Jeunes chercheurs excédés

Ce gouvernement avait promis la lune  aux jeunes chercheurs (doctorants, ATER, docteurs, post-doc) : davantage d’embauches, la résorption de la précarité, la possibilité d’accès des docteurs à la Haute fonction publique, la reconnaissance de leur qualification dans les conventions collectives, la progression du nombre de doctorats en convention CIFRE et d’emplois proposés aux jeunes docteurs par les entreprises privées dans le cadre du Crédit Impôt Recherche. Ce gouvernement est celui des belles paroles et non des actes. 158 chroniques du blog sur le doctorat.

Les jeunes chercheurs en ont marre et ils le font savoir régulièrement : ils étaient parmi les principaux animateurs des Sciences en marche. Et c’est dans ce contexte de malaise généralisé que Simone Bonnafous, directrice générale DGESIP, joue les fauteurs de guerre, agressant les jeunes chercheurs. Ce n’est pas sa première bourde : Najat Vallaud-Belkacem devrait penser à l’exfiltrer.

16 mars 2015, communiqué de la Confédération des Jeunes Chercheurs, Jeunes Chercheur-e-s – : notre droit de représentation bafoué.

L’exclusion scandaleuse des chercheur-e-s doctorant-e-s de la communauté des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), marquant ainsi un déni de démocratie, éclate au grand jour dans la Circulaire DGESIP-DGRI n° 2015-0009 du 10 mars 2015 relative aux prochaines élections du Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche (CNESER)…

Les élections au CNESER, un déni du droit des personnels… La représentation totalement inadaptée des jeunes chercheur-e-s s’illustre parfaitement dans le cadre de l’élection prochaine du CNESER. Afin d’avoir le droit de voter dans un collège représentant des personnels (et non des usagers), les doctorant-e-s bénéficiant d’un contrat d’enseignement des universités (mission d’enseignement, ou 1/3 de service d’un maître de conférence) ou de recherche des EPST et EPIC devront entreprendre une démarche administrative personnelle, dans un délai court et sans en être correctement informés, auprès de leur employeur. Ce nouvel obstacle administratif résonne comme une dégradation de la reconnaissance professionnelle du doctorat. De plus, les doctorant-e-s ayant un contrat doctoral des universités sans enseignement, au contraire de celles et ceux financés par les EPST et EPIC, alors qu’ils sont personnels également, sont ainsi laissés à la marge sans représentation adéquate, tout comme de nombreux autres doctorant-e-s.

La voix des jeunes chercheurs, pourtant déjà si faible, s’en retrouve totalement étouffée, alors qu’ils sont des acteurs majeurs de l’enseignement comme de la recherche en France…

La Confédération des Jeunes Chercheurs demande instamment à Madame la Ministre de modifier la Circulaire DGESIP-DGRI n° 2015-0009 du 10 mars 2015 afin que tous les doctorant-e-s contractuels soient inscrits d’office sur le collège des personnels...

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