Fermeture d’une licence Pro

Les élections aux conseils centraux de l’Université de Franche-Comté auront lieu le 8 mars 2016. Deux listes dans le collège des professeurs. 1. Jacques Bahi, président de l’université, a annoncé dès octobre 2015 qu’il serait candidat à un second mandat (sa déclaration de candidature). 2. Liste Alternative : Agir, Réfléchir, Transmettre, avec Benoît Pigé, tête de liste.

Histoire ordinaire d’une LPro, témoignage de la liste Alternative.

C’est l’histoire d’une licence Pro, dans un petit coin de Franche-Comté, qui démarre en 2008. Un prof, sollicité par divers partenaires, décide de monter une LPro pour répondre aux demandes de recrutement des professionnels du secteur et pour offrir à des BTS un complément de formation cohérent avec le schéma du LMD.

Quelques années plus tard, ce prof accaparé par de multiples fonctions décide d’abandonner cette LPro. C’est une maître de conférences qui accepte de s’en occuper et qui s’y investit fortement. Elle renforce les liens avec les partenaires, développe les activités pédagogiques et tisse un réseau relationnel.

Il y a quelques semaines, les retours des évaluations par le CEVU tombent. Comme d’autres formations de ce département, la couleur est le jaune, ce qui signifie améliorations à apporter sur deux plans : proportion trop élevée d’intervenants extérieurs et poursuite d’études trop importante. Comme ailleurs, le département qui porte cette formation sent la nécessité de s’adapter au climat ambiant : réduction des moyens, recentrage sur la recherche. Pour tenter d’ouvrir de nouvelles formations, il semble donc nécessaire de sacrifier des formations existantes. Le sort tomba sur la plus faible et la LPro fut considérée bonne à supprimer.

Pourtant, qu’en est-il ? Cette LPro est un partenariat avec un lycée de Dole. Elle réunit donc ¼ d’enseignants du département, ¼ d’enseignants d’autres départements de l’UFC, ¼ d’enseignants du lycée et ¼ de professionnels de la filière ; au total 50% d’intervenants n’appartenant pas à l’UFC. Cette LPro compte une vingtaine d’étudiants par an qui, soit trouvent un emploi, soit créent leur activité, soit poursuivent en Master. Une ou deux entreprises par an signent des contrats de professionnalisation qui rapportent un complément de ressources à la LPro et au département.

Au nom d’un cadrage imposé uniformément à toutes les formations de l’Université, on aboutit donc à fermer les formations ayant un caractère disciplinaire plutôt transversal et qui s’adossent à des partenaires extérieurs.

L’ALTERNATIVE (proposition 1) consiste à éviter les décisions qui ne reposent que sur la peur d’être soi-même éliminé. L’ALTERNATIVE propose de retenir un nombre réduit de critères de décision (flux d’étudiants dans la formation, débouchés des étudiants, adossement à la recherche, équilibre économique) et de rendre ces critères transparents et accessibles à tous.

Une formation qui fait appel à de nombreux intervenants extérieurs, mais qui arrive à générer les ressources nécessaires et à offrir aux étudiants une formation académique et scientifique, n’a aucune raison d’être fermée. Elle doit au contraire être encouragée, car elle contribue à donner à l’UFC son ancrage socio-économique régional et national.

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