Échec pour l’Université de Lille

Suite des chroniques J’ai mal aux regroupements : pas d’IDEX pour l’Université de Lille. Telle est la décision de Manuel Valls ; celui-ci a suivi la recommandation du ministère, elle-même fondée sur la proposition du jury international. Coup de poignard dans le dos donné par le Premier ministre : les socialistes, boutés hors du Conseil régional, ne sont pas près de pouvoir relever la tête dans la Grande Région Nord !

Laurent Lecotte, La Voix du Nord, IDEX : l’université de Lille rate le jackpot, 22janvier 2016.

Le verdict du Premier ministre est tombé. Pour la troisième fois, le Nord – Pas-de-Calais rate le jackpot de l’IDEX (Initiatives d’excellence). Soit 750 millions d’euros, et potentiellement le double avec l’effet levier, pour l’enseignement supérieur régional. Grenoble et Nice sont labellisés et rejoignent la cohorte des huit universités françaises qui le sont déjà. Aucune au nord de Paris. Les candidats non sélectionnés auront la possibilité de concourir directement à la sélection de la deuxième vague, dont le processus a été lancé le 17 novembre 2015.

En août dernier, le président de Lille 2 et coordinateur du projet IDEX-Université Lille, Xavier Vandendriessche, déclarait : « En cas d’échec, ce serait un traumatisme, une remise en cause de tout ce qui a été fait. Aujourd’hui, vraiment tout le monde y croit ».

En effet, beaucoup de leçons avaient été retenues des échecs passés. Notamment en terme de gouvernance. Les universités lilloises avaient par exemple mis leurs querelles de chapelle de côté pour s’associer et ont même annoncé la fusion à l’horizon 2018. Le parlement des savoirs est né. Le monde économique et politique a poussé, dans l’unité.

Mais ça n’a pas suffi. Grenoble était favori, de l’aveu même de Xavier Vandendriessche. Mais s’il y avait un deuxième lauréat, comme ce fut au final le cas, Lille s’y voyait. Au final, Nice a créé la surprise. Selon le communique de presse, Manuel Valls a suivi les recommandations du comité de pilotage présidé par le ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Le projet lillois était porté par les trois universités publiques lilloises, le CNRS, l’INSERM, l’INRIA et huit grandes écoles. Un projet lillois, mais qui avait vocation à être « locomotive » pour l’enseignement supérieur dans toute la région. La manne financière espérée ? Quinze millions d’euros par an pendant dix ans, et 600 millions d’euros si les objectifs étaient réalisés. Avec l’effet levier (sur un tel projet, un euro par l’université entraîne un euro des collectivités et du monde économique), on obtenait 1,5 milliards d’euros. Manqué…

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Classé dans C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie)

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