Salzmann, vertement tancé

Dans ma chronique du 8 mars 2015, Geneviève Fioraso: la CPU salue trois ans d’action au service de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, je posais la question : qui a écrit cette quasi-hagiographie ? Le président de la CPU, Jean-Loup Salzmann, ou l’Assemblée plénière des présidents et chefs d’établissements ?

La réponse est apportée par Guillaume Leyte, président de l’université Panthéon-Assas (Paris II) dans un courriel adressé à Jean-Loup Salzmann (JLS), président de la CPU. Il se fait que JLS est également président de Paris 13, université membre de Sorbonne Paris Cité, COMUE en pleine période électorale. Vertement tancé par un pair, j’espère que JLS aura la délicatesse de rester muet au cours du Conseil d’administration qui élira, le 8 avril, le président de la COMUE.

Courriel du 8 mars 2015. « Cher Jean-Loup, par La Veille CPU, je prends connaissance de la déclaration qui a été faite à l’occasion du départ de Mme Fioraso. Je ne peux que te faire part de mon étonnement. S’il existe une tradition de courtoisie consistant à saluer le départ d’un secrétaire d’État ou d’un ministre avec qui on a travaillé, il n’est en revanche pas indispensable de marquer longuement son adhésion pleine et entière avec la politique qui a été suivie, les quelques réserves finales tendant sans doute à échapper au qualificatif de godillot.

Plus grave à mes yeux est le fait que cette prise de position, qui aurait pu être présentée comme celle du bureau, l’est comme étant celle de la CPU. Il ne me semble pas avoir fait partie de ceux (tous les présidents en principe) que tu as dû consulter avant de parler en leur nom.

Cette confiscation de la parole collective, foncièrement anti-démocratique, pose de très sérieuses questions sur le fonctionnement de la CPU. De manière malheureusement prévisible, je constate que tes déclarations en forme de repentir post-électoral n’étaient que des mots.

Ce message n’a rien de confidentiel et tu peux naturellement le diffuser.

Amitiés et vigilance. Guillaume Leyte, président de l’Université Panthéon-Assas (Paris II).

2 Commentaires

Classé dans Non classé

2 réponses à “Salzmann, vertement tancé

  1. Eric

    Vous vous souvenez du slogan « Les présidents d’université ne parlent pas en notre nom? ». C’était en 2007. Maintenant: le président de la CPU ne parle même plus au nom des présidents d’université! L’arroseur arrosé.

  2. Pingback: Enjeu laïcité : affaire IUT de Saint Denis, enfin quelques réponses ! | Lewagges