La nécessaire sélection en Master

Communiqué de la CPU (18 février 2016). Halte à l’hypocrisie, la sélection en master existe, assumons-la !

… Au regard de ces éléments, la CPU demande au gouvernement de prendre acte des conséquences qu’implique la position du Conseil d’État et demande :

  • La mise en place d’une orientation renforcée et d’une possibilité de sélection dès l’entrée dans le cycle master. Toute décision qui irait dans un sens contraire serait incompréhensible à l’international, comme au niveau national… – La CPU n’est en aucune manière favorable à un malthusianisme.
  • La mise en place d’une « bourse » nationale des formations en Masters entre le L3 et le M1, pour mettre en adéquation l’offre et la demande. L’examen des flux montre que ce système peut permettre de donner à chaque étudiant une place pour poursuivre ses études à l’université.

Communiqué de présidents de quatre conférences de doyens de Facultés : la sélection en master est une nécessité (11 février 2016).

Les Conférences nationales de Directeurs d’UFR et Doyens soussignées entendent réaffirmer que la sélection en Master est une nécessité. Garante de la qualité des formations universitaires de deuxième cycle, elle constitue un enjeu majeur, non seulement pour la réputation nationale et internationale des universités françaises, mais aussi pour l’insertion professionnelle des diplômés, entièrement dépendante de la valeur de leurs diplômes.

Inévitablement, la suppression de toute sélection en Master entraînera : soit l’augmentation du taux d’échec au diplôme de Licence, devenu concours d’entrée, alors même que ce diplôme doit certifier les compétences acquises par les étudiants et non servir de moyen de sélection ; soit le report des difficultés et des échecs, désastreux pour les personnes, au niveau master.

Les Conférences nationales de Directeurs d’UFR et Doyens rappellent que les formations universitaires seraient les seules de tout l’enseignement supérieur à ne sélectionner à aucun moment du cursus, jusqu’aux Masters 2 inclus. Non seulement cette situation serait inacceptable en ce qu’elle fausserait encore davantage la concurrence existant entre les universités d’une part, et les Écoles et grands établissements d’autre part ; mais encore le risque est grand que, devant l’afflux d’étudiants (certains Masters ont plus de 500 candidatures), les Facultés et UFR ne soient contraintes de fermer des mentions ou des parcours, puisqu’il n’apparaît pas que des moyens complémentaires puissent être mobilisés.

Les Conférences sont prêtes à étudier, une à une et en fonction de leurs spécificités scientifiques, pédagogiques et d’insertion, les modalités de reconnaissance d’une sélection dont les bénéfices sociaux passent de loin les difficultés politiques.

Christian Lagarde, Président de la CDD (Conférence des doyens des) Facultés de Sciences économiques et gestion.
Sandrine Clavel, Présidente de la Conférence des Doyens de Droit et Science Politique (CDDSP).
Philippe Saltel, Président de la Conférence des directeurs d’UFR et des doyens de Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales (CEDUL).
Didier Delignières, Président de la C3D Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

2 Commentaires

Classé dans E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion, E. Sciences humaines et sociales

2 réponses à “La nécessaire sélection en Master

  1. La sélection n’est pas un objectif en soi ! La question est de savoir s’il s’agit de fixer des « numerus clausus » pour chaque filière. Depuis 1972 date de l’introduction d’un « numerus clausus » en médecine qui à l’époque se fondait sur les possibilités d’accueil des étudiants dans les services hospitaliers, a dérivé vers un malthusianisme corporatif. Les professionnels ont toujours intérêt à limiter le flux des jeunes rentrant dans leur profession, la pénurie étant la meilleure garantie de hauts revenus.

  2. Oh

    Un discours qui est d’autant plus hypocrite que nombre de grandes écoles ou établissements ne se privent pas pour sélectionner…

    Et bien plus, sans même parler du master, se développe, avec la bénédiction du même ministère, la licence sélective d’une COMUE de « grands établissements »… qui se présente d’ailleurs comme une université.

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