18 juin : appel à la grève !

18 juin 2014. Appels intersyndicaux et inter-organisations à mobilisation nationale contre les fusions d’universités, les regroupements forcés et les ComUE. CGT-FERC, CGT-FERCsup, CGT-Inra, FO-FNEC-FP, FO-Snpress, FO-Supautonomes, Groupe du 4 avril, RESAU, Sauvons l’Université ! Communiqués des différentes organisations, regroupés dans un seul document. Photo : manifestation du 13 juin 2009 à Paris.

SONY DSCSurprenant : pourquoi la FSU (SNESUP ET SNCS), Solidaires Sud, UNEF n’appellent-elles pas à la mobilisation ? Moins surprenante, l’absence de l’UNSA, du SGEN-CFDT, de la FAGE. Les mobilisations demeurent en ordre dispersé.

Manifestation à 14 heures (Paris, métro Sévres-Babylone)

6 Commentaires

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6 réponses à “18 juin : appel à la grève !

  1. « pourquoi la FSU (SNESUP ET SNCS), Solidaires Sud, UNEF n’appellent-elles pas à la mobilisation ? »
    Parce qu’il est difficile d’appeler à une mobilisation nationale à 48 heures de l’événement : une telle chose se prépare. Deux organisations ont fait le choix d’anticiper avec la date du 18, des collectifs s’y associent. Très bien.

    L’intersyndicale nationale ESR appellera pour le 24. Le communiqué paraîtra ce soir ou demain. Et on ne doute pas que la CGT-FERCsup et FO qui a fusionné avec L’Autonome signeront aussi pour le 24, où l’arc syndical sera bien plus large. Il y a des élections professionnelles en décembre. Certaines organisations ont peut-être besoin de se singulariser…

    • Non Pascal… et tu le sais : la date du 18 juin a été proposée en intersyndicale nationale le jeudi 5 juin… et tout de suite le Snesup-FSU s’y est opposé. Pendant les douze jours du 5 au 16 juin (date du premier communiqué intersyndical), cette journée s’est préparée de tous les côtés. Et le Snesup, encore hier, 16 juin s’y opposé. Pourquoi ? Parce que la direction nationale du Snesup ne veut pas de mobilisation forte contre les ComUE. Envoyer des communiqués et des lettres au parlementaire, demander un moratoire d’un an pour mieux mettre en oeuvre la même politique (!) ne mange pas de pain… mais sur un mot d’ordre de grève et de manifestation nationale contre le principe même des ComUE… ils refusent et préfèrent jouer la diversion par mobilisation latérale avec les syndicats d’EPST qu’entrer dans la mobilisation principale sur leur secteur universitaire.

      Sans doute parce que beaucoup (une partie au moins) des élus Snesup en conseils centraux et composantes d’universités, membres des équipes dirigeantes, sont déjà très/trop engagés derrière leurs présidences respectives dans les négociations internes aux ComUE… Et aussi parce que la direction nationale du Snesup préfère un « arc syndical », comme tu dis, avec la Cfdt et l’Unsa, co-auteurs de la politique gouvernementale tant au ministère (cabinet et directions centrales) que dans les présidences d’établissement, plutôt qu’avec les organisations, syndicales ou non syndicales, qui combattent cette politique.

      Dans ce contexte de faux-semblants, la mobilisation du 24 pour la défense des budgets et emplois en EPST sert de dérivatif au Snesup. Or cette date du 24 ne concerne pas le problème des ComUE… mais de l’emploi et des budgets dans les EPST (Cnrs, Inserm, etc). Donc, à ce jour, le Snesup-FSU n’a lancé aucun appel à mobilisation, grève et manifestation, contre les ComUE. C’est cela l’essentiel pour le moment.

  2. Tristan

    Tout a fait d’accord. Au niveau local, les cadres intersyndicaux sont tres variables. La position de certaines sections SNESup, « au pouvoir » dans certaines universites, est ambigue voire contraire a la position nationale du « moratoire ». De mme l’Unef a une position difficile a tenir : elle est toujours favorable a la Loi Fioraso de 2013…, elle ne peut pas rejeter en bloc les politiques de restructurations de l’universite et s’attaque donc aux statuts peu democratiques des nouveaux regroupements. Quant aux « groupes » tels que RESAU ou SLU, ils n’ont malheureusement que peu de relais en regions. De maniere general, parmi les etudiants, la question des « regroupements » est tres delicate : peu d’etudiants sont « formes » a ces enjeux, mme au sein des syndicats, et la pedagogie interne n’est pas toujours chose facile. La periode n’aide pas pour les organisations etudiantes dont les militants iont soit en partiels, soit en stages. Mais nous pourrions esprer qu’un arc syndical large et qu’une journe russie le 24 pourraient prparer une vraie mobilisation a la rentree. Mais pour cela, il faudra surtout sortir de l’Ile-de-France et proposer des debouches pour les militants en regions.

  3. joel

    Note: SUD education appelle à la journée du 18 juin. Et SUD education existe ailleurs qu’à Paris.
    Il faudra bien tous se retrouver contre les COMUE
    (pour l’UNEF et la CFDT, ça sera plus difficile – euphémisme ;-)).

  4. romain

    qu’en pense la base ?

  5. Loïc

    Concernant le SNESUP :
    D. Tartakowsky, présidente de Paris 8 et appartenant au SNESUP, se pose en zélée promotrice de la COMUE croupion « Paris-Lumières » bricolée entre P8 et P10, à l’écoute des directives ministérielles sur la forme que celle-ci doit prendre (voir la lettre de la DGESIP ici : https://histoiresduniversites.wordpress.com/2014/05/05/diktats-de-simone-bonnafous/)

    Ça m’étonnerait que le SNESUP ne soit pas au courant qu’une de ses membres, présidente d’université, est en train de mouiller toutes ses plumes politiques sur la construction d’une COMUE…

    Et un détail en passant sur les élections étudiantes à Paris 8 :
    L’UNEF y remporté cette année tous les sièges au CS, après invalidation de la seule liste concurrente (Solidaires), avec le score mirifique de 37 voix pour et 24 blancs sur près de 1400 votants…