UPEM, pour ou contre la fusion

Les élections aux conseils centraux de l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) auront lieu le 8 décembre 2015. Les listes de candidats et les professions de foi ont été publiées hier sur le site institutionnel de l’université: les élections. Lire les chroniques précédentes sur ces élections : UPEM, dans l’attente des listes, UPEM, élections le 8 décembre.

Ces élections sont une étape décisive dans le processus de fusion en cours entre l’UPEM et l’UPEC (94.Citoyens, 25 juin 2015, Fusion UPEC-UPEM : les points de blocage). Si Gilles Roussel est reconduit à la présidence de l’université, la fusion pourrait avoir lieu dans un délai plus long que prévu. S’il est battu, elle pourrait ne jamais voir le jour. Pour ou contre la fusion ? La question est en fait un peu plus compliquée : faut-il retarder la fusion ou la stopper dès maintenant ?

Collèges A et B Enseignants-chercheurs et assimilés, 12 sièges à pourvoir au Conseil d’administration et deux listes en confrontation.

Ensemble pour une Université en Mouvement (liste soutenant la candidature de Gilles Roussel). Les conditions pour la création d’une nouvelle université. Pour autant, la nouvelle Université ne se fera pas à n’importe quelles conditions. Nous n’envisageons pas qu’elle puisse se traduire par une fusion-absorption.

Alors que la réflexion sur le projet de nouvelle université progressait, les personnels de l’UPEM ont montré dans les discussions leur attachement à différents principes :
– la place centrale des personnels et des étudiants et l’attention portée à leurs conditions de travail et à la reconnaissance des compétences de chacun ;
– la liberté des enseignants et des enseignants-chercheurs de développer des projets
– la priorité et le soutien donnés à la recherche ;
– le rôle des sites en matière de proximité et de démocratisation de l’enseignement supérieur ainsi que la nécessité d’un pilotage global de l’établissement.

Se donner une autre direction pour l’UPEM, Donner une nouvelle direction, un nouveau souffle pour l’université et réinvestir l’avenir de l’UPEM. Cette liste soutenue par le SNESUP-FSU et la CGT ne donne pas de nom pour la candidature à la présidence de l’université.

Redonnons des perspectives d’avenir à tous au sein de notre université et stoppons le gâchis professionnel et humain qui conduit trop de collègues à quitter l’établissement. Se donner du temps pour se retrouver et choisir. Cette fusion précipitée, qui se fait sans projet construit avec tous et partagé par tous, risque de défaire ce qui a patiemment fait de l’UPEM une université de proximité d’envergure nationale et internationale. Une pause dans la course effrénée qui nous assomme est un préalable. Nous devons retrouver un tant soit peu de sérénité, sans ressentir en permanence la présence d’une épée de Damoclès sur l’engagement singulier de tous les personnels depuis la création de l’université. Nous devons retrouver du temps, ingrédients nécessaires à la réflexion de fond, à l’aboutissement de nos travaux de recherche, à l’accompagnement de nos étudiants, à l’accomplissement de notre métier tout simplement.

Il ne faudra pas moins de 18 mois pour que la communauté, dans son ensemble et sa diversité, puisse s’approprier des enjeux majeurs parmi lesquels rien moins que le projet scientifique, l’ancrage territorial de notre université, les alternatives de coopération entre établissements publics, les conditions d’exercice de nos métiers

Donc, deux listes qui ne sont pas hostiles à la fusion des deux universités, mais qui veulent avoir des garanties et/ou prendre le temps. La liste « Se donner une autre direction » recherche-t-elle le même scénario qu’il y a 4 ans ? Imbroglio à Marne-la-Vallée. Elle n’aurait donc rien appris de l’histoire ?

Chez les personnels BIATSS (4 sièges à pourvoir au CA), la situation est plus claire que dans les collèges enseignants : une liste demande des garanties ; l’autre liste est contre la fusion.

UPEM : vers notre avenir. Ensemble, construisons de nouveaux horizons. Au sujet de la création de la nouvelle université, nous sommes conscients des risques que cela pourrait impliquer pour les personnels de l’Université en termes de rémunération, de qualité de vie et de pouvoir d’achat. Nous devons demander des garanties. La liste UPEM : vers notre avenir n’est ni pour ni contre la fusion. Si la fusion doit avoir lieu, elle devra être bénéfique pour toutes et tous. Pour notre université, nous souhaitons qu’elle puisse poursuivre son développement la Seine-et-Marne mais aussi rayonner au niveau national et international. Un accord social et un projet ambitieux sont nécessaires.

Contre la fusion et pour une université démocratique, liste soutenue par la CGT, le SNASUB-FSU et Sud Éducation.

P1410183Les futurs administrateurs étudiants (4 sièges au CA) sont-ils pour ou contre la fusion ? Cette question n’est pas centrale dans les professions de foi des 4 listes qui se présentent aux suffrages des électeurs.

Profession de foi UNEF. Une fusion favorable aux étudiant-e-s ou pas de fusion du tout ! Que les avancées déjà obtenues soient maintenues (pas de déplacement de cours en licence, harmonisation des droits étudiants vers le haut, pas de déplacement entre les deux universités pour un même cursus). Que tous les masters soient maintenus dans leurs universités d’origine avec le même budget. Que la gouvernance soit véritablement démocratique et se fasse au niveau des conseils centraux.

Profession de foi Interasso. Rien sur le processus de fusion en cours.

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