des 28 ans en politique. Question et réponse signalées par Michel Abhervé, blogueur Alternatives économiques. Sur le sujet, lire également le débat houleux entre Alain Beretz (communiqué du 15 avril 2014) et Daniel Cohn-Bendit (DNA du 15 avril 2014).

SONY DSCArmand Jung. « En collaboration avec vos services, l’université de Strasbourg souhaiterait définir un statut de zone franche académique pour les régions frontalières comme le Rhin supérieur ». Un statut de zone franche académique ? Définition par Wikipédia : « une zone franche est une zone géographique d’un pays présentant des avantages fiscaux afin d’attirer l’investissement et de développer l’activité économique. Les entreprises qui s’y installent bénéficient d’un environnement fiscal et réglementaire plus favorable que celui en vigueur dans le reste du pays ». Environnement fiscal et réglementaire plus favorable ? Un moyen pour desserrer l’étau financier qui étrangle les universités de Strasbourg et de Haute-Alsace ? L’imagination n’a pas de limites chez les députés.

Benoît Hamon répond au député d’Alsace à la place de Geneviève Fioraso : « ce dossier du campus européen sera suivi par la secrétaire d’État en charge de l’enseignement et de la recherche, qui le connaît bien ». Les belles paroles pour le Ministre, les corvées pour la Secrétaire d’État : ce n’est que le début d’une relation dominant-dominée.

Ne serait-ce pas mieux de commencer par le début, par conforter, développer le réseau EUCOR, réseau des 5 universités du Rhin Supérieur ? Geneviève Fioraso devrait attribuer des crédits à l’université de Strasbourg pour financer la traduction en français des sites des universités de Fribourg-en-Brisgau, de Karlsruhe, de Bâle. Ce serait un comble si la langue commune de la Free zone académique du Rhin supérieur était l’anglais !

2 Commentaires

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2 réponses à “Zone franche académique ?

  1. Martinville

    Rêvons d’une zone franche qui rémunère aussi ses universitaires à leur juste valeur ! Et vive la Franche !!!

    • Henni

      @Martinville: « rémunérer ses universitaires à leur juste valeur »; vous venez de trouver un gisement d’économies.