4 à 6 ans après la thèse

Résultats de l’enquête de l’APEC sur les jeunes docteurs 2008-2010 (892 réponses collectées entre juillet et octobre 2014 : 59% de docteurs en sciences, 24% en Lettres, langues, sciences humaines, 13% en Droit, économie et gestion, 3% autres disciplines). Les jeunes docteurs : profil, parcours, insertion, Les études de l’emploi cadre, n°2015-12, janvier 2015, 52 pages. Pour aller plus loin : 155 chroniques du blog sur le doctorat, les doctorants, les docteurs.

Table des matières. Avant et pendant le parcours de thèse. L’accès à l’emploi et la recherche d’emploi. La situation d’emploi des docteurs. Secteur public, secteur privé : le contraste des perceptions et des situations. Photo 1 : 4 à 6 ans après l’obtention de la thèse, 48% des docteurs recherchent un emploi ou un autre emploi.

Copie de P1260603« Si, quatre à six ans après la thèse, la quasi-totalité des docteurs se trouvent insérés professionnellement, on note des situations différentes, entre autres en fonction de la discipline de formation. Surtout, ce sont les modalités de l’insertion qui diffèrent. Ainsi, beaucoup de jeunes docteurs ont dû renoncer à leurs projets professionnels visant la recherche publique, voire la recherche en général, et s’intéresser à d’autres domaines. Dans l’ensemble, les docteurs bénéficient de bonnes conditions d’emploi, avec une prédominance des postes en CDI au statut de cadre ».

« C’est en tous cas dans les postes de recherche, et particulièrement dans la recherche publique, que l’on rencontre le plus de docteurs qui se considèrent stabilisés dans leur emploi. Cette stabilisation apparaît corrélée avec un début de carrière marqué par des contrats postdoctoraux pertinents plutôt que nombreux, et une production précoce de publications, de préférence en langue anglaise. Elle va aussi de pair avec des conditions d’emploi plus favorables encore que celles de l’ensemble des docteurs. De leur côté, les docteurs en transition, prêts à changer d’emploi, ont dû baisser leurs exigences sur ces points et accepter des compromis qui ne les satisfont pas totalement ».

Photo 2. 4 à 6 ans après la thèse, 39% des docteurs ont un emploi dans la recherche publique… mais 64% ont le projet professionnel d’obtenir un emploi dans ce secteur d’activité.

Copie de P1260604

3 Commentaires

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3 réponses à “4 à 6 ans après la thèse

  1. Serge

    « 64% ont le projet professionnel d’obtenir un emploi dans la recherche publique… et 6% dans le secteur privé hors recherche et R&D. » De mémoire je recompte mes collègues « Doktor », statut manager/directeur, ne faisant plus de recherche, dans une équipe de 50 personnes d’une entreprise industrielle en Allemagne : 10. Et oui cela fait bien 20%, tous manager qu’ils soient physiciens, mathématiciens, pharmaciens, chimistes, machinenbau (ingénieur), betriebswirth (éco-gestion). Et ne parlons pas du nombre des « Herr und Frau Doktor » faisant toujours de la recherche dans les entreprises privées allemandes et ne voulant surtout pas aller travailler dans le public (en tout cas pas comme activité principale). Et cela dans toutes les industries manufacturières et de service. Un jour, à mes débuts dans ce pays, j’ai demandé à un grand patron allemand pourquoi il embauchait des Doktor: il m’a répondu – étonné – avec une question « c’est logique vu leurs qualités analytiques, rigueur, persévérance? vous ne le faites pas vous en France ? »…

  2. François

    Serge,
    Parmi ces 20% de docteurs parmi les managers allemands, connaissez-vous la répartition entre scientifiques et autres (droit, économie, gestion, sciences humaines) ?

  3. Serge

    François,
    Dans ce département précisemment, 80% des docteurs en sciences. A noter que le département n’était pas « Manufacturing » ni « R&D » mais bien « Support functions ». A côté de cela, des diplômés bac+3 à bac+5 « wirtschaftsingenieur » que l’on peut traduire « génie industriel » et des « Betriebswirth », gestionnaires. Ces diplômés le sont de l’Université « TU – Technische Uni » ou de la « FH – Fach Hochschule » (les IUT à l’allemande – 6 à 8 semestres d’étude). Egalement des techniciens étant passés par la voie de l’apprentissage dans cette même entreprise sans l’Abitur (bac).