Supprimer le secrétariat d’État

Supprimer le secrétariat d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche et rattacher ses deux directions à Najat Vallaud-Belkacem ! Il faut profiter du contexte (état de santé de Geneviève Fioraso, malaise créé par sa fausse maîtrise d’économie) pour prendre cette décision de bon sens.

Et cela non seulement pour des raisons d’économie (mettre fin aux salaires et primes des conseillers du cabinet de GF), mais surtout parce que cette sous-structure du MEN est devenue inefficace et nuisible pour les établissements. Elle n’est pas parvenue, fin février, à doter ses opérateurs (les universités) en budget de fonctionnement et d’investissement pour 2015. La panique gagne !

23 février 2015. Message du secrétariat d’État au CNESER. « Le Ministère ne sera pas en capacité de soumettre à votre examen la répartition des moyens des établissements d’enseignement supérieur inscrits au programme 150 de la Mission Interministérielle Enseignement Supérieur et Recherche lors du CNESER. Dans le cadre de la loi de finances 2015, le Programme 150 participe au redressement des comptes publics par une contribution de 100 millions d’euros. Afin que cette contribution ne pénalise pas le fonctionnement des établissements, il a été décidé de mobiliser leurs fonds de roulement« .

23 février. Réponse du CNESER : « dans un contexte d’incertitude budgétaire provoquant une tension forte chez les personnels et les étudiants, le CNESER demande au ministère de ne pas rajouter de la panique à l’inquiétude ».

24 février. Déclaration de la CPU et du CNESER sur l’état budgétaire des universités : « les fonds de roulement ne sauraient en aucun cas servir au fonctionnement courant des établissements ni être la solution pour répondre au besoin durable de financement récurrent des universités et écoles ».

5 mars. Journée de mobilisation et de grève votée en Assemblée générale à Paris Sud, Paris 13, Lyon 2, Paris 8. Rassemblement devant le ministère, 1 Rue Descartes à Paris, à 14h30. « Il serait temps d’une action nationale autour du mot d’ordre : l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance ! Nous faisons l’Université, nous faisons le Savoir ; solidaires et nombreux, nous pouvons changer le sort qui nous est réservé ! ».

Y aura-t-il du monde devant le ministère le 5 mars 2015 ? Non ou Oui ? Non : la pétition sur le mot d’ordre n’a réuni à ce jour que 163 signatures. Oui, s’il s’agit de fêter le départ de Geneviève Fioraso !

2 Commentaires

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2 réponses à “Supprimer le secrétariat d’État

  1. Henni

    Bonjour,

    Tout à fait d’accord pour la supression du secrétariat d’Etat à l’ESR! En outre, la supression du CNU me paraîtrait aussi être une bonne chose. Je n’ai jamais constaté leur plus-value dans le paysage universitaire.

    Cordialement,

    Henni

  2. Samuel BLIMAN

    Petit jeu stérile au vu des résultats des actions de ces « strrctures »: depuis le début de la cinquième république et le début de l’action rétablissant les universités(sans toutefois gêner et toucher les écoles dites grandes!) nous aurons eu la « chance » d’avoir trente trois ou quatre ministres et/ou secrétaires d’état à l’enseignement supérieur et la recherche et de l’éducation nationale! N’en jetez plus; il est temps que cela produise quelque chose de gouvernable et bénéfique !