Nous, précaires de l’ESR…

Deux motions : Doctorant-e-s et contractuel-le-s de l’université de Poitiers, Doctorant-e-s de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Université de Poitiers. Nous, doctorant-e-s et contractuel-le-s de l’Université de Poitiers, précaires de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), demandons l’amélioration sans délai de nos conditions de travail et de traitement.

Dans un contexte de casse des services publics, l’ESR est atteint de plein fouet par la politique d’austérité du gouvernement. Nous subissons la réduction croissante des moyens financiers de nos laboratoires, départements, UFR, UMR et Équipes d’accueil. Nous, précaires de l’ESR, sommes parmi les plus vivement touché-e-s par cette situation alors que nous assurons une grande partie des enseignements et contribuons pleinement au rayonnement scientifique de l’Université (publications, colloques, journées d’études). Nous demandons à être reconnu-e-s pour notre travail et refusons de jouer le rôle de variables d’ajustement budgétaire pour les universités.

Nous vivons dans un état de précarité sans précédent : astreint-e-s à des droits de scolarité conséquents, non défrayé-e-s pour nos déplacements, rémunéré-e-s de façon anarchique et tardive, peu considéré-e-s pour notre contribution pourtant décisive aux activités pédagogiques et scientifiques, nous faisons l’objet d’une exploitation inadmissible.

Les vacations d’enseignement constituent la pièce maîtresse d’un dispositif aberrant qui nous oblige à déployer toutes sortes de stratégies pour assurer nos cours. Rémunéré-e-s de façon insuffisante et irrégulière, nous sommes contraint-e-s d’avoir recours à nos ressources personnelles au quotidien. Travaillant sans contrat ni fiche de salaire, payant sur nos deniers des déplacements de plusieurs kilomètres pour une ou deux heures de TD par semaine, nous n’avons d’autre choix que d’attendre jusqu’à six mois après la fin de notre service pour être enfin rétribué-e-s. Nous en sommes donc réduits à payer pour travailler. Perçu-e-s comme des enseignant-e-s de second rang, nous ne sommes pas considéré-e-s comme appartenant au corps enseignant des départements. Nous ne disposons d’ailleurs d’aucun espace collectif ou individuel de travail, ce qui nous oblige, par exemple, à recevoir les étudiant-e-s dans les couloirs…

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Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne. Contractuel⋅le⋅s, ATER, vacataires, ou doctorant⋅e⋅s sans financement universitaire, à Paris 1 ou ailleurs, nous contribuons toutes et tous par notre activité de recherche à la vie scientifique de l’Université, à son rayonnement et à son fonctionnement. Nous sommes ainsi toutes et tous des travailleurs de l’Université, et, à ce titre, nous exigeons une reconnaissance et des droits égaux !

L’assemblée générale du 29 janvier dernier a réuni une cinquantaine de doctorant⋅e⋅s de tous « statuts », membres de huit écoles doctorales de Paris 1 : archéologie, arts plastiques, droit (venus des 4 départements), géographie, histoire, philosophie, histoire de l’art et science politique. Douze représentant⋅e⋅s des doctorant⋅e⋅s au sein des écoles doctorales, et cinq des Conseils centraux (dont trois élu⋅e⋅s de la Commission de la recherche) participaient également à cette AG.

Face au refus méprisant de dialoguer de la présidence et forts de l’extension de notre mouvement, l’assemblée générale a voté à l’unanimité le maintien de revendications unitaires :

• Rétablissement de l’exonération des frais d’inscription pour tous les doctorant⋅e⋅s contractuels et ATER ; élargissement de l’exonération aux doctorant⋅e⋅s vacataires qui sont également membres des équipes enseignantes de l’université ainsi qu’exonération sur critères sociaux pour les autres doctorant⋅e⋅s.
• Mensualisation du traitement de tous les vacataires.
• Remboursement des frais de transport pour les vacataires et sur critères sociaux pour les autres doctorant⋅e⋅s.

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1 commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

Une réponse à “Nous, précaires de l’ESR…

  1. Decanus

    Mais, Chers Doctorants, faites jouer la concurrence… Il y a peut-être des avantages à être à Poitiers ou à Paris 1, mais il faut mettre cela en balance avec d’autres possibilités en Europe…

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