Le président Mayaud s’en va

Les élections aux Conseils centraux de l’université Lyon 2 Lumière auront lieu les 9 et 10 mars pour les étudiants, 10 mars pour les personnels. Pour le Conseil d’administration, il y a 22 sièges à pourvoir ; 8 personnalités extérieures complèteront le CA et participeront à l’élection de la/du président(e) en avril.

elections-affiches-valide-769-es-2Le président Jean-Luc Mayaud n’est pas candidat à un second mandat. Dans un communiqué le 12 février, il fait part de son intention : « il est temps qu’une nouvelle génération prenne son envol. Je lui souhaite le meilleur courage et lui dis toute ma reconnaissance et mon entière confiance ».

Façon élégante de sortir du jeu politique interne à l’université. Tout avait pourtant très bien commencé pour le président. Aux élections de mars 2012, les listes qui soutenaient sa candidature à la présidence l’avaient emporté haut la main dans les deux collèges enseignants du Conseil d’administration. J’avais alors titré : Un historien à la tête de Lyon 2.

Des questions de gouvernance sont très vite apparues. Du rififi à Lyon 2 Lumière (octobre 2013) : conflits avec plusieurs vice-présidents.

Le président veut dépasser la crise (novembre 2013). Notre université traverse une crise interne d’autant plus vive qu’elle se produit en écho d’une crise générale du pays. Inquiétudes, sentiments d’incompréhension, d’injustice, voire d’abandon, créent de la souffrance au travail, aiguisent les tensions sociales et politiques, et produisent un mélange détonnant de défiance et d’attentes exaspérées en direction des structures de gouvernance.

À l’échelle de notre université, cela prend la forme de critiques aussi violentes que contradictoires, à la fois sur le registre de la contestation systématique des orientations ou des décisions assumées par une équipe présidentielle pourtant assise sur un vote majoritaire sans ambiguïté au printemps 2012, et sur celui d’une exigence impatiente de « mesures fortes » de la part de cette même équipe…

Vaille que vaille, Jean-Luc Mayayd poursuit son mandat. En 2015, il est mis en cause personnellement dans un article du Progrès. « Il bénéficiait depuis 2012 d’une prime annuelle de 6.700 euros (prime d’encadrement doctoral et de recherche) à laquelle il n’avait pas droit. Il a en effet une décharge statutaire totale de service et la PEDR ne peut être attribuée qu’à condition de justifier de 42 heures d’enseignement… Il s’engage à rembourser la prime indue« .

Chronique à suivre : le 10 mars 2016, trois listes de candidats se présentent aux suffrages des électeurs enseignants.

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Classé dans C. Rhône-Alpes Auvergne

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