Insertion des diplômés de BTS

Béatrice Le Rhun, Olivier Monso, De l’utilité d’obtenir son diplôme pour s’insérer : l’exemple des brevets de technicien supérieur, Économie et Statistique, N° 478-479-480, 2015. Lire aussi : 106 chroniques du blog sur les BTS.

Décrocher son diplôme au terme de son cursus d’études est-il associé à une meilleure insertion sur le marché du travail ? Pour les jeunes inscrits en section de technicien supérieur (STS), l’obtention du brevet de technicien supérieur (BTS) semble en effet offrir de meilleures opportunités.

Les diplômés se distinguent des jeunes ayant échoué en année terminale par des caractéristiques a priori plus favorables à l’insertion du point de vue du passé scolaire et du contexte familial. Ils se signalaient par exemple tôt dans leur scolarité par de meilleurs résultats en mathématiques en 6e. Ces écarts sont plus ténus, au sein des jeunes non diplômés, entre ceux qui sont parvenus en année terminale et ceux qui ont arrêté leurs études en première année. Ces différences sont prises en compte à l’aide de régressions logistiques.

Parmi les jeunes ayant accompli les deux années de formation, les diplômés ont un accès plus fréquent à l’emploi, un emploi plus stable et plus souvent à temps plein, une catégorie sociale plus élevée. Toutefois, cet avantage n’est guère visible au terme de la première année suivant la fin des études, mais plutôt deux ou trois ans après cette dernière.

Il est également plus net pour les jeunes issus des filières de la production que pour ceux issus d’une filière de services. Nous nous appuyons sur les données du panel Depp Sies et Insee d’élèves entrés en 6e en 1995, suivis au cours de leur scolarité, leurs études dans l’enseignement supérieur et leur entrée dans la vie active…

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Une réponse à “Insertion des diplômés de BTS

  1. Olivier

    Voici un lien qui se suffit par lui-même:
    http://www.lexpress.fr/emploi/pour-etre-embauche-mieux-vaut-un-bac-2-qu-un-bac-4_995774.html
    L’article date de 2011…

    Encore un exemple que la politique des 50% d’une tranche d’âge à bac+3 est totalement improductive.

    Il confirme ce qu’écrit l’économiste d’origine coréenne Ha-Joon Chang, professeur à l’Université de Cambridge :
    http://www.herodote.net/2_ou_3_choses_que_l_on_ne_vous_dit_jamais_sur_le_capitalisme-bibliographie-402.php

    La France est toujours en retard, mais pas là où on pense… Mais certains persistent et signent (c’est vrai que le dogmatisme chez nos « décideurs » est plus important que de voir la réalité en face…).