Gouvernance et diarrhée verbale

Pour une Success Story des universités françaises. Le linguiste Patrick Gettliffe, spécialiste de la grammaire du vieil-anglais, a écrit, en décembre 2010, ce petit texte qui pastiche la diarrhée verbale qui sévit dans l’Alma Mater, depuis le vote de la Loi LRU. La LOI ESR de juillet 2013, avec les regroupements à marche forcée, a encore amplifié le phénomène !

La langue, c’est le pouvoir (voir mes chroniques sur « l’aliénation linguistique »). Inversement, le pouvoir, c’est la langue. Dans l’Université française d’aujourd’hui, le pouvoir est globalement entre les mains de managers sarkozystes qui, secrètement ou publiquement, se sont réjouis du vote de la LRU. Comme ils ont des pratiques directement inspirées de celles de l’entreprise US, ils parlent et imposent la langue de ce monde, donc son cadre de pensée.

Devant la montée en charge qualitative et quantitative des exigences d’excellence exigées des Universités, il semble nécessaire, incontournable et indispensable d’être en capacité de positionner un partenariat win-win à tous les établissements d’enseignement supérieur.

Ce challenge ne saurait toutefois impacter ni le process de cursus des étudiants, ni le statutaire des enseignants-chercheurs. Certes, une réforme est nécessaire, mais sans rupture formelle et à la condition expresse qu’elle soit bi-dimensionnelle : transversale, dans un souci d’excellence de la coordination, et verticale, sur une ambition pragmatique de l’efficience.

On le voit, il ne s’agit là de rien moins qu’impulser un double partenariat à orientation réciproque, à condition que soient laissées ouvertes toutes les fenêtres d’opportunité.

C’est pourquoi nous proposons la création de deux nouveaux pôles d’excellence, l’un administratif, l’autre pédagogique :

– d’une part, la mise en place du V.E.N.T.® (Volontarisme Éducationnel et Normalisation Technologique).

– d’autre part, le B.L.A.B.L.A.® (Bureau des Licences Améliorées pour la Bonification des Lycéens Admis), véritable phare du V.E.N.T.® et gardien des instances supérieures.

Bien entendu, il va de soi que ces deux organes seraient sous la dépendance et le contrôle serré d’un super-pôle, à savoir l’I.M.B.É.S.I.G.L.E.® (Innovation Mutualisante pour une Bonne Élaboration Scientifique Innovante et la Gestion Linéaire des Enseignants), composé de deux commissions opérationnelles, la C.É.C.I.T.Ex.® (Commission d’Évaluation des Compétences Informatisées pour la Traçabilité de l’Excellence) et le C.O.R.T.Ex.® (Commission Opérationnelle de Recrutement des Titulaires d’Excellence). De plus, l’I.M.B.É.S.I.G.L.E.® ne saurait lui-même exister sans l’égide d’un C.H.A.R.A.B.I.A.® (Conseil de la Haute Autorité du Rendement Administratif et du Bornage des Instances Académiques).

Nous insistons toutefois sur le fait que nous sommes là sur une interpénétration réciproque de ces instances administrativo-pédagogiques, concept qui trouvera sa finalisation dans le F.O.U.T.Ex.® (Formation Orientée Universitaire des Thématiques d’Excellence).

Cette feuille de route s’est voulue volontairement brève. Certains pourront la trouver un peu légère, d’autres trop lourde, mais nul ne saurait nier que sur le fond, en ces quelques lignes, l’essentiel a été dit sur l’avenir et même, osons le dire, sur le futur des Universités françaises.

Avec nous, entrez dans l’ère post-moderne des Universités !

Document sponsorisé par la F.A.R.C.E.® (Fédération Autonome de la Recherche et de la Conceptualisation Éthologiques).

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