CPU. Réélection dans l’opacité

Jean-Loup Salzmann et ses deux-vices présidents ont été réélus au bureau de la la Conférence des présidents d’université par 55 voix contre 32 à la liste conduite par Anne Fraïsse. 87 électeurs ont exprimé un choix, l’assemblée générale étant composée de 104 membres. Les sortants n’ont donc pas été sortis, hélas. La tutelle se félicitera de cette réélection : JLS est un bon petit soldat socialiste.

Lors de sa première élection à la présidence, en décembre 2012, Jean-Loup Salzmann avait obtenu 56 voix. Chronique du blog : Fioraso, élu présidente de la CPU.

Le communiqué de la CPU célèbre la réélection : il est d’une rare grossièreté. Il ne mentionne pas en effet les noms de la liste d’opposition, comme s’ils n’avaient jamais existé.

Plus gravement encore, ce communiqué n’est pas, comme je l’avais demandé dans ma chronique Score pour le président, d’une transparence totale sur les conditions de l’élection. Pas d’information sur le nombre et la liste nominative des présidents et directeurs présents, sur le nombre de procurations. Le quorum « physique » – 53/104 – était-il atteint hier ?

Questions de sociologie électorale qui n’obtiendront jamais de réponse. Combien et qui sont les électeurs présidents qui ont voté JLS en 2012 et changé de camp en 2014 ? Par qui a -t-il été rejoint ? Les directeurs d’établissement ont-ils, comme la rumeur en court, voté en masse pour la liste JLS ?

Pléthore de présidents et de vice-présidents à la tête des 7 commissions de la CPU : 20 présidents (dont 4 femmes seulement) et aucun directeur d’établissement (les noms figurent dans le communiqué).

Bilan : la vie continue. Jean-Loup Salzmann continuera sans état d’âme à avaler les couleuvres, à être le meilleur représentant de la voix de son maître.

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