SPC marche vers la fusion

Sorbonne Paris Cité, marche forcée vers la fusion, courriel envoyé par Confedinfo (22 septembre 2015). « Chacun a eu l’écho de la communication orchestrée autour de la fusion des universités Paris 4 et Paris 6, fusion qui, contrairement à ce que les quotidiens ont claironné, n’est que l’élément central du programme électoral des présidents sortants [note 1]. M. Chambaz avait, pour faire avaler la ComUE, déclaré le 24 juin 2014 : « Les établissements de Sorbonne Universités sont indépendants. Les établissements de Sorbonne Universités exerceront des compétences en commun, sans entraver l’indépendance et la liberté d’action de chacun ».

Le bureau de Sorbonne Paris Cité a décidé de profiter de l’aspiration pour lancer sa guerre éclair et imposer la fusion qu’elle promettait de ne pas faire, hier encore. On se souvient que ce bureau avait produit une note interne baptisée « Note Panzer II » (sic) détaillant le découpage en « divisions » prévu dans le dossier Idex [note 2]. Ces divisions bureaucratiques rebaptisées pôles ont été esquissées de manière totalement virtuelle, hors sol, par des personnes nommées en dehors de tout cadre légal et de tout contrôle collégial, poursuivant en cela les détestables pratiques opaques et clientélistes qui sont la marque de SPC.

Le bureau vient de produire, en préparation de sa réunion du 23 septembre, une nouvelle note interne baptisée Prospective Idex et la New Unified University USPC, qui détaille le plan de fusion qui sera détaillé dans le rapport Idex [note 3]. Cette note montre les transferts massifs de compétence (de masse salariale en particulier) qui prépareraient cette fusion, si nous n’y mettons bon ordre.

Nous appelons la communauté universitaire à faire respecter les promesses des membres du bureau de SPC par tous les moyens à sa disposition ». Le collectif Force Faiblesse Opportunité Menace.

Pistes possibles d’actions à déployer d’ici la fin 2016, cohérentes avec les indications données en 2011-2012 dans le dossier Idex déposé par USPC.
• Avoir des éléments communs de cadrage pour les masters et pour la campagne d’accréditation 2019-2023. Avoir comme principe que les nouveaux masters ne peuvent être créés qu’après un accord conclu au sein de USPC, après avis des pôles concernés. Pousser à l’expansion d’une offre numérique. Fixer des limites pour les horaires de cours ou de TD « magistraux » en masters (pas plus de 300 heures par an ?).
• Renforcer la coordination pour le niveau L : revoir la carte des formations et limiter les doublons dans le même grand campus (Paris Centre / Nord de Paris).
• Libérer chaque année une partie de la masse salariale (correspondant à 10 % des emplois vacants – enseignants-chercheurs, BIATSS – dans chaque établissement. Une estimation très grossière [donne] 25 emplois d’enseignants-chercheurs et 20 BIATSS par an.
• Transférer en six ans tous les contrats doctoraux des établissements (les anciens contrats ministériels : flux autour de 230) vers USPC.
• Ouvrir, à côté du dispositif actuel (lié au nom du candidat pressenti), des chaires sur profil recherche-formation.

[note 1] On sait combien il sera difficile à M. Jobert de se faire réélire étant donné son bilan et la perspective de voir les Sciences Humaines passer sous tutelle du secteur santé. On sait qu’à Paris 6, comme à SPC, le secteur santé a des pratiques électives qui feraient passer le président du Kazakhstan pour un démocrate. A ce propos, savez-vous comment est financé l’Institut Sorbonne-Kazakhstan ? Le Conseil d’Administration de SPC non plus.

[note 2] Sommé de s’expliquer au Conseil d’Administration de SPC, M. Dardel a reconnu la paternité de cette note. Il a produit une explication confuse du titre de ce document, dans laquelle il était question de la responsabilité de son ordinateur et d’un certain M. Gaude-Ouine (?). Notons que dans les pays anglo-saxons, ce type de provocation aurait conduit l’ensemble du bureau à présenter sa démission.

[note 3] Le rapport Idex sera rédigé par Marc Robert, en dehors de tout cadre collégial et transparent, et relu par Carle Bonafous-Murat, Raphaël Costambeys-Kempczynski et Gaël Lancelot.

1 commentaire

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Une réponse à “SPC marche vers la fusion

  1. Samuel BLIMAN

    à considérer cette « fusion » on se croirait sur les marchés boursiers: course à la taille , « excellence », mon œil, 70 à 80.000 étudiants un ensemble ingouvernable, ingérable condamné à la faillite; et l’on veut nous faire croire que, dans l’esprit des classements type Shanghai, on se hissera dans les 10 ou 20 premiers!! Illusion charmante!! Les grands US par exemple Cal. Tech, 2000 étudiants, des Nobel des labos de courses et pas de vantardise pas d’immixtion intempestive des « grosses têtes ».
    A moins que cette « manip » ne vise à recréer la Sorbonne des années 50 et 60 dans laquelle cohabitaient faculté de lettres et faculté des sciences, mais avec bien moins d’étudiants.