Un MCF poursuivi pour sarcasme

Un enseignant-chercheur poursuivi pour avoir cité M. Valls. Signer la pétition de soutien à Bernard Mezzadri (plus de 10.000 signatures à ce jour). Collecte en ligne pour payer les frais d’avocat.

Communiqué de presse du SNESUP (6 janvier) : L’ironie n’est pas un délit ! Le SNESUP-FSU soutient Bernard Mezzadri.

Texte intégral de la pétition. Le mercredi 27 janvier 2016, à 14h, Bernard Mezzadri, maître de conférences à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV), comparaîtra devant le tribunal correctionnel d’Avignon (Palais de justice, 2 boulevard Limbert) au motif qu’il aurait « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Cette citation à comparaître fait suite à un message diffusé en mai 2015 par Bernard Mezzadri sur une liste de discussion interne réservée aux enseignants-chercheurs et personnels de son établissement (débat-uapv), où, à l’occasion de la rencontre d’une délégation de l’université avec le premier ministre, il rappelait ironiquement les propos de M. Valls sur le marché d’Évry – dont alors il était le maire –, dans les termes suivants : « J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’UAPV comptera suffisamment de « blancos » (et pas trop de basanés), afin de ne pas donner une trop mauvaise image de notre établissement ».

Celui qui était alors président de l’UAPV, Emmanuel Éthis, et son service juridique ont cru de leur devoir de « signaler » au procureur de la république cette contribution, dont l’intention évidente était de dénoncer sarcastiquement les propos xénophobes de M. Valls.

Du reste, M. Valls a lui-même fait l’objet de deux plaintes pour provocation à la discrimination raciale, en raison de ses propos concernant les Roms en 2013, quand il était ministre de l’intérieur.

Les signataires de cette pétition dénoncent :
* le comportement des autorités de l’université d’Avignon et de son président d’alors, qui, au lieu de se poser en garants de la liberté de pensée et d’expression au sein de leur établissement, entendaient la museler par une sordide tentative d’intimidation ;
* la décision du procureur de répondre à cette sollicitation indigne ;
* le choix du chef d’inculpation, délibérément infamant, puisqu’il attribue calomnieusement au prévenu des idées et intentions contraires à ce qu’il a toujours défendu, jusques et y compris dans le message incriminé.

Les signataires de cette pétition :
* condamnent les propos de M. Valls auxquels Bernard Mezzadri faisait ironiquement référence ;
* demandent la relaxe pure et simple de Bernard Mezzadri.

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