C. Robledo, président d’Angers

Suite de la chronique Université d’Angers : pour qui voter ? Les élections aux Conseils centraux ont eu lieu le 19 janvier. Résultats sur le site de l’université : il ne s’agit pas, hélas, d’un procès-verbal en bonne et due forme ; n’est pas indiqué le nombre d’inscrits, de suffrages exprimés, de voix pour l’une ou l’autre des deux listes dans les collèges enseignants, de votes blancs ou nuls.

Néanmoins les résultats sont clairs : la participation a été bonne dans tous les collèges, sauf dans le collège des étudiants. La liste, menée par Christian Roblédo, 1er vice-président en fonction, l’a emporté dans les deux collèges enseignants : 5 sièges sur 8 au Conseil d’administration dans le collège A des professeurs, 6 sur 8 dans le collège B des maîtres de conférences, soit 11 sièges sur 16 (5 sièges à la liste menée par Antony Taillefait).

P1420255Cliquer sur les images pour les agrandir

Les jeux sont donc faits, comme le dit si bien la presse régionale. Roblédo tient la corde pour la présidence ; Ch. Roblédo mieux placé pour la présidence.

C’est Ouest France qui est le plus précis dans son pronostic : Roblédo quasi assuré d’être président de l’Université. « Outre ces onze sièges, il devait pouvoir compter aussi sur le soutien des deux élus du syndicat SNPTES élus dans le troisième collège, celui des personnels techniques et administratifs. Mais aussi sur les trois élus du syndicat étudiant de la Fé2A. Et encore sur les trois représentants désignés (des élus) par les collectivités… Ce qui lui assurerait pas moins de 23 voix lors du vote du conseil d’administration, le 15 février. La majorité se situant à 19 voix.

En fait, il faut sans doute y ajouter les 4 personnalités extérieures qui seront cooptées par les administrateurs élus : les élus majoritaires imposeront, à Angers comme ailleurs, leurs choix. Christian Roblédo pourrait donc recueillir au moins 27 voix sur 36.

Le futur président a 49 ans. Il demeure pour moi un enseignant-chercheur énigmatique car impossible de trouver un CV de lui. Il n’a pas d’existence sur les réseaux sociaux (à peine sur Linked In). Un point est sûr : il est maître de conférences en sciences de gestion à l’ISTIA. A-t-il un jour passé l’agrégation du Supérieur en sciences de gestion ? A-t-il d’autres publications que celle datant de 1998, Contrôle et performance des co-entreprises à l’étranger : analyse de trente-cinq joint-ventures ayant un parent français.

L’ISTIA est devenu École d’ingénieur en 2006. Le futur président a porté et réussi ce projet ; il en est devenu le premier directeur. En juin 2012, il a cédé la place à Fabrice Guérin. A cette date en effet, il est 1er vice-président de l’Université, en charge notamment du conseil d’administration, du pilotage stratégique de l’université, de la coordination des contrats d’objectifs et de moyens et de la représentation de l’Université dans les organismes partenaires. Tout ça pour un seul homme ! Christian Roblédo est-il un enseignant-chercheur non-publiant parce qu’il est devenu un gestionnaire à temps plein ? Est-il condamné à une fonction administrative jusqu’à la fin de sa vie active ?

100 engagements de l’équipe réunie autour du projet Dynamique UA. Beaucoup ne sont que des déclaration d’intentions, sont imprécis. Seront-ils oubliés dès la fin 2016 ? Ou seront-ils l’objet d’un bilan détaillé de réalisation dans un an?

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Profession de foi de l’équipe réunie autour du projet Dynamique UA : mêmes interrogations que pour les 100 engagements !

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3 Commentaires

Classé dans C. Pays de Loire, E. Economie Gestion, E. Ingénierie

3 réponses à “C. Robledo, président d’Angers

  1. José

    Son équipe est encore plus faible et très problématique : seuls 2 VP sur 9 sont publiants, les autres….une ancienne élue locale, future VP, battue aux dernières élections, n’a rien écrit depuis 15 ans.

  2. Martinville

    Pour réussir à l’Université, comme ailleurs, faites une carrière de pouvoir ! Depuis que nous nous abandonnons à la raison managériale, la reconnaissance et la récompense (financière notamment) résident dans le Pouvoir, pas dans la création intellectuelle… eh oui… la logique des énarques !

  3. Marc

    Je comprends mal les commentaires ci-dessus. Il faudrait être un grand naïf, et bien vaniteux, pour penser qu’être chercheur publiant ou même émérite fait forcément de vous une personne apte à gérer une université ! Défendre les valeurs de l’université, savoir gérer l’argent public et soutenir le travail des hommes et femmes qui font l’université nécessitent bien d’autres compétences. On peut légitimement discuter un projet et se montrer vigilant quant aux engagements pris. Mais, vouloir remettre en cause les résultats d’un vote qui, d’après les informations que vous donnez, semble donner une majorité confortable à ce candidat, c’est très surprenant. C’est malheureusement comme cela que petit à petit on met à mal les valeurs de la démocratie. Valeurs dont les vaniteux n’ont bien souvent que faire car ils sont trop occupés à défendre tous ceux qui pourraient les flatter.

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