Une Com’ qui perd les pédales

Service Communication de l’université de Limoges, courriel du 31 août 2015 et dossier de presse (11 pages). « L’université lance sa nouvelle image. Nouveau site internet. L’idée est de passer d’un site strictement axé sur de l’information à un site qui met en scène les atouts de l’université. Nous avons donc décidé de donner une large place à l’actualité et aux acteurs de notre communauté avec des interviews de personnels, d’étudiants et des reportages. Aussi la home page est-elle construite comme un journal, avec une titraille dynamique, un rubriquage expressif et clair dès l’accès au site et des illustrations qualitativement parlantes« . Diantre !

« L’Université de Limoges se dote d’une nouvelle signature » : Université ouverte, source de réussites. Ce slogan, a priori signifiant, ne veut rien dire. Il procède de la méthode Coué et masque des échecs : l’intégration de Limoges dans la COMUE Léonard de Vinci (décret du 13 juillet 2015 et chronique La COMUE au nom usurpé), les universités de cette COMUE appartenant à deux grandes régions différentes (le Limousin est intégré dans l’Aquitaine) ; l’échec à l’appel à projets PIA2. Université ouverte… à tous les vents ?

Le logotype : lire la définition ! En fin de chronique, logos d’universités dont le nom commence par L (Lille, Littoral, Lorraine, Lyon). Antécédent de l’université de Lorraine pour le choix de « UL » ?

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Pour élaborer sa plateforme de marque et son positionnement, l’université a fait appel à l’Agence MMAP, Conseil et création en territoire de marque. Elle en est devenue un client référent. Montant de la facture ?

P1370770Cette communication dépasse les bornes quand elle s’abaisse à énoncer les très nombreuses valeurs de l’université. Trop de valeurs tuent les valeurs !

P1370763Je suis allé au-delà cette image clinquante et recherché des informations précises sur les formations en histoire (rappel : je suis l’auditeur libre n°21410029). Le Guide des formations (33 pages) ne m’a servi à rien car aucun lien ne renvoie vers un guide des études spécifique. Le chemin que j’ai suivi : Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, puis une impasse (Faire de l’histoire à l’université de Limoges), retour en arrière vers Licence d’histoire (« quatre parcours sont proposés : Histoire-Humanités, Histoire-Langues, Histoire-Arts et Histoire-Enseignement (en troisième année) ; 21 heures ou 22 heures par semaine »), et enfin un certain nombre d’intitulés de cours en 1ère année de licence d’histoire.

Au final, une déception bien sûr : à l’université, il n’y a pas programme national ni en histoire, ni dans les autres disciplines ; c’est le cas à Limoges comme ailleurs. Les enseignants-chercheurs enseignent ce qu’ils veulent, sous réserve de l’accord de leurs collègues. Un programme local n’est pas une source de réussite pour les étudiants.

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6 Commentaires

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6 réponses à “Une Com’ qui perd les pédales

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  2. Cousseau

    Confusion et précipitation

  3. Quelqu’un me souffle : « NAC, NAC »

    Ce qui signifie Nul à Ch..r.

    Mais ce n’est pas nouveau. A Nantes, UN et même UNi (plus exactement, un point d’exclamation inversé, le point étant en bas). On lit UNI.

    L’inculture crasse des communicants diplômés s’étale. La com’ con est une affaire qui marche.

  4. Mauco Gérard

    Le titre est erroné… Poitiers n’est pas Limoges… le reste de l’article est-il de la même eau et a-t-il fait l’objet du même soin rédactionnel ???

  5. Une erreur grossière s’est introduite dans la Lettre d’info du blog : Limoges a été remplacé par Poitiers. Je prie l’université de Poitiers et son service de communication d’accepter toutes mes excuses.

    • Mauco Gérard

      Merci…..à ceux qui ont beaucoup péché, il sera beaucoup pardonné…disait quelqu’un dont le nom m’échappe… Continuez vos billets provocateurs, c’est un plaisir ou un coup de rogne… mais ils ne laissent pas indifférents !