Licence en 3 ans : taux en baisse

Le taux d’obtention de la licence universitaire en 3 ans continue de baisser : 29,1% pour la cohorte de néo-bacheliers entrés en 1ère année de licence en 2004, 26,3% pour la cohorte 2009 (source RERS 2014, indicateur 8.22). L’échec du Plan licence de 2007 est patent : 700 millions d’euros dépensés en vain.

Copie de Licence RéussiteTableau en grand format

Le taux de l’obtention de la licence en 4 ans au lieu de 3 demeure inférieur à 40% pour les cohortes de 2004 à 2008 ; celui de la cohorte 2009 (licence obtenue en 2013) n’a pas encore été calculé.

Certes (et heureusement), des bacheliers entrés en licence obtiendront un autre diplôme que celui-là. Mais quand va-t-on arrêter de se moquer des étudiants, de leurs familles et des enseignants, en affirmant qu’il faut une meilleure orientation ; les réorientations en cours de cursus sont coûteuses !

Quand va-t-on arrêter de se moquer du monde, des contribuables, en refusant de poser la question de la sélection à l’entrée de la licence ? Investir quelques milliers de postes de plus en licence, investir dans les MOOC pour les nombreux étudiants de licence, tout cela est vain. Oui, totalement vain !

Le projet du blog depuis 2009 : créer des Instituts d’enseignement supérieur.

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Une réponse à “Licence en 3 ans : taux en baisse

  1. Olivier

    L’Université est la poubelle de l’enseignement supérieur, c’est-à-dire le dernier recours des étudiants refusés en BTS, IUT, classes préparatoires. Les universités ont une piètre image car l’ « excellence » c’est dans les établissements d’enseignement supérieur… Le taux d’échec en licence est NORMAL et LEGITIME car l’Université n’ a pas à payer les pots cassés face à l’incurie de la classe politique (droite et gauche confondue) depuis plus de 50 ans sur le sujet… Il n’y a pas de vision globale de l’enseignement supérieur et de projet pour celui-ci associant classes préparatoires, grandes écoles, écoles supérieures privées et universités. LA DEMOCRATISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN FRANCE EST UN ECHEC COMPLET. Que l’Université ait le courage d’aller plus loin au niveau de la sélection pour redorer ses formations et les rendre compétitives sur le marché du travail (et la notion de compétivité est loin d’être un gros mot : une formation doit servir aussi en formation initiale à s’insérer professionnellement et pas seulement acquérir des savoirs); mais c’est dommage qu’il faille faire une ou plusieurs années (payées par le contribuable)pour que le couperet tombe…
    Si le Ministère veut 50% d’une classe d’âge à bac+3, qu’il DEVELOPPE LA FORMATION CONTINUE et L’ALTERNANCE… c’est du simple bon sens.