Archives mensuelles : avril 2015

Najat aime aussi la FAGE

Najat Vallaud-Belkacem s’est exprimée devant le Congrès de l’UNEF. Elle ne pouvait faire moins qu’aller au devant de la FAGE. Elle s’est exprimée, vendredi 17 avril 2015, en clôture du séminaire national des élus étudiants de la FAGE à Lyon. Elle aime donc aussi la FAGE ! Ouf !

Je voudrais vous remercier pour votre invitation à m’exprimer devant vous.

Votre Séminaire National rassemble des élus étudiants venant de toute la France et vient conclure un cycle de réflexion et de démocratie participative de près de six mois dans le cadre des États généraux de la pédagogie que vous avez lancé l’hiver dernier. Je salue cette démarche, qui est une contribution précieuse au débat sur l’avenir de l’enseignement supérieur.

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Plus d’étudiants, moins de crédits

Les effectifs universitaires en hausse de 1,2 % en 2014-2015, MENESR, Note Flash, n°3- avril 2015, Diane Marlat et Ophélie Rogel. Extraits de la note. Effectifs en hausse dans les cursus licence (+1,2 %) et master (+1,6 %), et en baisse en doctorat (-2,4%)…

2 Copie de P1320061Tous cursus confondus, les sciences enregistrent une hausse des effectifs de +2,5 % ; les effectifs en lettres et sciences humaines progressent également (+2,8 %)…

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ESR : une vacance du pouvoir ?

22 avril 2015, communiqué signé par 10 syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche : une vacance du pouvoir inacceptable.

La situation de la communauté universitaire et scientifique est devenue inquiétante. Nous demandons au gouvernement qu’un interlocuteur responsable de la politique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche soit désigné sans délai.

Je ne partage pas la demande des organisations syndicales : Najat Vallaud-Belkacem est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ; elle fait même de beaux discours et de belles promesses. Suite à la démission de Geneviève Fioraso, j’ai argumenté, dès le 25 février, pour son non-remplacement.

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Doctorat, un arrêté provocateur

Projet d’arrêté fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat (30 articles). Ce projet reprend ou réforme des réglementations en vigueur, en introduit de nouvelles.

La logique des changements introduits est celle de la bureaucratie centralisatrice. Celle-ci ne peut pas supporter que des situations concrètes, même rarissimes, ne soient pas encadrées par des règles, des procédures. Elle ne veut pas comprendre qu’il est impossible de tout régler centralement ; il existera toujours des zones d’incertitude, dont Crozier a démontré, il y a plus de 60 ans , qu’elles étaient aussi des zones de pouvoir. La bureaucratie n’aime pas les libertés académiques, n’aime les décisions à la base qui reposent sur la confiance. La bureaucratie est méfiante et souhaite que le sommet de la hiérarchie organisationnelle (le président de la COMUE ou de l’établissement) décide de tout, contrôle tout. Cet arrêté pousse les règles plus loin qu’auparavant, repose sur une méfiance généralisée à l’égard des directeurs de thèse.

Crozier encore : l’hypercentralisation des règles et des procédures aboutit à une impasse et engendre une crise violente contre le système. Les meneurs de cette contestation à venir de la bureaucratie étouffante : les directeurs de thèse. L’arrêté les humilie, les déresponsabilise, les provoque. Vont-ils enfin crier : ça suffit ! Vont-ils se mettre en grève administrative à la rentrée 2015 (non examen ou non transmission des dossiers de candidature au doctorat) ?

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Les docteurs menés en bateau

Depuis la publication de la loi ESR de juillet 2013, les jeunes chercheurs – doctorants, docteurs, post-docs – sont menés en bateau. Aucune avancée concrète pour eux alors qu’on allait voir ce qu’on allait voir.

Reconnaissance du doctorat dans les grilles de classification des conventions collectives du secteur privé et dans celles des fonctions publiques ? Rien ! Accès des docteurs à la Haute fonction publique ? Rien ! Mobilisation du Crédit impôt recherche pour obliger les entreprises à recruter davantage de doctorants et de docteurs ? Rien ! Représentation de ceux-ci dans les instances locales et nationales ? Rien ! Rien que de très mauvaises nouvelles pour l’emploi : gel à pierre fendre pour la campagne de recrutement 2015 dans les universités. Depuis janvier 2009, 163 chroniques du blog sur le Doctorat.

Le Ministère, pour tenter de masquer l’horrible réalité, organise des grands messes, tel le colloque des 13 et 14 avril à l’université Paris Descartes : le doctorat, un atout pour l’avenir. Te Deum pour célébrer les réformes ? C’est un Requiem que les participants auraient dû chanter. Les jeunes chercheurs, leurs représentants n’ont pas eu leur place dans ce cénacle de sommités qui savent tout, mieux que tout le monde.

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Archi Paris, grève, autogestion

Purge syndicale à l’École Spéciale d’Architecture de Paris. Les étudiants et les personnels de l’École spéciale d’architecture (ESA) sont en grève depuis une semaine contre le projet de licenciement de 9 personnes, principalement militants de la CNT et de la CGT, et réclament la démission de la direction. Contre la répression syndicale et les groupuscules d’extrême droite radicale qui jouent les milices, rassemblement de soutien mardi 21 avril de 10h à 19h devant l’école !… Dans Le Monde Campus : Démission direction ! : l’école spéciale d’architecture de Paris est en grève.

Question iconoclaste : et si, une fois obtenue la démission du directeur de cette école de l’enseignement supérieur privé, les personnels et les étudiants prenaient en main leur destin en créant une coopérative d’enseignement supérieur autogérée ?

Campus le Monde y fait allusion. Dans le jardin de l’ESA, les cours se sont arrêtés pour la pause de midi. Des étudiants en profitent pour scier des planches de bois et déployer des bâches en plastique. « La grève risque de durer encore longtemps, nous avons donc dessiné les plans d’un préau que nous sommes en train de construire pour nous abriter de la pluie », s’exclame un représentant étudiant. Bâtir sa propre école, c’est peut-être la plus belle réponse que des apprentis architectes peuvent faire, face à la surdité de leur direction.

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Des présidents s’ennuient-ils ?

Faire le président d’université est-il un job à plein temps ? Combien de président(e)s ont des responsabilités en dehors de l’université, consomment du temps pour des activités extérieures, non prévues dans leur fonction régie par la loi ?

Pour les uns, la réponse à la question est « oui ». Gouverner les universités dans un contexte d’austérité financière, de regroupement des établissements, de restructuration de l’offre de formation (y compris doctorale) et de réorganisation quasi permanente des unités de recherche, suppose un patron très présent, vigilant, attentif à l’avancée des opérations définies dans les axes stratégiques des contrats (contrats de site, CPER…), surveillant l’efficience et l’efficacité des moyens mis en œuvre. Le patron ne doit pas s’absenter d’un navire risquant la perdition.

Pour d’autres, la réponse est « non ». Le patron efficient et efficace doit être capable de déléguer ; le capitaine n’est pas sans arrêt à la barre. Conséquence possible de larges délégations : le patron finit par s’ennuyer, ne se satisfaisant pas des multiples tâches de représentation que son cabinet lui colle chaque jour sur le dos. Il s’ennuie plus encore dans la seconde moitié de son second mandat (les élections aux conseils centraux universitaires, puis à la fonction présidentielle se dérouleront de fin 2015 à fin 2016 dans la plupart des universités).

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Lille 2 : fonds de roulement

L’université de Lille 2 Droit et Santé figurerait dans la liste des établissements dont le fonds de roulement serait taxé en 2015. Pour un de ses vice-présidents, ce serait une injustice flagrante. Occasion pour moi de mettre en ligne une interview réalisée en 2004 (recherche sur les présidents d’université) auprès de José Savoye, trois mois après la fin de son second mandat présidentiel : il explique, avec humour, comment il est parvenu à gérer de manière saine et performante les finances de son université.

Avril 2015, Alain Durocher, vice-président du Conseil d’administration, interviewé par News Tank Education : Prélèvement sur fonds de roulement : pour nous ce serait la double peine.

« Sur les 43M€ de notre fonds de roulement, 25M€ sont consacrés à la reconstruction et aux travaux concernant l’IUT. Il y a également, les recettes de la formation continue, environ 4M€ qui ne sont pas mobilisables comme le prévoit la loi sur la formation continue. Puis, il y a une partie consacrée aux traitements sociaux d’environ 2,2M€. Finalement, le fonds de roulement mobilisable serait d’environ 11,8M€, ce qui correspond à 30 jours de fonctionnement, ce que souhaite le ministère ».

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Antilles. Najat et le CEREGMIA

Le Centre d’Étude et de Recherche en Économie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée (CEREGMIA), a été créé en 1986. Depuis 2012, ce centre et ses dirigeants, dont Fred Célimène, le directeur, sont l’objet de graves accusations en matière financière. Le dossier vient de rebondir le 11 avril 2015 : article de Gilles Dégras dans bondamanjak.com, Najat Vallaud-Belkacem est-elle complice dans la sombre affaire du CEREGMIA ?

Pour éclairer ce dossier chaud, il faut remonter en arrière. Lire également les chroniques précédentes sur l’université des Antilles.

5 janvier 2012. Article de l’Express. En Martinique, les 10 scientifiques les plus en pointe. Souvent pionniers dans leurs démarches, ils pilotent des programmes centrés sur l’environnement, l’agronomie, la pêche, la santé… Parmi les dix, Pascal Saffache, le président investi dans la géo, Fred Célimène, l’économiste renommé.

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Altorf romane, 10ème-13ème

Chroniques et albums photos sur les églises romanes d’Alsace : Abbaye d’Altorf (Bas-Rhin). Sources : lire la note finale.

Album de 43 photos : extérieur et intérieur de l’église abbatiale. Seule la nef est romane. Construction en grès rose et jaune, pierres en grand appareil. Plan en croix latine. Nef centrale et deux collatéraux. Nef à trois travées, une travée simple après le portail et deux travées dédoublées. Cette composition se lit aussi bien de l’extérieur (pilastres encastrés, séparant tant les fenêtres basses que hautes ; oculus ; corniche décorée d’un cordon de pierre et de modillons). Au deuxième niveau de la nef (au-dessus des arcs brisés et sous les fenêtres hautes), de grandes fresques – représentant la vie et le martyre de Saint-Cyriaque de Rome – sont séparées par des colonnes renforcées qui s’élèvent jusqu’à la voûte en croisée d’ogives. La disposition de ces fresques s’inspire vraisemblablement de celle de mosaïques des églises paléochrétiennes.

P1280321Histoire. 10ème siècle. L’abbaye bénédictine d’Altorf fut fondée par Hugues III de Nordgau, comte d’Eguisheim et la comtesse Helwilde sa femme, faisant partie de la famille dont est issue le pape Léon IX. La chapelle est consacrée en 974 par l’évêque de Strasbourg, Erchenbald, en présence de l’abbé de Cluny, Maïeul. Elle devait constituer un des lieux de sépulture de la famille fondatrice.

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