COMUE : scrutins inquiétants

CNESER de la semaine prochaine oblige : plusieurs votes sur les statuts des COMUE, regroupements à marche forcée par Geneviève Fioraso & Consorts.

Trois étapes successives pour le vote des statuts : consultation du Comité technique, délibération des CA des établissements membres, délibération finale par le CA des COMUE ex-PRES. Les administrateurs de la COMUE, élus ou désignés en 2012 avant la loi ESR de juillet 2013, n’ont pas reçu mandat de leurs électeurs pour le vote de statuts créant un nouvel établissement public.

Les comités techniques (représentants des personnels enseignants et BIATSS) ont souvent été hostiles aux COMUE. Les CA des établissements membres de la COMUE ont été plutôt favorables (avec des majorités quelquefois étroites). Les CA des COMUE ont été enthousiastes (scores à « la soviétique »).

Ces scores, contradictoires, sont annonciateurs de ce qui pourrait se passer dans les années qui viennent. Les CA des COMUE se comporteront comme des « godillots » du président et du bureau de la COMUE. Les CA des établissements ne joueront plus aucun rôle, sauf celui de « tueurs ce coûts » ; ils n’auront que leurs yeux pour pleurer contre la « centralisation démocratique », ersatz de démocratie universitaire.

COMUE Université de Bourgogne Franche-Comté. Les élus du Comité technique de l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) ont voté à l’unanimité contre les statuts de la COMUE. Le 18 juillet, le CA de l’UTBM a voté ces statuts à une courte majorité : 15 pour, 8 contre, 4 abstentions. Les personnalités extérieures ont fait la majorité… de justesse. Le CA de la COMUE devrait maintenant pouvoir se réunir : un « score fleuve » ?

Chronique à suivre : la COMUE Paris Lumières.

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