Vers un mapping territorial

La Novlangue de nos gouvernants s’enrichit tous les jours. Simone Bonnafous, directrice générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle, lors de la journée Think Education organisée par News Tank, le 2 février 2016 à l’université Paris Dauphine :

« Nous avons réussi à faire des contrats de site mais il y a toujours des volets spécifiques prévus pour chaque établissement. Une des idées que je porte est de les faire évoluer vers la légèreté et vers un mapping territorial avec les collectivités et avec les autres ministères représentés dans les territoires (…) L’ESR doit se penser en réseau avec les acteurs du territoire ».

Faire évoluer les contrats de site vers la légèreté, ça veut dire quoi ?

Faire évoluer les contrats de site vers un mapping territorial, ça veut dire quoi ?

Davantage de moulins à vent et de moins en moins d’argent pour les établissements ?

3 Commentaires

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3 réponses à “Vers un mapping territorial

  1. pdagog

    C’est très clair : cela signifie que dans la « feuille de route » des contrats, la « comitologie » sera allégée, ce qui permettra de réduire les « interactions frictionnelles » sur des « problèmes identifiés » afin de « capitaliser les expériences » dans le « cadre d’un plan d’action » et d’une « trajectoire » nette, en accord avec les « acteurs territoriaux ». En guise de « démarche conclusive », dans le « contexte budgétaire contraint » que nous connaissons, malgré la « sanctuarisation du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche », il subsiste une « marge de progression » pour « mobiliser les gisements d’efficience ».

    Bref, il y aura moins de pépettes.

  2. Marianne

    « Bref, il y aura moins de pépettes. »
    Oui c’est ca on allège. Le beurre allégé c’est avec moins de beurre. La fac allégée c’est avec moins de thune
    On allège (ou on soulage suivant les goûts) l’universitaire de ses financements qui alourdissent terriblement son existence…

  3. Martinville

    Encore des mots, toujours des mots, rien que des mots… caramel, bonbon et chocolat… La raison managériale délire… on se gargarise de mots et on garde le pouvoir, car le pouvoir nourrit, et se nourrit de mots… On comprend mieux que les Universités et le pays n’aillent pas bien, parce que nous sommes dirigés par des apparatchiks verbeux… oust, qu’on mette tout ce monde là dehors !!!

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